COUPLETS AU-DESSUS DE DOUZE VERS
Air : Nous avons une terrasse ( de la Fêle du château. )
A peine <*t-on mis en vente Un nouveau dessin Satirique et malin ,
Dans la nuit chez mol se présente Un exempt... {c'esi monsieur Tapin.)
Avant qu’il ne me complimente,
Ko! j'ai sonné ma gouvernante :
■ Allons , descendez , Lâlez-vous ,
> Fanebon , ces messieurs sont chez noos •.
Ma Fanebon , sans dire un seul mot ,
En linge , en tabac aussHut Met à part tout ce qu’il me faut.
Alors , muni du moins lourd des paquets. Prenant congé de Fanebon, qui m’éclaire. Ayant en poebe un Boeare , un Rabelais, Le ûonl serein et la bourse légère ,
A l’exempt j’ouvre la portière.
On part , on ari-ive aux guichets :
Qui vive ? « ün confrère. •
Sans préliminaire ,
Mon gîte ordinaire Est tout préparé.
Jamais à personne Monsieur ne le donne ; Toujours il soupçonne Que }*y reviendrai. 407.
f Une Soirée de deux Pri*pnn/«ri.J
Air de l’Amoureux de quinze ans.
— TVs dans tes atours ?
— Toi d’ même.
■ — Sloi d’ même.
• — Nous d’ même.
— Dam’, te v’ià brave à l'extrême — Moi d’même.
— Nous d’ même.
•— CVst qu’on vient fêler. . . .
— Queut’zun qu’on aime,
— Que j’voulons chanter.
— Moi d’ même.
Pour lui j’ons fait Un biau bouquet.
— Moi d’ même.
Pour lui j’ons fait Faire un couplet.
— Moi d’ même :
J'ôns là ma chanson.
— Pardifl’, moi d’ mOnic , y la sais tout du long.
— Pardin\ moi d’ même.
— Dam\ dîl beaucoup.
— Moi d’ même.
— Mais ça n* dit pas tout.
— Moi d’ même 556.
Air : \’ivc une femme de tète [du Major Palmer).
— Je suis colère el boudeuse.
Cela me mel en gaîté.
— Je suis très capricieuse.
— J’aime la Tariélé.
— Pour peu qu’on me contrarie ,
Je ne reconnais plus rien.
— Tout à votre fantaisie ;
Avec moi vous serez bien.
— Je gronde et parle sans cesse.
— Bon! cela me distraira.
— Je veux être en tout maîtresse.
— Je prends femme pour cela.
— Je suis coquette et volage ;
(Voyons ce qu’il en dira].
— Pour vous aimer davantage ,
J’attendais ce défaut-là I — Je veux une cour brillante Tous les jours à mes genoux.
— Ce doux projel-là m’enchante ,
Et tout me plaira de vous.
— Quoi) vous feriez la folie I...
— Oui , je veux en essayer,
Auprès de femme jolie
lUen ne saurait m’effrayer, (ter.) 1059.
(Des deux Père$.)
Air de l’cntractc de V Épreuve villageoise.
Je Gs toujours De mes jours Bon emploi :
J’ai pour loi De saisir Le plaisir Qui passe.
Lorsqu’un savant En rêvant Perd des nuits,
Jeux et ris
M’entraînent dans l’espace.
Je fus dans plus d’une cité Cité
Pour être promptement d’un eœur Vainqueur.
J’eiUendsdire au censeur subtil :
N’a-l-il
Bien que ce joli talent^ci }
Si.
Je fis toujours
De mes jours, etc. iSaC.
(Boulevard de Bonne -?^0uvel(t\)
Air de la Lanterne Sourde.
Merveilleuse dans ses vertus.
Ma lanterne est simple et petite.
Pareille à ces gens de mérite Qui vont modestement vêtus.
Aux plus belles découvertes Sa lumière présida ,
Les Indes furent ouvertes A Vasco qu'elle guida.
Mais sous son couvercle de fer.
Elle ne brille que dans l’ombre.
Do peur d'eiîrayrr le grand nombre ,
Qui craint toujours d'y voir trop clair] Sur quelques têtes connues ,
C’est elle qui fit passer Ces fortunes imprévues Qu’on ne voit point commencer.
Elle rend sols bien des maris ,
Bien tendres des cœurs insensibles,
Et bien des sottises visibles De Constantinople à Paris.
J’ai vu des sages l'attendre ,
Bien des fous courir après ,
Et , sans savoir oCi la prendre ,
Bien des sols mourir auprès.
