‹ La civilisation païenne et la religionChapitre 90 sur 120 · Saint Matth., v, 13, 14, 3. Saint. Luc, x · texte numérisé non relu

Saint Matth., v, 13, 14, 3. Saint. Luc, x

LE E EN GÉNÉRAL | 233

. dans des espérances et dans des joies communes. Jésus à compris cela, et il a permis à ceux que rapprocherait l'instinct religieux une assistance : toute spéciale : Lorsque deux ou trois seront réunis

|en mOn ROM, je serai au milieu d'eux \. se Si l’on songe que Jésus s’adressait aux gens du Ë . peuple plus encore qu'aux grands, la sagesse de sa conduite devient plus éclatante. Les masses populaires n’ont pas été exclues du royaume de . Dieu ; loin de là. L’évangélisation des pauvres est un des caractères propres et en même temps une des gloires du christianisme. Or le peuple, plus que les savants, a besoin de choses qui frappent

. les sens et excitent l'imagination; et Jésus, en . fondant une société où le peuple était spéciale- . ment convié, devait faire généreusement la part

du culte extérieur. Prendre toutes les classes de la société, les prendre par toutes les facultés à

la fois pour les emporter jusqu'à Dieu : voilà la mission du Christ. Et le Christ nous a saisis par . la sensibilité en même temps que par la raison,

par l'imagination en même temps que par le cœur,

par le culte extérieur en mème temps que par le culte intérieur ?.

te

DO 1. Saint Matth, xvirr, 20. qe 2. Jules Simon, dans son livre de la Religion nalurelle, fait un singulier aveu, qui est la condamnation de la prétendue religion

lité d'un culle, cela ne se peul davantage. — Eh! quoi, Dieu

naturelle. Inventer un culte, dit-il, cela ne se peut ;, niér lutin

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Cependant, en finissant, une remarque impor- : tante est nécessaire. Cette remarque, c'est que « les rites institués par Jésus-Christ sont peu 4 nombreux. La loi chrétienne consiste surtout * dans la grâce intérieure infusée aux cœurs, et, en. fait d'actes externes, cette loi n’impose que ceux qui sont indispensables pour faire pénétrer Dieu dans l’âme, ou pour faire exprimer à l'âme la 4 présence de Dicu. Quelques sacrements, c’est-à- “ dire quelques signes sensibles par lesquels la grâce * nous est communiquée ; quelques œuvres exté-. rieures, qui ont une connexion nécessaire avec la : foi et qui résultent absolument de nos sentiments « chrétiens : voilà ce qui est obligatoire. Après 4 cela, le champ est libre. Nous pouvons agir ou nous abstenir, pratiquer ceci ou pratiquer cela, tout est laissé à notre libre arbitre. C’est ce qui « fait l'énorme différence entre la loi mosaïque et « la loi évangélique. La loi mosaïque déterminait \ une foule de détails auxquels il fallait se sou- # mettre nécessairement ; la loi évangélique abandonne la multitude des œuvres extérieures au

nous aurait placés entre la nécessité et l'impossibilité d’un culte! Ce n'est pas croyable. Si le culte est nécessaire à l'homme, parce A qu'il est corps et âme; si le culte est nécessaire à l’homme, parce qu'il est société ; si le culte est nécessaire à l'homme, parce qu'il À est peuple, l'institution d'un culte doit être chose possible, et \ cette institution revient de plein droit à un révélateur tel que Jésus.

u ne loi de servitude : : la loi évangélique est une loi de liberté !.

# # 2 1. Voir le bel article de saint Thomas : « Utrum lex nova Re exteriors aectus debeat præcipere vel prohibere.» 1", 2%, ;

bg 108 art.

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