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recourait parfois à
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la gorge de la bête; si l’on immolait à une divi- .
nité infernale, le coup était porté en sens inverse!. Mais la piété païenne avait des limites, et elle
offrir des bêtes estropiées. Des fidèles assez irrévérencieux offraient aux dieux le foie, le cœur, et les autres parties inutiles de la victime, réservant tout ce qu'il y avait de bon pour le repas qui suivait
le sacrifice. D’autres se permettaient d'offrir des
pommes au lieu de moutons, à cause dela similitude des noms, u#rov. Quand certains animaux étaient trop difficiles à obtenir, on en fabriquait les images avec de la cire où de la pâte et on offrait ces images. À Rome, on employait un rite d’adoration assez singulier, ct inventé, disait-on, par Numa. Il consistait à imprimer un baiser sur la main droite, à se retourner en cercle, de droite à gauche, et à s'asseoir ensuite sur le sol. Une explication subtile prétendait que le mouvement de rotation imitait le mouvement circulaire des mondes, et l'acte de s'asseoir exprimait la confiance avec laquelle on s attendait à voir son adoration aAgrééce,
1. Voir Pline, Histoire naturelle, liv. VIII et le livre III des Saturnales de MacroDe
2. Voir Paganisme el Judaïsme, de Doellinger, Hv. VIII. Voir aussi Rome au siècle d'Augquste, de Dezobry, Lettre XXXV.
des expédients peu religieux.
En Grèce, les Spartiates ne se gênaient pas pour
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4 T elle était l'adoration chez les paiens les plus
| civilisés. Devant un tel spectacle, devant un tel dévergondage de rites puérils, de pratiques minu-
| licuses. deprohibitions ridicules, on comprend{oute
ME grandeur de ces paroles de Jésus: L'heure est venue où les véritables adoratéurs adoreront le È L Père en esprit eten vérité.
pe Le judaïsme a-t-il mieux compris le devoir de É l'adoration ?
__ Les Juifs avaient trois espèces de sacrifices : Di l'holocauste, sacrifice dans lequel la victime | entière était brûlée et qui était spécialement offert à Dieu pour reconnaître cette majesté souveraine devant laquelle tout s'anéantil;2°le sacrifice paci- fique que l’on offrait en actions de grâces de bienfaits recus ou pour en obtenir de nouveaux: 3° le poscrilice propitialoire, que lon offrait en explalion des péchés.
L'holocausle élait le sacriice principal, l'acte E. par excellence, l'adoration proprement.
dite. On y employait plusieurs sortes de victimes, des laureaux, des veaux, des béliers, des boucs, des
certaine quantité de farine, avec de l'huile etde
loi, comme des symboles de ce qui peut amollr É S
pigeons, des tourterelles. On offrait aussi parfois des gâteaux cuits au four ou sur le gril, ou une
Li encens. Le vin et le miel étaient prohibés par la
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l'âme et la corrompre. Voici le cérémonial prescrit pour ces sacrifices. Si c'était un taureau qu'on brûlait en holocauste, il fallait choisir un mâlesans tache et le présenter au seuil du tabernacle. Là le prêtre devait poser la main sur la têtede la victime, l'immoler, répandre son sang autour de l'autel, lui arracher la peau, couper les membres par morceaux, préparer sur l'autel le bois destiné au feu, arranger sur le bois les membres coupés, y compris la tête el tout ce qui tient au foie, laver les intestins et les pieds, et brûler le tout.
Si la victime était un bélier ou un bouc, il fallait encore un animal sans défaut. Le prêtre devait l'immoler du côté de l'autel qui regarde l’aquilon, répandre le sang de la bête au-dessus et autour de l'autel, en découper les membres, arranger sur le bois la tête, les membres et tout ce qui tient au foie, laver les intestins et les pieds et brüler le tout.
Si l’on offrait en holocauste des oiseaux, pigeons ou tourterelles, le prêtre devait d’abord offrir la victime à l’autel, puis lui tourner violemment la tête en arrière sur le cou, lui faire une plaie par laquelle le sang s'épanchait sur le bord de l'autel, jeter la petite vessie du gosier et les plumes du côté de l'Orient, rompre les ailes sans les couper, et brûler la victime. — Si l’on faisait une oblation de farine, il fallait une farine
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pure sur Ranile on répandait de l ie ét” et de l’encens. On portait l’offrande au prêtre, qui.
prenait une poignée de cette farine, arrosée d'huile et chargée d’encens, puis la brûlaitsur l’autel. Si l’on faisait l’oblation d'un gâteau, il fallait un pain sans levain, fait avec de la farine baignée L d'huile. On coupait le gâteau par petits morceaux
avant de le porter au prêtre. Le prêtre le faisait brüler.
Les prescriptions de ces offrandes étaient sévères autant que minutieuses. Écoutez la Bible : « Toute « oblation qui est offerte au Seigneur se fera sans F levain, et vous ne brüûlerez point sur l'autel ni de « levain ni de miel dans le sacrifice offert au Sei- « gneur. Vouslesoffrirezseulementcomme des pré- « miceset comme des dons ; mais onne les mettra « point sur l'autel pour être une oblation d’agréable « odeur. Vous assaisonnerez avec le sel tout ce « que vous offrirez en sacrifice. Vous ne retran- « cherez point de votre sacrifice le sel qui figure « l’incorruptibilité de l'alliance que votre Dieu a « faite avec vous. Vous offrirez donc le sel dans « toutes vos oblations. Que si vous présentez au « Seigneur une oblation des prémices de vos grains, « des épis qui sont encore verts, vous les ferez « rôlir au feu, vous les broierez comme le blé-fro- « ment, et vous offrirez ainsi vos prémices au « Seigneur, répandant de l'huile par dessus, et
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« y mettant l’encens, parce que cest Foblation
| « du Seigneur. Le prêtre brülera, en mémoire » « du présent qui aura été fait à Dieu, une partie « du froment qu'on aura broyé, et l'huile et l'en- ( Cens !.
Comme on le voit, le devoir religieux, chez les Juifs, était fort compliqué. Il était surchargé 1 d'observances méticuleuses et de rites fatigants. Sans doute, il y avait place pour les sentiments intérieurs ; sans doute, le peuple hébreu, ayant une notion plus haute de la Divinité que les paiens, savait que le sacrifice de l'âme devait accompagner les sacrifices extérieurs. La grande voix de Moïse et des prophètes le lui répétait assez souvent. « O Israël, s'écrie Moïse, qu'est-ce que « le Scigneur demande de toi, sinon que tu le « eraignes, que tu marches dans ses voies, que tu « l’aimes et que tu le serves de tout ton cœur ct « de toute ton âme ?. » David fait ainsi parler Jehovah : « Écoute, mon peuple, et je parlerai; écoute,
« Israël, et je te dirai la vérité : Je suis Dieu et « ton Dieu. Je ne te reprocherai point de m'avoir « refusé des sacritices, car tes holocaustes sont. « toujours devant moi. Mais qu'ai-je besoin des « génisses et des boues de tes troupeaux ! Toutes « les bôtes des forèts m’appartiennent. Les ani-