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dû, en le produisant, reproduire traits pour traits l'idéal qu'il avait sous les yeux. Cet idéal, quel était-il? Que regardait Dieu, en faisant l’homme? 0 prodige! Dieu, en faisant l'homme se regardait lui-même. Il a fait l’homme à son mage et à sa ressemblance.
Mais quelle ressemblance peut-il y avoir entre Dieu et l'homme: entre Dieu, l'être infini, immuable, éternel: et l’homme, créature bornée, changeante, périssable ? Il y à d’abord une ressemblance de nature.
Il y a des corps dans le monde, c’est-à-dire des êtres que l’on touche, que l’on pèse, que l'on mesure : êtres matériels, bornés dans leur étendue, bornés dans leur durée, composés d’éléments multiples, qui, demain peut-être, se diviseront en mille débris, et périront dans une honteuse dissolution. Mais, au-dessus des corps, au-dessus des êtres matériels, il y a des esprits, des êtres immatériels, que nos mains ne peuvent pas palper, ni mesurer, que nos yeux corporels ne peuvent pas voir. Dieu est un esprit; et l’homme, lui aussi, est un esprit. Nous appartenons, par
une portion de notre être, à la région et à la. famille des esprits; Dieu, notre père, est le grand. esprit. Il s'est rencontré de prétendus sages, et il. s’en rencontre encore, qui insultent à la dignité de. notre nature et proclament que nous ne sommes |