e son du râteau dans l'allée, là-bas
Est doux et triste, un peu,
Et l'on songe à l'automne avec ses pluies de feuilles.
— Allons, tous deux !
\ Oici le lilas; je le cueille.
, 1(W; I.A CI.AItT^: DF. VIE
\i.[ puis mon rdi'c (t or vA la fleur mieux aimée; iVcal lo septième avril depuis qu'on l'a greiréc, Va réglanlief vivare épanouit cent roses, Va court sur !<• l)alustre en guirlandes tressées; G est la septième année et les boutons pressés Se tordent en couronne à ton passage éclose, Et tout se fanera quand nous serons passés.
J)escendons vers l'été : Juin lève, jusqu'à nous,
L aigrette légère des peupliers;
Avec de Iherbe jusqu aux genoux,
Le vois-tu? qui sest redressé
Et nous tend, en riant de son rire de faune,
Sa main où goutte un nénuphar au cœur d'or jaune;
Des clochettes menues sonnent par milliers...
Donc, lente et douce, avec ton rire,
Au rythme de ta robe à mille plis,
\ iens, marche à marche, jusqu'au clapotis
Des vaguelettes,
Jusqu à la marche extrême dont l'arête
Coupe l'eau verte qui la frange de ses mousses.
— Qu'a-t-elle qui t'inquiète ?
Sa lèvre est douce.
CHANSONS A l.'OMBHE 1<»'
Descends, encoi*, jusqu à tremper ton pied,
Dans leau tiède déjà qui caresse et incite...
Tu es rose! Juin dans 1 ()nd)re t épiait
El tu 1 as vu sourire en regardant dans l'eau ?
Gomme en un miroir sûr tu l as vu à tes pieds!
Que tu t'es reculée si vite ?
C est Juin qui t'é'piait ?
Va! sa flûte, là-bas, n a qu un air qu'il récit».'
Depuis r<''ternitt'' à l'oreille des roseaux...
Sois 1 1»>«*, et pâle un peu, avec les lèvres vives ; Lève tes yeux bleu-dur où joue l'ombre des cils; Dans la barque d'été, que Juillet pousse et mène Sous les fins saules gris cpii pendent sur la rive, Juin s'est assis avec Avril
Qui pleure et rit, et Mai qui chante et peine
A tresser des guirlandes de ses doigts trop lestes;
Toute la barque est jdeine
Des fleurs cueillies à travers bois, à travers plaine,
Mais ils nous font place, vois! du geste;
Suis rose et pâle un peu et que l'été nous mène... Et qu'importe le reste!...