‹ La citoyenne TallienChapitre 44 sur 122 · Voir à V Appendice le texte de cet arrêté · texte numérisé non relu

Voir à V Appendice le texte de cet arrêté

signé cet ordre d'arrestation : « Quant au mandat d'arrêt décerné contre la citoyenne Gabarrus, il n'en est pas que Robespierre ait présenté avec des formes qui nous obligeassent davantage à le signer. Il nous dit qu'elle était fille d'un comte espagnol, ministre d'Espagne, et née à Valence. Aucun de nous n'a signé par ressentiment, car nous ne la connaissions pas \ »

Gollot d'Herbois ne dit pas tout, et il ne pouvait, après le triomphe des thermidoriens, dire les autres motifs, les seuls sérieux, que Robespierre lui avait donnés pour avoir sa signature. Il faut cependant remarquer que la signature de Robespierre eût suffi. Seul des quatre signataires, il faisait partie du Comité de salut public, et, aux termes de la loi du 17 septembre 1793, la signature d'un membre de ce Comité suffisait pour faire arrêter un étranger : or, Thérésia était regardée comme étrangère et l'Espagne était en guerre avec la France.

Il y avait alors à Paris un agent du Comité de salut public assez peu recommandable par lui-même et pas beaucoup plus par ses fonctions, qui consistaient à renseigner secrètement le Comité sur les personnes qu'il faisait surveiller. Il se nommait Taschereau. Nous avons déjà parlé de lui. Il était alors le très humble serviteur de Robespierre, en attendant qu'il devînt, après le 9 thermidor, son très acharné détracteur"-. Il est des gens qui éprouvent le besoin de s'aplatir devant les puissants et d'insulter ceux qui ne peuvent plus rien, quelques services d'ailleurs qu'ils en aient reçus. Taschereau était de ceuxlà. Comment connut-il Thérésia? Nous ne pouvons le

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