‹ La claire fontaineChapitre 17 sur 24 · LE PARC · texte numérisé non relu

LE PARC

Mtre Hector TRUDEAU,

avocat au barreau de Joliette.

De tes rêves aimés par nul regard distrait, Viens errer, cette nuit, dans le parc solitaire; — Un peu de la grandeur sereine des forêts A pris docilement racine en cette terre. —

Entendre le bniit doux des jets d'eau sur TéUing. Pour que le gazon vert à sa fraîcheur s'abreuve, Ivcs hommes, en ce lieu, d'un oll'ort patient, Ont amené, soumise, une onde du grand fleuve.

Quand le fanal discret du lointain carrefour Luira vers toi, péniblonient, à travers l'ombre, Mieux que la majesté radieuse du jour Sa timide clarté baignera ton front sombre.

Et tu diras : " Atome infime de soleil,

Qui luttes, triste et las, contre la nuit funèbre.

L'effort de ma pensée inquiète est pareil

A ta mince lueur filtrant dans les ténèbres."

Page 1