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2, Voir saint-Thomas, Sum. Theol. 22 22 84, art. 2. In adoratione principalius est interior devotio mentis, secundarium autem -est quod pertinet exterius ad corporalia signa.
DA tar, Lie.
portance. Une foule de petits détails étaient pris en sérieuse considération. Un veau ne pouvait servir de victime, si sa queue n'atteignait pas l'articulation du genou; une brebis ne devait pas avoir la queue pointue, ni la langue fendue, ni loreille noire ; un bœuf devait êlre blanc, et, s’il avait une tâche, on faisait disparaitre cette tache avec de la craie. Plusieurs signes, survenant pendant l'immolation de la victime, rendaient douteuse l'acceptation des dieux. Si le bœuf mugissait en arrivant devant l'autel ou en recevant la mort; s'il s’enfuyait, quand on le débarrassait de ses liens ; sil ne reslait pas paisible devant le sacrificateur ; s'il ne frissonnait pas quand on lui versait, avant le sacrifice, une libation d’eau ou de vin sur la tête; si les poils du front coupés par les prêtres ne pétillaient pas, quand on les jetait dans le feu ; s'il ne tombait pas sur le sol de telle façon spéciale; s'il ne saignait pas abondamment sous le couleau sacré; Si son sang rejaillissait sur les assistants ; si les morceaux de chair jetés sur le brasier ne se hâlaient pas de brûler ; si la flamme de l'autel ne montait pas pure et droite vers le ciel, les dieux n'agréaient pas l’adoralion.
À cause de la multiplicité des dieux, le devoir religieux devenait fort embarrassant. Par quel dieu commencer et qu'offrir à chacun d'eux? La loi des douze Tables dit : Il faut se procurer les
victimes qui conviennent à chaque divinité. Chez
les Romains, Janus, dieu de tout bon commence-
ment, était fréquemment nommé le premier. Dans les prières générales et surtout dans les prières ordonnées par l'Etat, c'est à Jupiter Capitolin que
la première place était ordinairement accordée.
Quand on invoquait plusieurs dieux à la fois, on finissait par Vesta. Comme on ignorait souverts'il fallait s'adresser à un dieu ou à une déesse, on
risquait une formule d'adoration, en ajoutant par
prudence (que ce soit un dieu ou une déesse), ou bien encore, pour ne pas s’exposer à une méprise, on s’abstenait de prononcer un nom quelconque de divinité.
Les victimes étaient considérées comme ayant certains rapports particuliers avec la nature de tel ou tel dieu. À Jupiter Capitolin, il fallait de jeunes bœufs blancs, pas de taureaux ni de béliers ; les taureaux étaient pour Neptune, Mars, Apollon.Mars
acceptait également les chevaux, les ânes et Les coqs.
À Junon il fallait une vache blanche, aux cornes en forme de croissant; à Minerve, un veau sans tache; à Venus, des pigeons, des moineaux, oiseaux laseifs, ainsi que les reins de certaines bêtes; à Cérès etaux divinités agraires, il fallait des porcs; ? Proserpine, aux dieux lares, des chiennes allaitantes. Si l’on immolait l'animal à un dieu du ciel, le coup de couteauétait porté, de hauten bas, dans