COUPES DE NEUF VERS
DE HUIT SYLLABES
Les ‘2^ y 3® J 5®j 7' et 8® masculins.
Une inauTaise tragédie Qu’ils nous ont fait représenter ,
Dotait f disaieiU'ils , me natter Comme uii ouvrage de génie.
Ce drame, qu’ils trouvaient cbannani ,
Devait m’attendrir et me plaire ;
Us voulaient que j’en üsse autant ,
El ne m’onl renvoyé, vraiment.
Que pour avoir fait le contraire. 6 1 1 .
i V oltaire chez iV/non. )
Air sur la même coupe.
D’un époux chéri , etc. ( Adolphe et Clara ). 208. Les 2®, 4'> 7 '5 S' 9' tnasculius.
Je suis un chasseur plein d’adresse.
Poursuivant le gibier d’amour :
Pour en triompher , j’ai sans cesse Nouvelle ruse , nouveau tour.
D’abord près du piège il s'élance ,
Il sVirrele , tourne , balance. . . .
Bon ! il approche , il se rendra i Ab I je vois bien qu’il s’y prendra ,
Avec le temps il y viendrai (6ia.) a8s.
XoTi. ta ritournelle de cet air est ;
Va-l-en voir s’ils viennent , Jean.
Les i", 2', 3% 6' et 8*’ masculins.
Sachant qu’ompouiTail nous punir D'avoir fait de tels badinages.
De crainte de nous découvrir , “
De ce lieu nous n’osions sortir. . . •
— O ciel 1 dans un sérail deux pages 1. . .
— Ab! pour vos femmes et pour vous.
Nous devons le dire sans feindre ,
Seigneur , des hommes tels que nous Ne sauraient {bis) être bien à craindre. {èiS.l
{ Les Pages au sérail ].
rai timbre.
Quand on ne dort pas de la nuit ( Lisbetli). (>Gi.
Les 1'^, 3% 5®, ei 8' masculins.
Amis, ce simple dénoûment Ne tient pas de la tragédie;
Il arrive tout brusquement Pour ilnir une comédie ;
Mais, quand on poursuit le plaisir,
A quoi bon rester en arrière ?
S’en approcher et le saisir;
(i’est le seul but , le seul désir
Des enDins de la Grenouillère. Sao.
Même coupe.
Les deux vaudevilles des Amans sans amoui 83g et gg3.
Air du vaudeville du Diaer de garçons. i844-
Les 2', 4'î y' et g' masculins.
Au château du seigneur Gernance S’écoulèrent mes premiers ans;
Sou épouse , pour mon enfance.
Eut les mins les plus comptuisans ;
Eu peu de temps j’appris à lire .
A danser, à chanter, écrire ;
Et je sus si bien m’appliquer.
Que partout je m’entendais dire :
Rosette est gentille à croquer. {Ins.) iS56.
{Journée aux aventures. )
Air sur la même coupe.
Près d’Alexis dans un bocage. 1710.
Les 2% 3% 5% 6<-, 7'j 8' et g*- masruiins.
Qu’il se présente un agréable.
Beau comme un ange, fait au tour;
Qu’il vienne ici parler d’amour , Papillonner, faire Taimablc ;
Qu’il me dise, d’un air vainqueur:
c Je meurs d’amour , sur mon honneur î •» Accorde moi ton petit cœur. ... *
J’en fais sennem dès aujourd’hui ,
Mon petit cœur n’csl pas pourlui. i5Sa- {Honorine.)
{Penaud d*Ast.J
( Fadé à la Grenouiirere.\
Les i<!', 3', 7'ei 8' masculins.
PiCgîird vif et joli maintien ,
Si TOUS voulez » se font comprendre;
Mais, je le dis , je le soutien ,
Faut parler pour se faire entendre.
(Je ii'est tout que bi ûlanls désirs Près de l’objel dont on raflole ;
Ce n'csi tout que tendres soupirs ,
Ce nVsl tout que brûlants désirs;
Que faut-il encor? {bis) la parole, (bis.) 690.
( 5ar^'jncs. )
• ylirs sur la même coupe.
