SONGE
a eknest martel.
Toute la blancheur des plus blanches âmca, Toute la douceur des mots les plus doux, Toute la beauté des plus belllcs femmes, Tonte la bonté du ciel à genoux.
Tout l'enchantement d'or et de lumière Qui berce, ravis, les sommeils d'enfants. Je les vis, soudain, devant ma paupière, Passer lentement.
Puis le songe, alors, a changé de forme. Je vis ma douleur comme en ces miroirs Réfléchissant un portrait si difforme Qiron éprouve une fatigue à s'y voir.
Toute ma fierté n'était que grimace ; Tout en moi semblait grotesque et pâteux, Mon corps avait Tair d'un monstre et ma face D'un masque hideux.
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De nouveau, pourtant, la vision douce Apparut devant mon cœur angoissé, Et ses pas semblaient glisser sur la mousse Et sa main m'ouvrir un lointain passé.
Dans le charme pur qui ilotte autour d'elle, Tves bonheurs naïfs, de l'âme exilés, Palpitaient, soudain, comme des bruits d'ailes D'oiseaux envolés.
Puis, comme à l'appel d'un signal funèbre, Des yeux aux regards flamboyants et durs. Des corps décharnés, vêtus de ténèbres, Sortaient des plafondis, des vitres, des murs. Leur souffle, comme un brouillard insalubre. Enlaçait d'eft'roi mes membres glacés.
En ricanant, fou, des rires lugubres D'e<*poirs trépassés.
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Puis plus rien, plus rien ! Plus de frais visages. Plus de rayons purs, de spectres maudits. La nocturne paix, comme un lourd nuage, Sur mon œil vitreux et las s'étendit.
Plus rien que le vide et le calme infâme D'un front de vieillard âpre et dépouillé. . . Du songe qui grise et torture l'âme J'étais réveillé.