Merveilleuse dans ses vertus,
Ma lanterne est simple et petite ,
Pareille à ces gens de nïérite
Qu'on voit modestement vêtus. >9 9.
Air ; C’est dans cette égalité même.
Toujours debout , toujours en roule ,
Il n’est point de pas qui me coûi«
Pour bien faire ce que je fais.
Point d’ami , de dépositaire.
De ministre, d'homme d’alTairt Qui soit chargé d’autant d’effets,
Projets, billets, placels, poulets.
L’un me sourit, l’autre m’arrête;
El moi, qui suis un homme de têto,
Je vais de Paris à Xeuilly ,
De Neuilly je trotie à Passy ;
Puis , dans un tour de promenade ,
Je me retrouTe à l'Eslrapade.
Partout , de jour comme de nuit «
Dans le monde faisant du bruit,
Et , sans rien emprunter du vûire , Apprenez , qu’aussî bien qu'un autre , Apprenez, monsieur le faquin.
Que je sais faire mon chemin (i). 56g.
(Arleguin afficheur.)
Air du Postillon par Calais.
J'accourons pour yoîi* si c*esl comm' ce matin , Et si gVia pour nous ni danse ni festin ;
J’amèn' pour danseurs Ma mère et mes deux sceurs ,
Mon voisin Lubin Et Colin ,
Mon parrain.
Xbomas Et Colas
Conduisent sur mes pas Fanchon Et Manon ,
Adrienne Et Julienne ,
Margot Et Caleau ,
Marguerite Et Brigite.
J’ons quatre vie llcuz ,
Qui jüOront de leur mieux ;
J'ons deux violons ,
Loués aux Porcherons ;
J'ons un tambourin Qui fera ben du train ;
J’ons un flageolet Perçant comme un sifflet. ia8i.
(De Fadéà la Grenouillère.)
Air : Garde-marine à Rochefo'rt [Du Vaisseau amiral.
En joyeux et brave marin ,
Parcourant gaîment les deux mondes ,
Je maîtrise les vents , les ondes ,
Les ennemis et le chagrin.
Bouteille en main , pipe allumée ,
Soir ei malin sur te tülac ,
Mes ennuis s’en vont en fumée
Avec du vin et du tabac. •
Je ris lorsque l’orage gronde ;
S’il crève , je cbanie une ronde ;
L’ennemi vient , c’est autre jeu ,
Autre chanson , bien autre feu :
Amène, ou garde à loi, morbleu !...
Enfin , après bien des orages ,
Bien des combats , quelques naufr:<ges,
Je rapporte dans mon pays Les heureux fruits De ma croisière ,
Et vogue , vogue la galère. i5o?.
[Comme ça vient , comme ça passe.)
Air : Courons de la brune à la blonde.
Le public vous encourage Par des bravos , et des bit :
L’auteur a droit de s ’attendi e Au succès le plus complet;
Mais souvent il touche à l’esclandre.
Quand tout fait De l’elTet ,
Vient un couplet ,
Qui déplaît :
Le sifflet
Est tout prêt; f
Cn arrêt ,
Bien formel ,
Est porté ,
Adopté ,
Sans appel ;
Et la pièce est de Flandre. ' iio [De Ffosine. )
Air du Port Mahon ( Chanson de Collé).
Chansonniers mes confrères ,
Le cœur, l’amour, ce sont des cljimères; (i) Dans vos chansons légères Traitez de vieux abus ,
De phébus.
De rébus Ces vertus Qu’on n’a plus.
Tâchez d'historîer Quelque conte ordurîer;
Mais avec bienséance :
(i) Dans les deux autres couplets de Cette chanson, Colle o coupé ce vers en trois.
(Q On peut étendre ou diminuer cette coupe à volonté.
Dans plus d’un nouvel ouvrage Vingt couplets sont applaudis ;
De mois Trop gros I/orciUe s’offense :
Tirea voire indécence I>A fond de vos sujets,
Et de faits Faux ou vrais ,
Scandaleux ,
Mais joyeux. 35s.
Air du Solitaire,
Je suis un diable à quaire , ün vrai Roger-bon-icmps ,
Et je saurai me battre tloulre vingt revenans.
Jarni 1 que j étais bêle De trembler ce matin;
A tout le genre humain Ce soir je licudrai tête.
Comme ou se porte bien ,
Lalira , lai*ira , lalirelte ;
('.orame on se porte bleu Quand on n'a peur de rien ,
Quand on n'a peur de rien ,
De rien ;
Comme on se trouve bien Quand on n’a peur de rien ,
De rien,
Comme on se trouve bien ! 19D4«
Air UujjucvlociciJ ( Uagniel que rn^$ dounat).
