‹ La clé du caveauChapitre 19 sur 64 · COUPES DE SIX VERS · texte numérisé non relu

COUPES DE SIX VERS

DE DIX STLLABES.

I>cs l imes ciX/isées,

Tristes regrets, sortez de ma pensée;

Tout me l’apprend , perdu mon ami.

(’olin m'aimail , Colin m'a délaissée ,

Rdison me dit de rouhlier aussi.

Raison , je cède à ta voix courroucée. . . .

Mais qui jamais me plaira comme lui ? aâo.

sur la même coupe.

Quoi ! vous partez, sans que rien vous arrête.

Pourquoi faut-il ici-bas que la peine. 4f>'’- Et l’on peut bien parilonncr dans la vie Un mouvement de curiosité. 184.

Air du vaudeville de la Danse interrompue.

Des Chevilles de maitre Adam. 827.

ou Charmant ruisseau, le gazon de tes rives. SgS.

Les 3® et 6® masculins.

O Lien heureux qui peut passer sa vie Entre les siens , franc de haine et d’envie. Parmi les champs, les rochers et les Lois . Loin du tumulte et du bruit populaire^ Et qui ne vend sa liberté pour plaire Âux passions des princes et des rois ! 1089.

[Chanson de Despertes.)

Les 2', 4*5 5® et 6® masculins.

Le Czar Ivan qui règne en Moscovie De ses sujets désire le bonheur.

 les chérir il consacre sa vie ;

Pour récompense il ne veut que leur cœur ;

Car sa devise à notre czar D an ,

C’est qu’être bon vaut bien mieux qu’êlre grand. 58o.

{ CArtumière moscovite, j

Les 2®, et 4® masculin':,

La sympathie est le lien des amesi Lancé des cieux pour unir les amans.

Son feu divin se partage en deux flammes Qui vont brûler deux cœurs en même temps : C’est ton flambeau , céleste sympathie ,

Dont la clarté ra’a fait voirFélicie. i35i.

[I^omanre deFélicie.)

Air sur la même coupe.

Au souvenir de ma chère patrie. 1720.

Les et masculins.

Infortuné, j’ai commandé sa mort 1 Sa mort , hélas! lavera mon injnre ;

IMais , je le sens , j 'aime encor la parjure , Et , malgré moi , je pleure sur son sort. Cruel objet de ma flamme trahie ,

Ente perdant, je vais perdre la vie f 1210. {Tiomnnce de 3/on/ano ei Slèpbanie).

Les 1®®, 3®, 5® et 6® masculins.

Elle a trahi ses sermens et sa foi ,

Et pour jamais il faut que je l'oublie I J'aials juré de vivre sous sa loi ;

Eh bien! j’irai mourir pour ma patrie.

Put rie , honneur , pour qui j 'arme mon bras , Vous seuls au moins ne me trahirez pas.

( La Somnambule. }

> [bis.,

V rai timbre.

Déjà la nuit, de ses voiles épais. 1797.

Les 2®, 4® et 5® masculins.

Ce financier nage dans l’opulence;

On le reçoit , tout ennuyeux qu’il est : L’usage ici, quand on est dans l'aisance,* En ennuyant fait que partout on plaît.

Si je le vois ce n’est pas intérêt;

Mais c’est un peu , un peu de complaisance. iC38- (Chanson du cousin Jacques. }

DE HUIT SYLLABESo

] Les 3^5 5e et 6^ masculins,

I Solon , Lycurgue et Pittacus

I Ont fait des lois, qu’on dit très ^ages;

Mais Vénus , Cornus et Bacebus ^ En ont fait qui sont moins sauvages ;

! Et ces lois sont ; Qu ’il est charmant

I D'être gourmand et d’être amant. •

j Airs sur la même coupe.

Chantez, dansez, amusez-vous ( la Rosière), ou de Jean-Jacques prenons le tou. 836.

