‹ La citoyenne TallienChapitre 37 sur 122 · A. DE YiviE, La Terreur à Bordeaux, t. II, p · texte numérisé non relu

A. DE YiviE, La Terreur à Bordeaux, t. II, p

fait évidemment allusion à des détournements opérés sur ces taxes, quand il dit que la guillotine, qu'il avait fait dresser devant ses fenêtres, « lui fut d'un excellent rapport »^ Et ce que Marc-Antoine JuUien, agent du Comité de salut public, écrit à Robespierre sur Tbérésia, le touche bien évidemment aussi^ par la plus naturelle association d'idées :

« Il y a sur la Fontenay, dit-il, des détails politiques bien singuliers, et Bordeaux semble avoir été jusqu'à présent un labyrinthe d'intrigues et de gaspillages. Il est bien difficile de démêler le républicanisme et la probité. Je fais tout le travail d'un comité de surveillance et passe les nuits avec des hommes précieux que j'ai découverts, mais que j'étudie encore. J'ai des renseignements dont le résultat doit arracher Bordeaux à la classe des fripons qui en faisaient leur proie et rendre le peuple à l'amour sincère des vertus et de la République. »

Cependant Tallien avait écouté les représentations que certains citoyens courageux, poussés à bout par cette manière de convertir bon gré mal gré les gens à la Révolution, étaient allés lui faire. La réflexion lui vint enfin, et il se rendit compte qu'il était temps, plus que temps d'enrayer. Le 4 février 4794, un décret signé de lui et d'Ysabeau destitua en masse le Comité de surveillance et ordonna l'arrestation de tous ses membres.

Thérésia avait joué un rôle en cet acte de vigueur : c'est elle qui avait encouragé les citoyens qui pouvaient avoir quelque influence sur les représentants à leur ouvrir les yeux; elle s'y était employée, c'est certain. Elle travailla d'une façon constante à ra-

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