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COUPES DE DIX YEllS.
DE I1D1.T SYLLABES
Les itr. 3e^ 5e^ Ç)C et lie masculins.
Vous voyez le soii d’un soldai Qu’cmporla trop loin sou courage.
Célicour , de ce lri>le étal La gloij'C au moins voxis dêdoiuniage.
• — Elle est d’un pi ix cher à mou cœur ;
Mais il en est un plus daiteur.
— Tenez , je sens qu’à voire vue. . .
Mon aine en peine est troji émue.
— Alj ! surtout U allez pas me fuir;
Car j’ai quelque peine à courir.
[ Des deux Veuves.)
yrai timbre.
oldat, qui dans ces tristes tours.
Les 2^5 4«, Ge, ;e, et loe masculins.
Lison dormait dans un bocage ,
Un bras par ci , l’aulrc par Jà ;
Son lit était un vert feuillage.
Ab! qu'on dort bien comme cela! *
Son amant est là qui la guette :
Voyons, dit il , réveillons-la, liéveillons-la , réveilluns-la.
Il lui lira sti colereltc ; liéveillons-la . réveillons-la.
La belle toujours sommeilla. 5C8.
{ Julie. )
i. On peut donner à chacun des hémistiches des et 9^ vers un sens niplet , hinsi que l a fait M, Desaugiers durts le couplet suivant.
De Louis c’est le digne frère ;
Tout s’accorda pour les unir:
Il sait aimer autant que plaire,
El pardonner mieux que punir.
De l’antique cbexalerie Il rappelle les traits heureux, bon , généreux,
Franc, valeureux,
Il est rbonneur de la patrie;
Partout béni ,
Partout cltéri.
C’est bien le fils du bon Henri. i52S.
{Di,c-sept juin. )
Les 26, 4®, G®, 8® et lo® masculins.
J’ai vu Sylvie , et la cruelle Sait qu’on ne lui résiste pas;
Muet , inti-rdit auprès d'elle ,
Je cliercliais à fuir ses appas ;
Mais, liélasJ sa voix me rappelle.
Et l’Amour arrête mes pas :
Epargne au moins un cœur trop tendre , Qui , bien loin de te résister,
Sent qu’il ne pourrait se défendre Du coup que tu veux lui porter. 1726.
{Romance de Michelot.)
Sur la même coupe.
Airdu vaudcvillcdes Habitants des Landes. 1 132.
Nota. Les paroles de cet air sont interrompues à diverses reprises, ou par un tambour , ou par une cloche, J Vora rarliclc des Carillons, J
Colas, Colas, sois moi fidèle (C/t«nso«neiie). i8yG.
Les 4', G®, 7®, y® cl lo® masculins.
bon dieu I bon dit^u ! comme à c’te fêle Monsieur d'Ja France était lionnètc !
CVbl tout d’bon qu' j'onsfail sa conquête ; El je uTavioüs pas désiré.
André er<»it qu’ça m 'tourne la tête, [bis.) bassuie ioi, mon cher André ,
Mon jiauvre André, mon bon André; Monsieur d’Ia France est ben honnête ; Mais, mon André , mou cher André , Tes ben plus aimable à mou gré. [ter.) 61.
'Epreuve villageoise.)
Les 3', 4', 5% 8', 9' et lo' masculins.
Vos vers lieureux que l’on admire.
Du bon goûl étendent l’empire;
C'est Apollon <pii vous dicta Lor.^que vous files ces vers-là :
Tous les Français savent bien ça ;
Mais , peu galant envers les femmes ,
Par de mordantes épigrammes Vous attaquez ce sexc-là.
Les Françaises n'aiment pas ça ,
Non, ces dames n’aiment pas ça.
( Boileau à Auteuil.)
Vrai timbre.
Oh 1 les Français savent bien ça ( de la Prise de Passaw), 108 3.
Les 1er, ^e, 6e et 9® masculins.
Ce pauvre Hjinen abandonné,
Sentant bien son in&ullisance .
Pour mieux assurer sa puissance ,
Des beaux arts s est environné :
Déjà leur brillant assemblage A doublé l’éclat de sa cour ;
Pour plaire il nu'l tout en usage , Espérant que le Dieu volage Pourrait bien enfin quelque jour •
Vers lui l'aire encore un voyage.
Petit Courrier. )
Frai timbre.
(ii..)
L’hymen est un lieu charmant {de Léonce). 36i
Les 2®, 4®) 8® 9® masculins.
Je suis encor jeune à mon âge;
J’ai bien ménagé les amours :
Les prodiguer n’csl pas trop sage;
11 faut jouir dans ses vieux joui> ;
Car on sait bien , suivant l’usage «
Qu’on ne peut pas aimer toujours.
Si je n’ai plus d’ardeur extrême,
Je puis encor , malgré les ans ,
A ma moitié , de temps en temps ,
Tout doucement dire que j’.dmc. 1219.
{ Cûi^uanfauic.y
Les lei-, 4-, 6®, 7®, 9® et 10® masculins.
Eli** raimait si tendrement î. . .
llélas! bêlas I c’est grand dommage!
Pour deux cœurs que l’amour engage ,
Fautdl qu’amour soit un toiirmeul?
Tout était prêt dans le village ;
El tout d'uu coup v’ià qu’ des parents.
Des parents durs et bien méchants Veulent rompre ce mariage!
