SCÈNE TREIZIÈME
HORTENSE, riant pins fort.
Ah ! ah ! avez-vous dit tout cela à monsieur Morel?
ISIDORE
Oh! non... ça l’aurait dégoûté du Berry...
HORTENSE
Très-bien.... Vous êtes un garçon d’esprit, monsieur Isidore... (souriant.) La vie calme des champs, telle que l’entendait madame Dubreuil, est, certainement, très-agréable... mais elle ne me tente pas...
ISIDORE
Ah!...
HORTENSE
Quand vous avez été élevé aux honneurs de l’intendance, combien comptiez-vous voler à votre maître?
. ISIDORE, cherchant.
La première année, mille ou douze cents francs, au plus bas... c’est bien peu.... mais, pour commencer, il faut être honnête. . .
HORTENSE
Eh ! bien, je vous en donne deux mille... à la condition que vous répéterez mot à mot à monsieur Morel tout ce que vous venez de me dire. . .
ISIDORE
Tout?
HORTENSE
Tout!
ISIDORE
J’obéirai, madame... je me sacrifie...
HORTENSE
C’est ce que vous avez de mieux à faire... et, maintenant, passez chez madame Chamblain, et çrévenez-Ia que j’ai à lui parler.
ISIDORE
Tout de suite! Justement voici madame.