Mou père, je viens devant vous. 742 et 743. G’ny a que Paris , oaVaudeviile des Poètes sans souci, ou Vive le rond. 852.

Versez donc , mes amis , versez. 635.

Ce fut au temps de la moisson. 688.

Le myrte au front , le verre en main. 5/j8. J’avais égaré mon fuseau ( Déserteur).

Nota. Cei air diffère de tous les antres airs de celte coupe , par le refrain qui lui est exclusivement consacré.

Pour détruire le genre humain , ou J’aime Bacchus, j’aime Nanon. lor-.

Autrefois sur mon flageolet , ou Pour voir un peu comment ça f’ra, 383.

lô

Jetez les yeux sur ce portrait. ia52.

Jadis un célèbre empereur ( Pj’e;re-/e-G;’a/jc/ ). 2 36.

Je suis encor dans mon printemps ( Une Jolie).

Dans le bosquet l’autre matin ( /a Z)o£ ). ii5. Ne soyons point ambitieux ( Un jour à Paris ).

Annette, en gardant son troupeau. 1899.

Ai'imes doubles , en commençanl par deux masculines.

Uu ancien proTcrbe nous dit :

Bienheureux les pauyres d’espril.

On peut eue heureux , quoique bélc ,

Le bonheur n'est pas dans la tête;

Mais pourtant , moi , jetais grand cas D’une bête qui ne l’est pas. 577.

( du Secret).

Airs sur la même coupe.

Air des pendus ,

ou Or , écoutez , petits et grands. 728.

Nous avons un clocher chez nous , ou Tique, tique, tac et tin, tin, tin, ou Ce sont les meuniers de céans. 4o5. Plantons le mai , chantons le mai. 4^2.

Air du vaudeville de V Arbre de Vincennes,

Je suis un marchand épicier, ou Qui veut entendre une chanson Cadiclion). 284.

Jeunes hiles , méfiez-vous. 1794*

{XoT\. En faisant le 0* vers de 8 syllabes , au lieu du bis. )

A rimes croisées, en commençant par une rime masculine.

Jeunes amans , époux barbons,

Entre vous quelle diirérence!

L’amant a les revenans-bons ,

L'époux a des droits en souO’rance :

Tel t]ui paie les violons

N’est pas toujours celui qui danse. 1406

O lit charmant où ma Myrthé. 4i4-

J’ai vu Zéphire ce matin,

ou Vous voulez me faire chanter. 65i.

A rimes croisées , en commençant par une rime Jeininine,

Mes chers enfans , point de louange ;

Allez réparer vos loisirs.

C’est bien le moins que sî j’arrange C’t air.iire au gré d’ vos désirs.

Vous preniez soin de ma vendange,

Comme j’ai soin de vos plaisirs.

Airs sur la même coupe.

Allez-vous-en , gens de la noce, ou Mes chers enfans , point de louange. 3o. Tout roule aujourd’hui dans le monde , ou Vous qui cherchez le délectable. 670. Douce amitié, sagesse aimable. 1120.

Les ler^ 2', 4' e£ 5e masculins.

N'écoutez jamais un amant,

Mc dit ma mère à tout moment;

Le plus fidèle est un volage Qui cherche à donner de l’amour ans jamais pajer de retour.

— Uvlasl munian , c’est bien dommage i loij.

Toujours timide et sans espoir ( Préventions. )

Le premier du mois de Janvier, ou Accompagné de plusieurs autres. 353.

Les 26, 3e , 5e et G® masculins.

Ah 1 s'il est dans votre village Un berger sensible et charmant , •

Qu'on ebérifse au premier moment , • Qu’on aime ensuite davantage ,

C’est mon ami , rendez-Ie-moi , ^ /A’ j

J’ai son amour, U a ma foi. ) ‘

Airs sur la meme coupe.

Air du vaudeville du Roi et le Fermier, ou II n’est qu’un pas du mal au bien. 23a.

