LE PARC
Mtre Hector TRUDEAU,
avocat au barreau de Joliette.
De tes rêves aimés par nul regard distrait, Viens errer, cette nuit, dans le parc solitaire; — Un peu de la grandeur sereine des forêts A pris docilement racine en cette terre. —
Entendre le bniit doux des jets d'eau sur TéUing. Pour que le gazon vert à sa fraîcheur s'abreuve, Ivcs hommes, en ce lieu, d'un oll'ort patient, Ont amené, soumise, une onde du grand fleuve.
Quand le fanal discret du lointain carrefour Luira vers toi, péniblonient, à travers l'ombre, Mieux que la majesté radieuse du jour Sa timide clarté baignera ton front sombre.
Et tu diras : " Atome infime de soleil,
Qui luttes, triste et las, contre la nuit funèbre.
L'effort de ma pensée inquiète est pareil
A ta mince lueur filtrant dans les ténèbres."