DE DOUZE SYLLABES
A rimes croisées, en commençant par une rime féminine.
Nos plaisirs sont légers , mais ils sont sans alarmes :
Plus bruyans dansle monde, ils en sont plus trompeurs :
J'ai pu croire un moment qu’ils avaient plus de charmes. Un seul moment d’espoir doit-i! coûter des pleurs? 861.
( Du Couvenl. )
Même coupe.
Olivier, je t’attends, l’heure est déjà sonnée. {romance), 1944*
A rimes croisées, en commençant par une * masculine.
Je (e salue , ô Dieu , protecteur des bumaius :
Mon cœur béait eocor ta bonté souTcraine ;
Je remettrai toujours mon sort entre tes mains ;
Mais qu’il sera plus doux, si je retrouve ismene ! 1695.
( Lti Trois Voyageurs. )
Les deux premiers féminins , les deux derniers masculins.
Quel visage trompeur! hélas I mon pauvre Gille,
Comme le dit GUblas , ou Gilbert , ou Virgile :
■ Ah 1 ne devrait-on pas à des signes certains » Reconnaître le cœur des perfides humains! •
["Mariage de Scarron. )
Non, je ne ferai pas ce qu’il faut que je fasse; ou La députation était bien honorable [Mariage de Scarron), 401.
Les cjuatre rimes masculines.
Pour la gloire et l’amour , en tout temps partagé , Le cœur d’un militaire est-il jamais âgé ?
Sous les drapeaux de Mars , quand il est engagé, Fourrait-il à Cythere obtenir son congé ?
Vrai timbre.
Air de Catinat ,
ou A.I1 ! si j’avais connu monsieur de Catinat.
DE DIX SYLLABES
A rimes croisées , en commençant par une Jèniinine.
Rien , tcnûAe Amour, ne résiste à tes armes :
Pour mieux tromper, tu les ornes de fleurs ;
Mais quand je veux ne chanter que tes charmes ,
Amour, pourquoi fais-tu couler mes pleurs? (bis.) 5i8.
[Gulnare. )
Airs sur la même coupe.
Te bien aimer , ô ma chère Zélie. 554.
Femme sensible, entends-tu le ramage ( Ariodant ). 193.
O Fontenay, qu’embellissent les roses ( Genliï Bernard). 4i3- Air des Folies d'Espagne , ou On vit sortir d’une grotte profonde. ^22. Tristes regrets , sortez de ma pensée , ou II n’est pire que l’eau qui dort. 23o.
Daigne écouter l’amant fidèle et tendre [Deux Jumeaux de Bcrgame ). 1 1 2.
Le connais-tu , ma chère Eléonore , ou Triste raison , j’abjure ton empire. 5n3. Yiendras-tu pas , toi que mon cœur adore. 620.
L’un de ces jours mes moutons s’égarèrent.
Elle m’aima cette belle Aspasie. 17 1.
Depuis long-temps j’ai trois mots à vous dire.
Pourquoi vouloir qu’une personne chante , on Après ma mort vous pleurerez , j’en jure. 469. Je sens combien cet effort est pénible ( Danse interrompue). 892.
Amant chéri , malgré ta longue absence ( la Jeune Mère). 1057.
Quoi 1 vous partez , sans que rien vous arrête. I23i.
Air de la romance de Fielding, ou Peintre de l’homme et censeur de nos vices.
Air de ia romance du Paysan de Bavèges , ou Quoi ! pour toujours elle m’est donc ravie I
Servant d’Amour, ai connu vif délire. 1255. Bedis-le-moi; tu ne peux t’en défendre, ou En voyant fuir le temps de ma jeunesse. ^256.
Amour , hymen , quand j’entrevois vos charmes.
Quand tu m’aimais, trop inconstante amie. 1660. De ton baiser la douceur passagère. io38.
Prêt à partir pour la rive africaine. 464*
Ah ! que l’amour aurait pour moi de charmes. ou Air de la walse hongroise. 1 076.
Je pense à vous quand de la douce aurore. 1 198. Arbre flétri, pâle et mourant feuillage. i3i6.
