CHAPITRE IV
Tallien à Paris. — Il cherche à justifier devant la Convention sa conduite à Bordeaux. — Tallien président de la Convention. — Ses platitudes devant Robespierre. — Il fait écrire par Thérésia une pétition à la Convention. — Robespierre n'est pas dupe de cette comédie. — Il lance un ordre d'arrestation contre Thérésia. — Taschereau, agent de Robespierre. — Thérésia est conduite à la Force. — Tallien signataire de son ordre d'arrestation : pourquoi ? — Nouvelles platitudes de Tallien devant Robespierre. — Le syndicat du crime et de la peur. — Thérésia en prison, — Elle n'est pour rien dans le coup d'État du 9 thermidor. — Récit de cette journée.
On se rappelle que Tallien avait quitté Bordeaux le 22 février 1794 pour aller se justifier à Paris. Les défiances l'y accueillirent. Il ne put parvenir à se faire entendre du Comité de salut public \ Après plusieurs tentatives infructueuses, il fallut bien se rendre à l'évidence : il était en suspicion. Dès le 12 mars, il montait à la tribune de la Convention et, voulant aller au devant de l'accusation, il disait : « Depuis longtemps, la calomnie s'attache sur les pas des patriotes. Les représentants du peuple envoyés dans les départements sont aujourd'hui en butte à toutes les persécutions, à toutes les contrariétés. Rien sans
1. Lettre de Tallien à Ysabeau^ 3 mars. — Archives de la Gironde^ série l. — A. de Vivie.
doute d'étonnant dans cette conduite de la part des intrigants, car leurs complots ont été déjoués, car le masque a été arraché à tous les hypocrites. Les représentants du peuple envoyés à Bordeaux devaient s'attendre à n'être pas épargnés. Cette commune était devenue l'un des principaux foyers du fédéralisme; les esprits y étaient agités, égarés par des hommes astucieux; les girondins de Bordeaux et de Paris s'entendaient parfaitement ; la conspiration s'étendait sur toute la République ; et si nous n'eussions pas agi avec cette sagesse énergique qui convenait aux localités et aux circonstances, Bordeaux aurait éprouvé le même sort que Lyon. Nous avons été assez heureux pour rendre cette importante commune à la République sans qu'une goutte de sang patriote ait coulé. Nous avons détruit le fédéralisme jusque dans ses racines; nous avons relevé le courage abattu des patriotes; nous les avons appelés aux fonctions publiques ; nous avons poursuivi avec courage les aristocrates, les fédéralistes et tous les hommes suspects ; nous devions donc être dénoncés par leurs partisans ; notre espoir n'a pas été trompé. Les calomnies les plus atroces se sont répandues contre nous. Votre Comité de sûreté générale a reçu hier une lettre par laquelle on lui annonce qu'Ysabeau et moi devons nous embarquer pour fuir en Amérique sur un navire chargé de plusieurs millions. Tous les journaux publient aujourd'hui que Bordeaux est en contre-révolution, que les gens suspects s'y promènent audacieusement et que le patriotisme y est opprimé. Eh bien ! citoyens, tous ces faits sont faux.
«... Un grand nombre d'intrigants bordelais sont en ce moment à Paris et vont partout calomniant Bordeaux et les représentants du peuple qui y ont été en-
voyés. S'il ne s'agissait que de moi, je ne serais pas venu aujourd'hui fixer l'attention de la Convention nationale; mais ces calomnies sont, je le déclare, répandues par des hommes perfides...
« ... Il faut que la Convention nationale rende justice à ceux qui ont rempli leur devoir; il faut que les bons citoyens soient rassurés, que les intrigants soient réduits au silence, et que les hommes qui n'ont jamais varié dans leurs principes soient encouragés par ceux qui savent les apprécier.
