SCÈNE II JEANNE, GONTRAN
CONTRAN.
l^Iadame !... (Silcnee. Jeanne va s'asseoir dans le fauteuil placé à gauche do la cheminée; a part.) La réception est froide ! (Haut.) J'ai dlnë au cercle et j'ai dîné vite iwrce que je savais que vous m'attendiez... (Jeanne le regarde, à part.) Quel regard! (Haut.) Que VOUS m'attendiez avecimpatience... nousavions à lire le dernier cliapitre de ce roman qui paraît dans la Revue des Deux-Mondes et qui vous intéresse... vous étiez pressée d'en connaître le dénoûment, et vous m'aviez recoiïimandé d'être exact... Vous voyez que je n'ai pas oublié la recommandation. (Silence ; à part. ) Décidément, Jacqueline avait
raison ! (Haut, prenant la Revue cl s'asseyant.) Je commence... je VOUS
dis que je commence, (il lit.) « Georges écoulait Paulme avec une » sourde colère ; une si parfaite façon de raisonner lui semblait » intolérable dans un pareil moment... »
JEANNE, l'interrompant.
Je suis allée chez ma mère, hier soir...
CONTRAN.
Je le sais. C'est à cause de cela que je ne vous ai pas lu ce chapitre hier, et que je vous le lis aujourd'hui.., « Georges » écoutait... »
JEANNE, l'interrompant.
Ma mère avait d'abord l'intention de rester chez elle.