Je t’aime, hélas ! et n’ose te le dire.
Vous me quittez pour aller à la gloire. gBS.
Noble écuyer , soutien du diadème {^Charles de France). iSao.
Ma voix t’appelle , o ma tant douce amie ( Primerose). 1648.
Premier amour d’une première amie ( romance ), i656.
Picmière foisqu’amour vient en notre ame ( romance). 1684.
Il était làsurcette herbe fleurie (roma/me). 1696.
Buvez, buvez, en attendant l’aurore. 1723.
Aux champs d'honneur qu’illustra sa vaillance {^romance). 17 38.
.Si tu m’aimais, craindrais-tu de le dire? {romance). 1751.
Est-ce pour moi que tu verses des larmes ? ( romance). 1788.
Pourquoi me fuir , passagère hirondelle ?( romance). 1816.
Si loin du port, dispersés par l’oi âge (romance).
J’avais raison de craindre sa présence [du Billet de loterie). 1904.
A l imes croisées , en commençant par une masculine.
Plaignez le sort d’un nialLeureux amant *. Qui n’épiouTa nue refus de Julie :
Natun , Iiêl. sl ne créa cependant Pour les refus bouclie fraîche et jolie.
Airs sur la même coupe.
Prenez pitié d’un pauvre malheureux ( Berquin ) ,
ou Plaignez le sort d’un malheureux amant ( Danse in teiTompue ) , 471.
Par vos bontés sans bornes et sans prix ( Présentions). 1078.
Air de la romance des lîuincs de Babylone ,
ou A la beauté qu’embellit la pudeur ( l’Anglais à Bagdad). ilyZi.
Les 2' et 3= masculins.
Je suis Lindor, ma naissance est commune ,
Mes vœux sont ceux d’un simple bachelier;
Que n’ai-je , hélasl d'un brillant cheTalier A TOUS offrir le rang et la fortune !
Airs sur la même coupe.
Vous l’ordonnez, je me ferai connaître ( Barbier de Séville). 640.
Air de Paësiello sur les mêmes paroles 6^2.
A dix-sept ans la pauvre Coralie 2.
Oui , ma jeunesse à mes yeux est présente ( des Dettes). 1175
Pleurant la mort d’une épouse bien chère ( Maison isolée ). iigS.
Victor renonce aux amours de la ville ( Marcelin,) 1211
Portrait charmant , portrait de mon amie.
Bons chevaliers , écoutez ma romance. 1674* Air de la romance de Mélina 1891.
DE HÜIT SÎLLABES.
A rimes croisées, en commençant par une Jéminine.
Jcl'ai planté , je l’ai tu naître ,
Ce beau rosier où les oiseaux Tous les matins sous ma fenêtre Viennent chanter des airs nouveaux. s6i. (itomânee de J. -J. ildussdcu.)
Airs sur la même coupe.
Tu croyais, en aimant Colette. 574.
Réveillez-vous, belle dormeuse. D12.
Ruisseau qui baignes cette plaine. 5i2.
Tout est charmant chez Aspasie. 568.
Dans un bois solitaire et sombre. 127.
Jupiter, prête-moi ta foudre. 296.
En jupon court, en blanc corset, ou Sous un saule , dans la prairie. 547. Bonsoir, ma jeune et belle amie. [Romance du maréchal de Richelieu, alors dgé deSo ans). 65. Sous un ciel pur et sans nuage ( Ninon chez madame de Sévigné ). 1098.
J’ai du Jura gravi le faîte ( air limosin ). 1 187. Echo, rends-moi , je t’en conjure [Sophie ou la malade), 1226.
Les ler et ^^anasculins.
Tendre fruit des pleurs de TAurore. 555.
Air du vaudeville de la Barribre-du-mont- Parnasse. i55i.
Je le veux, ditd’une voix tendre. 1686. Aimable oiseau dont le ramage. 1814.
Plus blanche que la blanche hermine ( du Prince Troubadour ). 1846*
Pliilis, plus avare que tendre. i865.
A rimes croisées , en commençant par une masculine.
