‹ La civilisation au cinquième siècle: Introduction à une histoire de la civilisation aux tempsChapitre 23 sur 29 · L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

L'INSTRUCTION PUBLIQUE

Documents inédits : De Ganymede et Helena. — De Daedalo et Icaro. •— Verba Œdipi. — Carmen de Joseph patriarcha, — Ex Vita sancU Donati, — Ex Statutis reipublicae Florentinse.

£n traitant des écoles italiennes aux temps barbares, ce qn*on m

propose

idans

ce travail.

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je ne me propose point d'épuiser une question si fé- édans

conde : je tente seulement de résumer les faits connus, de mettre en œuvre plusieurs indices négligés, d'utiliser enfin un petit nombre de témoignages inédits, trop incomplets pour paraître sans le secours d'une courte dissertation qui les lie et les explique. Peut-être cette étude jetlera-t-elle quelque lumière sur l'époque obscure où j'ai glané; et le peu de documents que je publie ensuite ne sera pas sans valeur, s'il y faut reconnaître les preuves d'une éducation de plusieurs siècles,

qui arracha l'Italie à la barbarie, et la rendit capabW de toutes les merveilles du moyen âge.

Tous les historiens conviennent que l'école ne iinri. point avec l'empire, et que la politique réparatrice (^ Théodoric mit sa gloire à sauver les études, comme relever les cilés. Au temps de Cassiodore, le trésor p^j, blic dotait les chaires des grammairiens, des rhéteurs^ des jurisconsultes que la jeunesse romaine entoura// encore de ses applaudissements. Mais après la sanglante décadence qui mit On à la domination des Golhs, quand Rome prise et reprise eut essuyé les horreurs de quatre assauts, et qu'enfin parurent les Lombards, selon l'expression d'un contemporain, « comme un glaive a lire du fourreau pour faucher les restes du genre « humain, » c'est alors, et dans le désordre des siècles suivants, que l'enseignement semble se taire, et toute science périr. En 680, les Pères du concile de Latran confessent c< que nul d'ei^tre eux ne s'honore d'exceller « dans l'éloquence profane : car la fureur de plusieurs « peuples a désolé ces provinces ; et les serviteurs de ce Dieu, réduits à vivre du travail de leurs mains, mè- « nent des jours remplis d'angoisses. » En même temps le pape Âgathon déclare qu'on « ne trouve point à « Rome la science complète des Écritures. » Pendant les cinq cents ans écoulés de saint Grégoire le Grande Grégoire VII, Muratori et Tiraboschi, ces deux critiques excellents, suivent à peine la trace des écoles dans le petit nombre de textes qui s'y rapportent; et tout récemment M. Giesebrecht, en établissant la perpétuité

des études laïques en Italie, cherche à prouver aussi l'impuissance de renseignement ecclésiastique (1). C'est au milieu de ces obscurités qu'il faut pénétrer, en examinant d'abord ce qui resta des écoles romaines; secondement, quelles institutions vinrent s'y ajouter par la soUicilude de l'Église; enfin, quelle mesure d'instruction se trouvait répandue, non parmi le clergé seulement, mais jusqu'aux derniers rangs du peuple, quand le génie italien éclata dans les chants de Dante et dans les fresques de Giotto.

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