« Je suis bien loin de redouter l'examen le plus sévère de ma conduite et de celle de mon collègue ; je le provoque au contraire; j'attends avec impatience le moment où je pourrai faire à vos Comités le rapport de toutes nos opérations, et ils seront, comme vous, étonnés des immenses travaux auxquels nous nous sommes livrés avec une infatigable activité. »
Ce discours ne fît pas tomber les défiances. Pourtant, dix jours après qu'il fut prononcé, Tallien présida la Convention (22 mars) jusqu'au jour où les têtes de Danton et de Camille Desmoulins tombèrent par suite de l'application du programme systématique de Robespierre (16 germinal-3 avril) \
Cependant, Tallien sentait que les suspicions se ravivaient contre lui. La façon dont Robespierre s'était débarrassé de Camille et de Danton lui faisait terriblement appréhender qu'il ne méditât pour lui un sort pareil. Pour le conjurer, il crut utile de monter encore une fois à la tribune et de flatter habilement celui à qui toute la Convention obéissait : <c ... S'il reste encore parmi nous, dit-il, des hommes dont les principes politiques soient condamnables, des hommes
1. Les présidents de la ConYention n'étaient élus que pour quinze jours.
LA CITOYENNE TALLIEN i23
sans probité, sans honneur, sans vertu, qu'on nous les fasse connaître franchement, et, si les accusations sont vraies, nous nous lèverons tous pour les faire traduire au tribunal révolutionnaire.
« Mais il faut aussi que les défiances particulières cessent, que des hommes faits pour s'estimer mutuellement s'examinent et sachent attacher leur confiance à ceux qui la méritent... Il faut que les patriotes de la Montagne, qui n'ont jamais dévié des vrais principes, qui, au nombre de cinquante seulement, ont longtemps lutté contre le parti droit et ses abominables machinations, il faut que ces mêmes patriotes se réunissent aujourd'hui. Et s'il en est d'autres qui soient revenus de leur égarement, qui veuillent sincèreinent marcher avec nous, qui soient purs comme le peuple qu'ils représentent, qui n'aient point trempé dans les complots que nous avons punis, nous marcherons avec eux par la voie des sacrifices, nous ferons avec eux le bonheur du peuple. »
On voit que Tallien recherche l'appui des montagnards, qu'il compte sur eux et qu'il fait des avances aux autres en les assurant qu'ils seront les bienvenus dans son parti. Car il veut aussi se concilier leurs sympathies. A part cela, pas une idée pratique, rien que des mots vagues : ... ia voie des sacrifices... le bonheur du peuple... Mais ces phrases vides plaisent au peuple qui depuis longtemps s'en contente.
Après cette déclaration, Tallien sent le besoin de rassurer la Montagne sur la pureté de ses intentions et l'intransigeance de ses principes. Pour lui plaire davantage, il va lui parler de ses ennemis, de ceux qui s'opposent au bonheur du peuple ; il excite à la haine après avoir pleuré de tendresse. « Mais, ajoutel-il, nous ne voulons pas de ceux qui n'ont pas paru
dans les premiers jours de la Révolution, qui étaient cachés dans leurs caves quand nous étions à la Bastille, qui se sont montrés sur la brèche quand il n'y avait plus de danger, et qui ne se montrent aujourd'hui que pour nous demander une part des dépouilles de l'ennemi vaincu. »
Ab ! les dépouilles de l'ennemi vaincu ! C'est là la grande affaire et c'est, en fait d'affaires, ce qu'il connaît le mieux; c'est là ce qui le touche le plus, et, il le sait, ce qui touche le plus un certain nombre de ses collègues. C'est le point capital de son discours; en deux mots il cherche à se justifier, mais fort vaguement, des vagues accusations qui, il le sait, circulent sur lui parmi les représentants et parmi le peuple.
