COUPES DE SEPT VERS
DE DIX SYLLABES
Les ler^ 4® 7® masculins*
Lise voyait deux pigeons se baiser.
Son cœur ému ne pouvait s’apaiser.
Le couple heureux s’envola dans la plaine ; L’inslant d’après parut le beau Myrlil :
Elle gémit ; mais sa douleur fut vaine ;
Myrlil n’osait lui parler de sa peine.
Un peu plus tôt (ier) que ne paraissait il ! 570.
DE HÜIT SYLLABES.
A rimes croisées^ en commençant par une rime masculine.
Eglé sous un ombrage frais .Soupirait se croyant seuletle :
Deux lourterelles, tout exprès,
Sc contaient tendrement fleurcite.
Aussitôt clic s’écria ,
Avec une joie inquiète :
nélas! qu’esl-ce donc que cela ? jo'jC».
Air sur la même coupe.
L’amour dans le cœur d’un Fr.ançais ( Siège de
Lille ) , en coupant le 6* vers en deii.r de 4 !
syllales. f)9^-
Les i'"', 3'’, S<' et 6® tnasculins.
(^csl aux cLamps qu’on sait bien aimer ; On y brûle d’un feu sincère.
On rlicrche plus à s’enllammcr Ou’on n’esl touebè du bien de plaire ;
[Jii je vous aime est un serment.
On ne le dit qu’en le scnl;ait ,
Kl c’est le cœur qui le fait faire. looj)
Les 3e, cl 7^ masculins.
Français , qui chérissez vos dames ,
Jln dieu (rainoi i- 2-cntez les flammes . Kt ,«cr^ez cet enfant nialiu :
Sojez Cüuriois pour plaire aux l'elie.* . Jamais voirs n'rntendrez cruelles \ uns chanter ce triste refrain :
Passez , passez \otre chemin. j j
( Romance de C c^i^ny. )
Les 3'', 5"', G'' et 7*^ uwsi nlins.
Je sais qu'une fois dans lu >ie li'Amour on doit suivre les lois .
One lorsqu'elle a fait un bon ehoix , Fille sage alors se marie-.
Je piétinds bien agir ainsi;
(£;i parlant.)
Zozo y mon cher Zozo, mon p'tii Zozo, {Reprise du chant.)
Je te le promets , oui , oui , oui ;
Mais ce n’est pas pour aujourd'hui. 1 19.1.
{La Maison isolée.)
Les 1'* , 2‘‘, 4“^ ci 6'' masculins.
Liïon r’fusa pus d’un aman! ;
Jeannot , en favcui d’ son argent , D’époux futur eut F privilège;
Mais avant la rusé’ li dit ,
Visant sous cape à queuq’ manège :
Vas à Paris, m(»n clier petit,
Orossiv la boul’de neige. lîof».
{Le Mont Saint Btrimyd.)
Les 2', 4"^} 6' et 7*' masculins.
l.a ieune Tris dans un bocage Repoussait le tendre Tircîs,
(]oias au travers d'un feuillage Des regardait d’un iril surpris :
Attentif à leur badinage,
Morg'ienne , dit-il , voyons ça. . .
1 1 ratirajj'ra , il l'atlrap'ra. i loo.
Les lei-j 2', 3', G' ef^e masculins.
Reposons-nous ici tous deux ,
Guittons le charme de ces lieux ;
Qu’un doux sommeil ferme vos yeux ,
Que le bruit de l'onde se mêle Aaix doux accents de Ph lomcie.
Dormez donc, n>es chères amours;
Pour Tous je veillerai toujours. *7-0^- (flomo/ir* à deux t/eur.)