‹ La civilisation au cinquième siècle: Introduction à une histoire de la civilisation aux tempsChapitre 17 sur 29 · DESCRIPTICMÎ DE LA BASILIQUE DE N^B. ; LETTRE DE · texte numérisé non relu

DESCRIPTICMÎ DE LA BASILIQUE DE N^B. ; LETTRE DE

S. PAULIN A SÉVÉRUS.

« If^artie postérieure^ L'égjise n'est pas loui^née à l'Orient selon la cqutumje^ m^is .^u .côté du tombeau de saint Félix. Par les arcs de la façade, la lumière entre à grands flots dans le vestibule, et sous les portes à deux battants qui ouvrent Is^ basilique. Trois portes, Trinité. Les portes font face au toml^eau du martyr, qui peut contempler le peuple débordîjnt entre les murs trop étroits du parvis. Lambris de solives entrelacées^ pavé de marbres. Deux rangs de colonnes ont remplacé les piliers. L^s lampes se balancent au bout de leurs chaînes d'airain, et une brise légère en fait vaciller les mouvantes lueurs. Trois nefs. Deux chapelles latérales de chaque côté. Des. deux côtés de l'abside, le trésor des vases sacrés et celui des livres saints. Derrière le baptistère, le sanctuaire est séparé par un mur percé de

r/ART CHRÉTIEN. 2<K>

3rtes, Sous Taulel, les reliques de la croix et des mar- Ts. Dans les nefs sont peints F Ancien et le Nouveau estament. Au fond de l'abside, peinture de la tribune: î mystère de la Trinité. Le Christ sous la figure de l'A- ;neau. La croix entouré d'un nimbe glorieux, tout auour d^s colombes représentant les apôtres. La pourpre lia palme. Le rocher, symbole de l'Église, et les quatre euves, symboles des quatre évangélistes (1). »

PEINTURES DE LA RASILIQUE DE NÔLE. — S. FÉLIX A [l'ÉVÊQUE NIÇETUS.

«Maintenant je veux que vous considériez la longue iîte de peintures qui couvrent, les murailles, dût votre te renversée se fatiguer à contempler les images ^usndues aux arcades. La peinture fidèle a réuni tout ce le célébrèrent les cinq livres du vieux Moïse : les iomphes de Josué et la courte histoire deRuth, courte ais féconde. Ruth suit sa sainte mère, Orpha l'abannne. Combien de destinées se divisent comme celles de s deux sœurs... On demandera peut-être pourquoi, ivant une coutume encore rare, nous avons peuplé d'iages vivantes ces pieuses demeures? J'en expliquerai s causes. Voyez venir des campagnes cette foule grosire! Réchauffés par la foi, ils ont quitté leurs loinines demeures. Ils ont méprisé les frimas et les îiges, veillent de longues nuits, dissipant le sommeil

(i) S. Paulini Ep. xii, ad Sevenim.

par la joie, et les ténèbres par la clarté de leurs torche^^ « Mais plût à Dieu qu'ils ne mêlassent point à leur pa^msible allégresse la profanation de leurs banquets. Dign^^< d'indulgence pourtant, parce que leur ignorante siidr:^ plicité pense que les saints se réjouissent à l'odeur (^B. i vin répandu sur leurs tombeaux. C'est pour tromp ^^ leurs ennuis que nous avons estimé utile de remplir ;■ maison sainte de ces pieuses images expliquées par (2^ inscriptions. Tandis qu'ils se montrent les unes et ^S( font lire les autres, les heures de l'attente et de la faîzMni s'écoulent. Le temps des festins s'échappe, et les coupas vidées sont moins nombreuses.... La leçon de l'exempt le pénètre dans la mémoire avec les représentations ssi- 3rées, chacune porte avec elle son enseignement et ssa prière (1). »

(1) S. Paulini Natalis ix, de Adventu Nicetm ejriacopi e Dada,, ^ui ad natalem S. FelicU occurrerat.

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