« Ces dépouilles de l'ennemi vaincu, poursuit-il, nous ne les lui avons enlevées que pour les donner au peuple. Vous l'avez décrété sur le rapport du Comité de salut public, et la distribution en sera faite selon le vœu que nous portons dans notre cœur ; elles amélioreront le sort des patriotes infortunés. Voilà le fruit des victoires que nous avons remportées ; voilà tout ce que nous voulons. »
Le peuple des tribunes devait applaudir à ce langage : prendre la fortune de ceux qui l'avaient gagnée par leur travail, leurs talents, leurs économies, leurs services au pays, leurs privations, leurs dangers souvent, et cela pour la distribuer à ceux qui, au lieu de travailler et d'économiser, aimaient mieux passer leurs journées aux séances de l'Assemblée, leurs soirées au cabaret et au club, c'était assurément une idée merveilleuse et celui qui l'exprimait un grand homme. Le peuple applaudit ceux qui le flattent et caressent ses instincts, pas les bons, mais les mauvais. Tallien le savait et cherchait à se tirer d'une situation désa-
gréable par un compliment au peuple, qui l'amnistiait par ses applaudissements. Mais il dépasse un peu la note quand, entraîné par son amour de la phrase, il ajoute : « Nous reviendrons ensuite dans nos chaumières, dans nos greniers, et là nous savourerons le plaisir d'avoir rempli notre tâche glorieuse, d'avoir répondu à l'attente de la nation, d'avoir justifié la confiance qu'elle avait mise en nous ; là, nous jouirons en paix du bonheur d'avoir fait celui du peuple : c'est un bien que nous préférons à tous les trésors de la terre. »
Est-ce bien sûr? On en peut douter, car ce n'est pas dans un grenier que l'aurait suivi sa belle maîtresse, qui voulait jouir de toutes les satisfactions matérielles de la vie, qui ne voulait se priver de rien, à qui il fallait des chevaux, des voitures, des domestiques, des bijoux... Il habita bien la Chaumière plus tard; mais, si le chaume couvrait cette habitation, le plus grand luxe régnait à l'intérieur et elle ne rappelait en rien les maisons des paysans pauvres. C'était donc une dérision à lui de dire qu'il se retirerait dans une chaumière ou dans un grenier, alors qu'il avait, à Bordeaux, déployé un véritable faste dans son hôtel de la place Dauphine, alors qu'il ne sortait qu'en voiture, qu'il mangeait du pain blanc, tandis que toute la ville n'en mangeait que du noir, et ne buvait que les vins les plus renommés du Bordelais. Ce qu'il disait, ce n'était que pour flatter les bas sentiments d'envie que pouvaient avoir ses auditeurs ; cette flagornerie était aussi lâche qu'hypocrite.
Robespierre n'aimait pas Tallien : il n'avait que du mépris pour cet être brouillon et faux, sans l'ombre de caractère, à genoux devant un jupon comme devant
un ccu et prêt à tout trahir pour l'amour de l'un comme pour l'amour de l'autre. Tallien n'ignorait pas cette antipathie. Il se sentait gêné par le regard investigateur, froid comme le bistouri du chirurgien, que Robespierre attachait parfois sur lui, à travers ses besicles, comme pour le scruter jusqu'au fond de la conscience. Devant lui, il était embarrassé à l'égal d'un coupable devant un juge. Aussi ne l'aimait-il pas; mais, faible et sans consistance, il le craignait; faux et rampant, il essayait de le flatter. Figé dans un dédain glacial, Robespierre n'accueillait pas ses avances. A la séance du 1" germinal an II (21 mars 1794), Tallien, qui n'était rentré à Paris que depuis un mois, donna lecture à la tribune de la Convention d'un discours extraordinairement violent contre les aristocrates et les modérés. C'était moins dans l'intérêt de la République que pour faire sa cour à Robespierre qui le tenait en disgrâce, il le voyait bien, à la suite des rapports qui lui avaient été faits sur sa conduite à Bordeaux. Pour plaire également à Robespierre, d'autres ïallicns demandèrent l'affichage du discours. Robespierre s'y opposa énergiquement : « Je m'oppose, dit-il, à l'impression de ce discours, à cause des expressions inexactes qu'il renferme. Il n'est pas vrai que les aristocrates et les modérés soient en joie et lèvent la tête; jamais au contraire ils n'ont été si consternés... » Tallien ne le fut pas moins devant cette fin de non-recevoir à laquelle se heurtaient ses avances ; mais, plat et obséquieux, il déclare que Robespierre a raison, reconnaît que lui-même tout à l'heure n'a dit que des sottises et que ce serait en faire une que de les afficher dans toutes les communes de France.
