‹ La civilisation et les jésuitesChapitre 22 sur 31 · Les États-Unis · texte numérisé non relu

Les États-Unis

2. 1! primato de Gioberti, T.1I. Edition de Lausanne p. 2, 36, 237.

Un éminent magistrat, M. Albert du Boys, a dit :

« Les réductions du Paraguay, auxquelles tous les publicistes raisonnables ont rendu une éclatante justice, devaient dans le vaste plan de leurs fondateurs, embrasser la totalité des sociétés indiennes de l'Amérique. Mais la fureur sauvage du fanatisme philosophique anéantit ces vastes projets de civilisation chrétienne (1).»

En 1817, une révolution éclata dans l'Amérique méridionale, et, parmi les griefs que les insurgés firent valoir contre l'Espagne, ils reprochèrent vivement à la métropole de les avoir arbitrairement privés des Jésuites

« Auxquels, disaient-ils, nous devons notre état social, la civili-

sation, toute notre instruction, et des services desquels nous ne pouvons nous passer (2). »

M. Rosseaw Saint-Hilaire a écrit un mémoire sur les colonies espagnoles, dans lequel il rend hommage à la conduite tenue par les Jésuites dans les possessions de l'Espagne.

Dans la première partie de ce mémoire, il étudie l’organisation et les éléments de la société politique et laïque des colonies espagnoles en Amérique, depuis le règne de Ferdinand-le-Catholique.

Dans le seconde partie, il examine la constitution de la société ecclésiastique et le rôle joué par le clergé tant séculier que régulier. S'arrêtant au clergé régulier, il le montre disposant d'immenses ressources, laissant se développer au sein des couvents certains abus, baptisant des Indiens pour la forme, sans trop s'inquiéter de développer dans leurs cœurs les vertus qu'exige parfois la religion catholique.

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