Attends
Quelques iustans .
Car je prétends ,
Par un stratagème ,
Qu’avant beaucoup de temps ,
Si tu descends ,
Nous soyons contens.
L’avis m' plaît Tout comme à toi-même ;
Mais queu secret Pour un cœur qui t’aime I Babel,
J'vis inquiet D^savoir tout dret Quel est ton projet. 45
{De la Veillée villageoite.)
Air ; Comme faisaient nos pères ( d’Alexis ).
Loin de m’occuper d’embellir Cn gothique domaine ,
Lorsque je m’y promène Chaque objet m’oflVe un souvenir.
Là , j'aime à dire :
« On venait rire ; a Là , j’aime à dire ;
> On venait boire et rire.
■ Combien l’Amour îança de traits t Dans ces mystérieux bosquets!
>» Respectons-les. *
J’aime à prendre le frais Sous CCS voûtes légères Où respiraient nos pères.
Où respiraient, où s’égayaient nos pères.
(£es Préientioni.)
{bU.)
Air ;
Air d’Anacrèon.
Si des tristes cyprès.
Si du fatal rivage On pouvait , à grands frais, S’épargner le voyage ,
J’aimerais fort Un beau trésor;
Et le jour qu’à ma porte La mort frapperait , fila voix lui dirait :
Prends , prends, emporte Mon or, mes trésors pour jamais Au séjour des regrets...
filais des tristes cyprès , filais du fatal rivage ,
Au gré de mes souhaits ,
Sauve-moi le voyage 1 iSJi.
{Anacréon^ opéra.)
Une petite Fillette {des petits Savoyards ).
Préparons sous c’te coudrette ,
Grands papas et grand'mamans ,
Bon vin et la cbansonnette Pour festa nos ebers enfants :
Cœur gai , filorgué J Bon pain ,
Bon vio ;
Enfin ,
Pour eux qu’ici tout s’apprête :
Avec c’te cher’ marmaille-là Bientôt not' bonheur renaîtra ;
Il retiendra Et descendra
La moDtagna ^ ^ .
Du haut en bas* I ^***
(De la Vallée de Barcelonnette.)
Air du Porteur d’eau ( de la Pauvre Femme ).
Ne fait’ pas tant vot’ embarras ;
Tâchooe plutôt de nous entendre.
I Quand on veut fair’ ce qu’on n’ sait pas ,
1 Tout au moins faudrait rapprendre.
' Si chacun Tcut changer d’ métiers,
{ Si r maçon tcuI fair* des souliers,
I Si r cordonnier fait des maisons ,
, Si les loups gardent les moutons ,
Ab I mon dieu ,
< Ah ! mon dieu I
I Que ça nous causera de maux...
I A l'eau! (6«.)
Comro* Jacques , vaudrait beii mieux, ■■ j A l'eau
I Que tout chacun portât sessciatix. [bis.) 76 1.
Air : Au lever du jour.
Je ne sais pourquoi ,
Mais c'est excusable ,
Je disais en moi :
Il parait aimable ,
Prévenant , affable Et de bonne foi ;
Je juge à l’entendre ,
Que par un cœur tendre
11 est dirigé.
Ce cœur , s’il s’engage ,
Ne sera, je gage,
Léger ni volage.
Ab ! c'est grand dommage 1 ^
Si j’ai mal jugé ! j
(Du Ftiücon.)
Adorez cet eufant Que nourrit l’espérance ;
Amaus, il vous défend D’avoir trop d'assurance ;
Modestes en tout lieu ,
Sachez vous taire ;
Dès son berceau ce dieu Veut le mystère.
Cet enfant, de ses traits Armant les belles,
Pour fuir les indiscrets .
Porte dvs ailes.
Vous tous qu’il a cliarnu-s ,
Dans le silence aimez ,
Adorez cet enfant , etc. i75a.
Air : Boiijoir la compagnie.
J'entends encore Leur voix sonore ,
Qui pourtant s'évapore*,
Les femmes malignes Nous font plusieurs signes-, Hépondons ieur ainsi D’ici.
Répondons-leur ainsi :
Bonsoir la compagnie ,
Bonsoir la compagnie;
Bonsoir ,
Jusqu'au revoir.
Jusqu’au revoir ,
Bonsoir. 66.
Air de Marianne.
SuzoD sortait de son village.
