‹ La Claudication Intermittente De La Moëlle ÉpinèreChapitre 17 sur 24 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de la claudication intermittente est d’une importance primordiale. Nous avons vu, en effet, comment cette affection méconnue, et par conséquent non traitée, aboutissait à l’impuissance totale du membre atteint.

Il est donc nécessaire d'établir un diagnostic précoce.

Dans la grande majorité des cas, ce diagnostic n’offre aucune difficulté. Cet engourdissement, cette impotence fonctionnelle subite au moment de la marche ou d’un travail demesuré, cette disparition des phénomènes au repos sont absolument caractéristiques.

Ceci est surtout vrai pour la période d’état, celle où la symptomatologie s’accuse avec toute la netteté désirable.

Il n’y a qu’à la phase initiale que le diagnostic peut être parfois douteux. La gêne, l’engourdissement, la douleur après une marche forcée peuvent faire penser à des varices profondes.

Les diverses affections spinales — tabès, paraplégie, sclérose latérale amyotrophique, sclérose en plaques, syringomyélie — peuvent, au premier abord, prêter à confusion ; elles présentent des crises paralytiques subites, consécu-

tives à un effort violent ou trop longtemps prolongé. Ces

VD = crises ressemblent beaucoup à celles de la claudication intermittente, accompagnées qu’elles sont d’impotence fonctionnelle.

Mais, en y regardant de plus près, on remarque que ces crises ne sont pas intermittentes et que, si les phénomènes paralytiques sont exagérés par l’effort — ce qui a généralement lieu quand le faisceau pyramidal est intéressé — ces phénomènes paralytiques, disons-nous, ne font jamais complètement défaut à l’état de repos.

Or, il faut insister sur ce point : dans la claudication intermittente, surtout syndrome du PT Déjerine, ce n’est qu’après un certain temps de marche que se développent les symptômes de crampes et de paralysie et, au repos, les membres inférieurs sont absolument normaux, ce qui n’a pas lieu dans les affections ci-dessus désignées.

En somme, quand on se trouve en présence d’un sujet atteint de claudication intermittente, la seule question qui se pose est de savoir si c’est la circulation de la moelle épi-

nière ou celle des membres inférieurs qui doit être mise en

cause ; en d’autres termes, il faut rechercher si on a affaire à

une claudication d’origine spinale ou d’origine périphérique. Ce diagnostic différentiel est facile, à condition toutefois d’y songer. Il n’est basé ni sur la douleur et limpotance se produisant au bout d’un certain temps, pendant la marche, ni sur la disposition complète des phénomènes par le repos : ce sont Ià des caractères communs à la claudication intermittente, qu’elle soit d’origine médullaire ou d’origine périphérique.

Ce diagnostic repose tout entier et uniquement sur les caractères suivants : l’intégrité des battements des artères

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