CHAPITRE IV LES ARTS
l'art du IV^ siècle. — Comme il est naturel, les changements que l'on voit se produire au IV^ siècle dans les mœurs, dans les sentiments, dans les idées et qui se reflètent dans la littérature, se manifestent également dans l'architecture, la sculpture et la peinture. L'art de ce temps se distingue donc de celui du siècle de Périclès, dont il procède pourtant directement. C'est que, sans renoncer à la simplicité des lignes, à la pureté du dessin, à l'harmonie intime, dont le génie grec ne pouvait se passer tant qu'il restait lui-même, il devient moins sévère et, pour ainsi dire, moins abstrait. On admire alors, autant que jamais, la noblesse, la beauté sereine des œuvres d'Ictinos, de Phidias et d'Alcamène, mais on demande aux artistes une imitation plus concrète de la vie. Et ceux-ci répondent à ce besoin de nouveauté par une recherche plus curieuse du mouvement et de la variété. Ainsi apparaît un art inférieur en noblesse, en signification idéale, mais charmant, séduisant par son élégance, par une liberté pleine de grâce qui permet à chaque artiste de faire sentir davantage sa personnalité.