Une si basse flagornerie ne lui concilie pas les
bonnes grâces de celui qu'il s'évertue à gagner. ïl le sent et cherche des appuis contre cette mauvaise volonté menaçante. Voici à quoi il s'arrête :
A la façon de tous les amants passés, présents et futurs, Tallien racontait à Thérésia tout ce qu'il faisait et tout ce qu'on lui faisait. Parce que sa maîtresse l'écoute afin d'en tirer profit, l'homme croit qu'elle lui témoigne la plus grande confiance. Thérésia était donc mise par Tallien au courant de la mauvaise volonté flagrante de Robespierre : je vous demande un peu de quoi se mêlait ce fâcheux en voulant les empêcher de jouir en paix de leurs économies de Bordeaux! Eh! s'il tenait tant que cela, ce poseur, à être incorruptible^ personne ne l'en empêchait; mais, pour Dieu! qu'il ne vînt pas empêcher les autres de vivre à leur guise! Aussi, d'un commun accord on décida que, pour ramener à Tallien l'opinion de la Convention qui, par suite des menées de Robespierre, menaçait de l'abandonner; pour faire connaître en même temps Thérésia comme une bonne citoyenne, puisqu'elle aussi avait été dénoncée, celle-ci adresserait à la Convention, sous la forme d'une pétition, un factiim qui, inspiré des plus purs principes, serait une manière de profession de foi républicaine selon la formule du jour et mettrait au-dessus de tout soupçon d'incivisme celle qui l'avait écrit et, par suite, son amant. C'était le renouvellement, au sein do la Convention, de la petite comédie jouée le 30 décembre précédent dans l'église des Récollets de Bordeaux ; seulement, cette fois, ce n'est pas Thérésia qui ferait la lecture. Et c'était grand dommage, car alors elle aurait eu tout de suite cause gagnée. Mais ne fallait-il pas employer tous les moyens pour consolider la situation de Tallien menacée? Ne lui devait-elle pas
cela, à lui qui l'avait tirée de priscn à Bordeaux et qui, s'il était maintenant accusé d'avoir saigné quelques bourses réactionnaires, ne l'avait fait que pour elle, pour fournir à son luxe?
La pétition fut donc écrite, copiée sans doute sur le brouillon que Tallien lui adressa de Paris et envoyée à la Convention. Tallien n'était plus au fauteuil de la présidence : c'est dommage ; il eût été piquant de lui voir donner lecture de la pétition de sa maîtresse.
C'est Robert Lindct qui eut cet honneur.
Quelle singulière comédie! La Convention nationale écoutant une élucubration indigeste, envoyée par la maîtresse d'un représentant, connue pour son extrême facilité de mœurs, et parlant de « la morale qui ett plus que jamais à l'ordre du jour », de « la pudeur et son heureuse influence » ; disant : « Qui peut enseigner la pudeur, si ce n'est la voix d'une femme? Qui peut la persuader, si ce n'est son exemple? » Et, pour dire tout cela, la jolie prêcheuse n'était appuyée que sur l'expérience de ses vingt ans et la moralité de sa conduite. Quant à prêcher d'exemple, il ne fallait pas le lui demander.
Personne ne se méprit sur le but visé par la belle pétitionnaire, mais pas une protestation ne s'éleva contre le gaspillage qu'on faisait du temps de l'Assemblée. La pétition fut renvoyée aux Comités d'instruction et de salut public. Si, au lieu d'avoir été écrite par une femme que l'on savait jeune et admirablement belle, cette pétition eût été l'œuvre d'une vieille institutrice, pauvre et vertueuse, lui eût-on fait le même accueil ?
