‹ La Claudication Intermittente De La Moëlle ÉpinèreChapitre 16 sur 24 · CES · texte numérisé non relu

CES

des deux côtés. Le rotulien aussi et s'accompagne de secousses cloniques.

Pas de elonus du pied ni de la rotule. L’achilléen est exagéré.

Pas de Strumpell ni d’Oppenheim. Le Babinski est négatif au repos, mais, si on fait marcher le malade et si, après quelques instants de marche, au moment où la claudication apparaît, si, à ce moment, on recherche le Babinski, on le trouve nettement positif. Le gros orteil se met en extension forcée. Enfin, les battements de la pédieuse sont conservés normalement. Nous avons soumis ce malade au traitement antisyphilitique : piqûres au sublimé et iodure de potassium. Le résultat fut très satisfaisant : le malade reprit à marcher plus longtemps et il se serait améhoré davantage si, malgré nos exhortations, il n’avait continué ses

excès alcooliques.

nie "

SYMPTOMATOLOGIE

Elle se dégage très nettement des observations que nous venons de publier. Le malade commence à marcher, tout va bien. Il se sent disposé à fournir une longue course quand, après un temps de marche que l’évolution de la maladie diminuera progressivement, il sent une fatigue brusque dans un ou les deux membres inférieurs, accompagnée de crampes, de fourmillement, et il devra se reposer là où il se trouve sous peine de tomber. Un repos de quelques minutes suffit pour permettre à l'individu de reprendre sa marche jusqu’à un nouvel accident.

Et ces alternatives de marche et de repos se répéteront à des intervalles réguliers, mais la limite de marche permise diminuera de plus en plus et, jusqu’à l’impotence complète. à

L'examen du malade au repos, comme nous l’avons vu, ne fait constater rien d’an0rmal, la force musculaire est généralement conservée, on ne trouve pas d’atrophie musculaire, pas de troubles de motilité, le malade fait tous les mouvements, il ne présente pas de contracture. Du côté de la sensibilité, on ne constate rien non plus. Pas de troubles notables si ce n’est une légère exagération des réflexes.

PPS

Si on examine le malade après la marche, les phénomènes changent du tout au tout. Les membres, fatigués par la marche, sont contracturés, les mouvements commandés se font paï saccades. Les réflexes sont tous exagérés, et on obtient facilement du elonus du pied et de la rotule. Enfin, alors que le Babinski n’existe pas chez le malade au repos, on le trouve parfois à la suite dela marche (Obs. I, IT, XIIT).

Ces symptômes si divers, suivant que l’on examine le malade à une phase ou à l’autre de sa claudication, permettent de bien cataloguer ce syndrome et aident singu-

lièrement à faire le diagnostic.

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