Morbleu ! je suis trop rebuté;
Mais plus de respect qui m’arrête :
Je Tois que pour être écouté ,
Il faut faire un coup de ma tête.
(Arlequin afficheur. )
Airs sur la même couffC,
Nous sommes précepteurs d’Amour, ou Forme qui voudra des désirs. 4 1 o.
Ma Doris un jour s’égara , ou Révéle tes secrets au jour. 882.
Au temps jadis un chevalier. 49.
Je vais la voir , et d’un pas lent. 378.
Recevez mes aveux secrets. 181 5.
A rimes doubles., en commençant par les Jéminines.
Qu'il pleuTe, qu’il ?enle, qu’il neige»
Quand la nuit est longue, on l’abrege :
Conduit en ces lieux par l’Air our,
J’y varroDS clair comme en plein jour ( La Veillée villageoise. }
Faux timbre.
A boire ! à boire ! à boire ! i.
A rimes doubles, en commençant par les masculines.
S’iilà qu’a pincé Berg-op*Zoom ,
Est un vrai moule à Te Deum ;
Vantez qu’ c’est un ûer vivant » pisque Pour vaincre il se Gcbaiidu risque, 990.
(Chanson de Vadé. j
Les 2® et 3® masculins.
Je voyais» sans être inquiète »
Tircis m’aborder quelquefois;
Il me voyait seuletle au bois Sans jamais me coûter fleurette
Airs sur la même coupe.
Songez bien que l’Amour sait feindre, ou Je voyais sans être inquiète. ii56.
En vain se fait-on violence,
ou En vain la fortune ennemie. i3o6.
L’amour vient donc sans qu’on y pense. 1729.
Tu veux savoir si par l’amour Ton ame doit être eniraînêe ?
Lorsque telle est sa destinée Apprends ce qu’on sent chaque jour. 1676.
( Chanson de J. -A. Ségur. )
Je vous salue, ô lieux cbarmans. 1810.
DE SEPT STLLABES.
A rimes croisées , en commençant par unejémi nine.
Si vous sentez dans vos âmes Le fardeau des noirs soucis ,
Accourez, messieurs et dames,
Voilà d’excellents oublisl
Airs sur la même coupe.
Belle brune que j’adore ,
ou Si VOUS sentez dans vos aines. i3 Sj,
Livrons-nous à la tendresse. i4oo.
Dois-je encor chanter tes cbaimcs (romance)
A rimes croisées , en commençant par une masculine.
Monsieur d’Ia Palisse esl movl ,
Il est mort de maladie :
Le premiej- jour de sa mort Fut le dentier de sa vie.
Airs sur la même coupe.
Monsieur d’ la Palisse est mort ,
Oit Le savetier matiiieux. figa.
Aimez , vous avez quinze ans. leâs.
DE SIX SYLLABES
Deux rimes féminines et deux rimes masculines.
Résonnez , ma muselle >
Pour attirer Ijisette ;
Et que T08 plus beaux airs Éclateut daus les airs.
Vrai timbre.
Ecoutez une histoire. iSgS.
A rimes croisées, en commençant par une féminins.
La liberté préside
Dans ce lieu plein d'appas*
Et le pliiibir décide Du goût de ce repas.
Airs sur la même coupe.
La liberté préside ,
ou Être aimé de Sylvie. i38o.
L’Amour charmait ma vie. 1812.
Air du vaudeville final du Bal champêtre. 1925.
Nota. On [rouvera encore beaucoup d\ùr$$ur des coupes régulières daus les airs à refrain. { Voyez le s® th J.
v%%v-v\ \V^V\'V^ VXVXVXVXVX/VX VXX Wt VXWXA VXX'VVWXXVXXXXX-VXX VXXVXX VXVWX VV\'VV\%'\.'V\'V\ VXV'WX VXXXVV X\-\V%A x\xvxx
ou
5lirje îiitô îi? factui-f.
Nota. Les plus grands couplets de facture sont places au k* n, qui contient les contredanses, les walses, les anglaises, les allemandes, etc., et au »“ III, qui contient Les rondeaux, les cavatines et les barcarolles.