Vous inc grondez d’un ton sévère , ou Ce cher objet sommeille encore ( Amours d’Étè, 64 1.

Malgré l’éclat de l’opulence {Jeannol et Colin ). 12o3.

Tout me charmait par ta présence. i683.

Dans une forêt des Ardennes ( Léon ).

Arbre charmant, qui me rappelle. 1809.

I^s ler. 26, 4® et 6e masculins.

C'est pour TOUS adorer louîour*

Que du dieu des tendres amours Mon cœur chérit tant la blessure.

Ma rie en liiiira le cours :

Si je désire qu’elle dure ,

C’est pour tous adorer toujours.

Airs sur la même coupe.

C’est pour vous adorer toujours , ou Charmante Iris, lorsque je liois. i3o4. Monsieur le prévôt des marchands , ou Celui qui trompe est un fripon. 763.

Les 3® et 5® masculins.

Je ne suis né ni roi ni pnncc ,

Je n'ai ni ville ni province ,

Ni presque rien de oc qu’ils ont ;

Mais je suis plus content peut-être ,

Car en n'étant pas ce qu’ils sont ,

Je suis tout ce qu'ils veulent être.

Airs sur la mé>ne coupe.

De fous les capucins du monde,

ou Comme un chien dans un jeu de quilles ,

ou Je ne suis né ni roi ni prince,

Par-devant le Dieu de Cyrhére. 137.

Baise-moi donc, me disait Biaise. 1307. Veut-on choisir entre les belles , ou Qu’auprès d’un jeune homme on étale. i3o8.

Un soir l’amour d’un air timide. 6o3.

Ne nous juéférons point aux belles. 1299.

Les 3e et 6® masculins.

Qu’une fille était étonnée Ce pienvîer jour de l'hyménéel Puur riii.Mruire il fallait du temps :

A présent de peine on est quitte ,

On trouve femme toute instruite.

\'y a plus (l’enfans,Ti’y a plus d'enfans.

Airs sur la même coupe.

Qu’une fille était étonnée, ou N’avoir pour objet que sa flamme. 1298. Ne nous préférons jioint aux belles, ouDans un bosiiuel j’étais seulclle. 129g.

Je suis aussi fraîche que l’aube , ou Les filles de notre village. loyS.

Dieu des beaux vers, roi de la rime. i63i. J’aime à jouer avec les Grâces. 1 3g3.

Les 2' et 4' masculins.

Un berger de notre village Me vint aborder l'autre jour:

Il me tint un certain langage ,

Et me parla beaucoup d’amour.

Je ne sais ce qu’il voulut dire ;

Mais je sens mon cœur qui soupire. ]oi 4*

Airs sur la même coupe.

Amour, viens enfler ma musette, ou Amis, dans ce charmant bocage. 1899. On peut, sans être sous la treille. iSaS.

Le 3', 4' et 6' masculins.

Âli! qu’un amant fidèle et tendre Peut facilement nous surprendre 1 D’abord nous croyons le ranger Sous nos luis sans nous engager;

Mais nous sentons qu’il f lUt nous rendre Quand nous connaissons le danger.

Fr.ii timbre.

Nos pèlerins ont bonne mine. if,46.

Les 26, 4®j 5e et 6e masculins.

La jouue ci sensible Isabelle ,

(chaque matin en s’cveillam ,

A. l’Amour oDVail avec zèle La prière du senliment,

£t lui demandait un amant Qui fût toujours tendre et constant- 176:<. (ilc^manre de madame Bourdic.)

Air sur la même coupe.

Noble dame, pensez à moi. ig38.

Les 6 rimes masculines.

Ah ! monseigneur , abl monseigneur, Tout est chez vous dans la rumeur ;

Il faut qu’on sonne le tocsin Et sur Annette, et sur Lubin;

Il faut écrire en tout pays

Par la p’tit’ poste de Paris. iG.

(Annette et Lubin. )

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