GONTRAN, LUCIEN
LUCIEN, à part.
Les connaît-il bien, les habitudes de ma femme!
GONTRAN, à part.
Quel désordre !
LUCIEN
C'est la marquise que tu venais voir?...
GONTRAN
Non, c'est vous!...
LUCIEN
Moi!...
GONTRAN
Oui; on m'a dit chez vous que vous étiez ici et que la marquise n'y était pas... je viens vous demander un service!...
* Contran, Lucien.
LUCIEN
Un service... moi aussi, j'en ai un à te demander...
GOIS'TRAX.
Écoulez-moi d'abord, je vous en prie. Il y a trois jours, plusieurs de mes amis ni'onl introduit dans un monde que je ne connaissais pas... ils m'ont mené à un souper... il y avait des femmes, une surtout...
Un ange ?
Métella!...
CONTRAN.
LUCIEN
Oh! cousin!... cousin!... Les ailes de ces anges-là sont faites avec les plumes...
CONTRAN.
Comment! avec les plumes... Ah! bien, non, pas de morale, n'est-ce pas...? D'autant que, depuis trois jours, j'ai furieusement entendu parler de vous... dans ce monde-lù !...
LUCIEN
Hein!... Tais-toi!...
CONTRAN, riant.
Il paraît que vous n'en sortez pas...
LUCIEN
Tais- toi!... Tu veux donc...
GONT RAN.
Je ne veux pas vous perdre... mais, je le répète, pas de morale... rendez-moi tout uniment le service que je vous demande...
LUCIEN
Quel service, voyons?...
CONTRAN.
Je suis allé chez Mélella toutà l'heure... Elle était seule !... jugez de mon bonheur... une soirée à passer près d'elle!... Eh bien,