On trouvera à V Appendice le texte entier de la pétition de Thérésia, copié dans le Moniteur du 26 avril 1794. Bornons-nous à dire ici que ce faciiim
Cliché J. T.
MERLIN DK THIONVILLK
D'af^ns le dessin de Maikin.
IS. — Cit. Tal.
i6. — Cit. Tal.
réchmsii pour les femmes V honorable avantage d'être appelées dans les hôpitaux et hospices pour y donner des soins et des consolations aux malheureux ; il réclamait aussi, pour les jeunes filles, un apprentissage dans les mêmes asiles de la souffrance. De cette façon — et ceci n'est pas mal pensé du tout, mais détonne dans la bouche de Thérésia — elles n'arriveraient pas au mariage seulement avec des idées de plaisir et de dissipation, ce qui cause le malheur de tant de maris ; elles verraient par elles-mêmes que les souffrances sont une des conditions de la vie et qu'il faut être armé d'autre chose que de diamants et de belles robes pour les surmonter.
Robespierre ne fut pas dupe de la comédie de Tallîen ; il démasqua fort bien le coup de la pétition et vit que cette manœuvre tendait à donner le change, tant au Comité de salut public et à la Convention qu'au peuple. Son « incorruptible » et intransigeant programme ne pouvait admettre les compromissions de ïallien. Il voyait en lui un corrompu qui l'accablait de serviles protestations de dévouement, mais il n'était dupe ni de lui ni de ses protestations, et se croyait assez fort pour triompher quand il le voudrait de cet obséquieux ennemi.
Mais il voyait aussi que ce faible, à genoux devant une maîtresse, ne pouvait être complètement responsable de ses actes. Il est des hommes à qui l'amour fait abdiquer toute pensée personnelle et qui sont réduits à l'état de vil instrument entre les mains de la femme qui s'en sert. Robespierre voyait que Tallien n'était plus, comme ces jouets d'enfants, ces pantins dont les bras et les jambes, reliés par des ficelles à une tige centrale, ne font que les mouvements qu'on leur commande, qu'il n'était plus que la chose de Thé-
résia Cabarrus. C'est celle-ci qu'il rendit en partie responsable des concussions et des tripotages de Tallien, — et il se trompait dans ses calculs di psycbologue, car, à Tours Tallien ne connaissait pas Thcrésia et il n'y avait pas brillé par un plus vif désintéressement qu'à Bordeaux. Aussi voua-t-il à Thérésia une rancune toute particulière, presque une haine de famille, d'abord parce qu'elle était une ci-devant aristocrate dont la conversion à la République était assez sujette à caution; ensuite, parce que sa facilité de mœurs ne cadrait pas avec les austères principes qu'il affichait; enfin, parce qu'elle avait déployé à Bordeaux un luxe alimenté par les concussions et les trafics de son amant, luxe que lui, Robespierre, ne se permettait pas à Paris. C'est de tous ces griefs qu'il songeait à envoyer Thérésia se justifier devant le tribunal révolutionnaire.
De la pensée à l'exécution, il n'y avait pas chez lui un long intervalle. C'est le 24 avril qu'on avait lu la pétition de Thérésia à la Convention ; c'est le 4 ou le 5 mai que celle-ci avait quitté Bordeaux; le 10 mai, vraisemblablement, qu'elle était arrivée à Fontenayaux-Roses, et douze jours après, le 22 mai, le Comité de salut public prenait un arrêté ordonnant son arrestation immédiate. Chose bien significative, cet arrêté était entièrement écrit de la main de Robespierre \
C'est à lui que revient la responsabilité presque entière de l'arrestation de Thérésia, malgré les signatures de Billaud-Varennes, Barère et Collot d'Herbois, qui accompagnent la sienne sur le mandat d'amener. Voici, en effet, ce que dit plus tard Collot d'Herbois, se justifiant à la tribune de la Convention d'avoir