Goia du plaisir avec ramour ; {bis.)
Mais aussi la pciue a son tour. (6is.) 170.
f Alexis et Justine. )
Airs sur la même coupe.
Ce que j’éprouve en vous voyant. 19.54 •
Les 2', 4®5 /®j®^ *0' masculins.
Déjà du soir l’ombre légère Couvrait la cîme des coteaux,
La jeune et timide bergère Bamenait des champs ses troupeaux.
Triste et petisif, le beau Pbilcue ,
Sous le saule d*une fontaine ,
Seuls laissait aller scs chevreaux ;
Et , rejetant cliien et boulette ,
Il soupirail sur .«a mtisetlc ,
Des cbanls, redits par les échos. 1097.
Airs sur la même coupe.
Un jour le malheureux Lysanclre. 090.
Fillecéleste, je t’implore, lôôç.
G®, 8® et 10® masculins.
J’aime Boselte à la folie ;
L’Amour l’a faite si jolie !
Qui n'en serait point amoureux ?
Qu'elle soit tendre autant que belle ,
A jamais je serai fidèle ,
El gaimenl nous vivrons tous deux.
J’aime bien, mais je veux qu’on m’aime; Les faveurs me font aimer mieux :
Car j’ai pour moi le don suprême D'être iucouslaul ou d'être heureux. 24G.
Les i®r, 4', 7®, et 9c masculins.
Mon père vint me dire un jour:
« Voilà l’époux qui doit te plaire.
On doit obéir à son père ,
El je crus avoir de l’amour;
Mais je vis Suint Albin paraître ;
Au fond de mon cœur il fit naître Cn sentiment que j'ignorais.
Dès lors je ne fus plus la même ,
J’oubliai celui que j’aimais
Tout envoyant celui que j’aime. iCSi.
f L'une pour Cautre. J
Les 1®®, 3®, 6®, 8® et 9® masculins.
Quand j’ai commandé ce bouquet ,
Avec le désir de vous plaire ,
J’avais encor dans mon gousset Mille francs* bien comptés, ma ehére , Avec le désir de vous plaire.
Piu celle porie i’ni passé ,
£l , dans sa fureur ordinaire.
De ce que j’a^aîs amasse La forlunc ne m'a laissé Que le seul désir de vous plaii-e.
(.lies derniers sots.)
Frui timbre.
Ail' de 1937.
Not\. O.i ptut chanter cet air sur 8^*ers , en répétant les qiiairi’one et huilièwe , ou lieu de Icut donner les cituiuiènie cl ncuvteinc.
DE SEPT SYLLABES
Les i''f, 4*''i 7'e^ 10' masculins.
Dons le calme de la nuil ,
Sur le sein de l‘onde amère ,
Une nacelle légère
Du porl s’échappe et s’enfuil.
O nuit , deviens plris profonde ;
Et vous qui soul(jvez l’onde ,
Fiers aulans , apaisez-vous *,
Épargnez cetle nacelle ,
Epargnez les jours d’Adèle ,
Adèle sauve un époux 1 iC45.
(ila/name. )
Les i^r, /j*-’, 7'e« masculins.
D'une certaine fa<;on Il faut a gir en tendresse ; ün peu d'arl , un peu d’adresse; Tiiomphenl de la rai.son :
Lancez certain regard tendre D’une certaine façon ,
Afl'eclez certain jargon ,
El la belle va se rendre.
Le tout consiste à s’j prendre
D'une ccrUine façon. toâo.
( Faud. du Bal bourgeois. )
DE SIX SYLLABES
Les 2<‘, 4') 6'', 8'’ et 10' masculins.
Dans ma chaumière obscure Je respecte la foi;
Je rends à lu nature Ce qu'elle a fait pour moi.
Dans mon petit ménage ,
Sans trouble et sans remords,
Ma mère , vieille et sage ,
Seconde mes elforls.
Travail, santé, courage.
Voilà tous nos trésors.
Voilà (ter.) tous nos trésors, (bis.) las.
{Toberne , opéra. )
DE CINQ SYLLABES
Les 1" , 3^, 4'', >'>'“5 7' et 9'^ masculins.
riiw on est de fous ,
Plus 011 rit à table ,
Plus on est de fous ,
Plus Bacchus est doux.
Enivrens-nous tous Du jus délectable;
Plus on Luit de coups.
Plus 011 est aimable ,
Plus on est de fous.
Plus ou rit à table. 9^8.
Les !'■ , 3‘', 5‘’, 7*’, 9' et 10' masculins.
Long-temps la beauté Ecçul inuu bommage ,
Et je fus cité Comme très volage ;
Mai.s de vos attraits Mon ame est charmée;
Mon cœur à jamais Perd sa renommée. , . .
Mes derniers amours Dureront toujours. i5<î8.
( La Créancière. )
Les 3r, 4‘‘j 5'', 7*“, 9'' et lo"' masculins.
Les chagrins sont bons ;
Mais faut qui n’ dur’ guère ;
Ce sont vrais poisons Pour les vrais lurons.
Que chacun s’mcti’ là ,
Faisons grande chère :
Pour oublier ça ,
C’est la bonn’ niagntère;
Quand l’ vin arrîv’ra ,
L’ chagrin s’en ira.
( Des Sabotiers Béarnais. )
Frai timbre.
Les coucous sont gras. ggS.