Air (lu vaut!, de VUn pour l'autre. 1276. ir (lu vaut!. à\x Diable couleur de rose. 868. 'est un agit'ablc jardin {du Locataire). 85.
Les l'c, 3'', 5', 7' et 9' masculins.
Je puis , sans quitter le quartier »
Placer ce voile à si bon compte ,
Chez Tépouse d’un llnaucier.
Ou chez la n)aîuesse d’un comte.
TJne danseuse , par bonheur ,
Célèbre dans la capitale, iî'en demande un avec ardeur Pour se coiffer à la Vestale ;
11 lui fera beaucoup d’honneur, 981 ( Voile (CArt^lcierre.)
Sur la même coupe.
l’n cliEi'itcur n’ost pas un Caton ( On ne s'avise jamais de tout). 1589.
Les 26 , /je, 7' et g' masculins.
Sus , amis , qu’on s’melte en nage En dansant jusqu’au malin Pour cîiômcr le mariage De Labct et de Colin.
Si qucuq’niaman dilHcile Xrouv ’ ramus’ment trop agile.
Et uVeut pas rire avec nous.
Du moins qu’allé file , Üle , ) ^ ^
Du moins qu’allé file doux. / ‘
(La Matinée et la Veillée villageoises. }
Les I'' , 4‘^5 8' masculins.
EuGn le ciel comble mes vœux ,
Enfin mes yeux sont sans nuage ,
El je me sens déjà plus sage,
Car je me sens moins amoureu.x.
Ton bonheur c’est l’indiirérence ,
Le bonheur est capricieux;
Je le mets , moi , dans l’inconstance :
Jéous en jouissons tous les deux;
Mais le mien est plur-sûr, je pense. iC65.
Les 2®5 3^5 7*^ ef 9® masc iiUns
Joli regard , tendre sourire ,
Vont me séduire dans Bclcour;
Son cœur partage mon amour.
Et déjà je l’entends me dire :
A Tos vertus, à vos appas,
Je jure tendresse constante,
Félicité jusqu’au trépas. . .
Je suis loin dVfrc impatiente; /
Mais pourquoi doue ne vient-il pas? ^ (Le Chùteau de mon onetc. )
Faut l’oublier, disait Colette. i744-
Les 4'?^"? 7'ei8' masculins.
Asile où règne le bonheur.
Séjour de paix et d’innocence ,
Malgré l’éclat de l'opulence.
Vous pouvez seul plaire à mon cœur.
Oui , de mon riant ermitage Je connaîtrai ])îen mieux le prix,
Et quitterai .sans mils soucis
Le brillant hôtel de Paris
Pour i’Jiuiuble maison du village. 176.'.
(Th jour à Paris. )
Les l'c, 4', 6' ei 8 ' ’iiasculins.
Un ciiâtelain aimable et beau ,
Un jour, égaré dans la plaine,
Auprès d’une claire fontaine^ r«encoiUra la jeune Isabeau.
Son doux regard , qui sait tant plaire ,
Charma le noble jouvenceau :
Depuis ce temps sur la bruyère^
Il venait cbercher la bergère, }
Tx. *•! ’ • I -, é (Ws.i i558.
Des qu il s ennuyait nu chalcau. * '
(La Bergère chùtclaine.)
Les 26, 4®î 6®? 8e, et ge masculins.
Oui . o’est Tainement , je vous jure ,
Que TOUS vantez tous mes attraits;
Pe moi TOUS ririez, j’en suis sûre ,
Si , par malheur , je vous croyaiï.
Tous les hommes ont ce langage ,
Savent nous prêter mille appas;
Aiitaiit de beaux discours , je gage ,
Autant de pièges sous nos pas.
Taisez-vous [tU.) . je ne vous crois pas. 174»- {Uomanct.
PE SIX STLLABES.
Les 3', 7®, 8« et g® masculins.
Alors dans la Provence .
Ce beau pays de France ,
Simple lailière étais,
Aline me nommais :
Quinze ans était mon âge ,
Simple , naïve et sage ;
Mon coeur, au nom d’amant.
Palpitait doucement,
Kt j'appelais doux sentiment. 70S.
{Alin9 )