VENDEURS DU TEMPLE
A ceux dont la parole orgueilleuse et le vœu De rancœur vous attriste,
Qui professent, hautains, leur incroyance en Dieu, Répondez : " Il existe."
Si vous ne pouvez pas voir sans dégoût l'orgueil,
La doulleur insoumise, Prudes, arrachez et jetez loin de vous l'œil
Qui seul vous scandalise.
Kt [»loiire/, sur voufj-niênu', cu'ur sans charité.
Laissçz souffrir les autres.
Du Christ humble, induilgent, doux et pereécuité
Vous n'êtes point l'apôtre.
Vuus n'êtes point la voix de celui qui, sanglant.
Jadis sur le Calvaire, Dans l'effroi du malheur put se croire, un instant.
Oublié ipar son Père.
Avant que votre bouche, au croyant naufragé,
Ne cmc-he l'anathènio, 8av€z-vous quelle injure à ea lèvre a changé
I^a prière en blasphème ?
Si toujours à vos yeux le phare rédempteur
Eclaire la nuit noire.
Plaignez ceux qui, sombres, ont perdu la douoeiir
D'espérer et de croire.
Ah ! ne prodiguez pas les redoutables mots
De vos colères saintes.
Dans leurs cœurs essayez de rallumer, plutôt,
La confiance éteinte.
Jésus endura toui — du grand jiardou i)r6c-hé Donnant sans fin rexeniplf —
Excepté de changer le lieu saint en Marché, E-n taverne le Tenvple.