On lui trouvait quelques appas ;
Air n'avait pas d' bien en partage -,
Mais un bon cœur et de bons bras.
Travaillez donc ,
Manuel' Suzon ;
Travaillez donc , jeune et pauvre fillette!
Croyez-moi donc ,
Songez.y donc ;
Travaillez donc, jeune et pauvre Suzon,
Écoutez c’te voix qui répète
Que l’argent ne donn’ pas 1' bonheur ,
Et qu’ lorsqu’on a la p.iix du cœur Notre fortune est faite, (fer.) 55o.
Ær sur la même coupe.
De tous ses devoirs pénétrée ( du Folle ). 980.
Faut chasser la mélancolie ,
C’est rvrai moyen d' sauver rÉliii.
Boire à la santé d’ la patrie ,
C’est la devise du soldat.
Prenez un flacon ,
Versez-moi du lion.
Gni aurait pas lam d'arisloc-raics St i'on buvait à qui mieux mieux
De ce bon vin vieux. (bit)
C est çà qui fait les démoci'alfs- On est joyeux Courageux ,
Valeureux
Quand on boit (1er.) de ce bon vin vieux. i44o« {Club des bonnes gens.)
Air de Ziste et Zeste.
Vive un amant Pour être entreprenant I Âu moindre mot il est en mouvement.
Ziste y zeste ,
Qu’il est preste I Malepestel Comme il va C'est un cbarme que cela.
Dans un époux on voit tout le contraire. Qu’il est sourd 1 Qu’il est lourd!
Qtl’il est gourd!
Hélas 1 qu’en peut-on faire ! 1046
{Chanson de Pannard.)
Air de la Bourbouuaise.
— Eh! quoi! ce pauvre diable!
Le tour est impayable ! (^'<0
Mort en sortant de table.
Je le reconnaîs-là.
Ab ! ah ! a L i ah !
— Oh J comme elle s'afflige !
Ce n’est point un prestige :
11 est bien mort , vous dis-je ;
Mort comme me voilà.
Ah! ab! ab ! abl ab I ab!*ahl ali I ali! ab! abl ab ! abl Ob ! comme elle s’afflige !
Aurais-je cru cela ? 3oi.
{D'Eiie et Lui.)
Air: Toujours seule, disait INina.
S’il a , comme le bon llenri ,
Des le berceau chéri ,
Ri;
Vrai , sensible et reconnoissant ,
Si l’homme , en grandissant « Sent
Que pour l’amitié , pour l’amour , D’nn Dieu juste il requi le jour , Chantanl Bacebus ;
Il ne faut plus 1
Pour qu’il soit épicurien , v (bisj Rien. )
(CAanson de CapeUe.)
Air d’Aline.
11 reçut au sein de la gloire £t lesmyrfbes et les lauriers,
Que les belles et la victoire Tressent pour le front des guerriers :
En amour, comme à la guerre,
Il vole à de nouveaux succès ;
Il sait aimer, combattre et plaire : (à il.) C’est vous dire qu’il est Français...
On ne peut nous entendre...
Je vais tout vous apprendre...
Vous promettez d'ètre discret!
C’est qu’au fond de nos âmes Il est encor des femmes Qui savent garder un secret, [ter.) u44.
Air de Jeannette.
Dans votre humble servante Vous voyez , je m’en vante ,
Le conseil des mamans ,
Le repos des familles,
La sûreté des filles ,
Et l’efilroi des amans.
Ma sagesse ramène La brebis au bercail ;
Seule j’aurais sans peine Gardé tout un sérail.
En fait d’esprit, d'adresse ,
De ruse , de fiuesse ,
De regards clairvoyans ,
Sans que cela parai.<^se ,
Moi , je n’ai que vingt ans. 1971 {De la Parisienne en Espagne.)
Romance du pleureur, qui a perdu son couteau
En r’venant du cb&tieau ,
Je ram’nais mon troupleau.
Je r’gardais {bis.) t’uu balieau Qui s'en allait sous l'ieau.
Tu sais ben ce coutîeau ,
Qu' papa m'a fait cadieau ?...
J’ai perdu mon coutieau I (1er.]
En cbercbant mon coulîeau ,
Je pleurais comme un TÎeau ;
V’ià qu’je renconlris Fancbette Qui s’en r’v’nait d’Ia coudrette.
Qui m’ dit comm' ça , François,
Si l'étais ben gentil ,
Tu m’ prôt’rais ton outil (bis.)
Pour écalcr mes noix.
PurUi.) Mon outil !... c’est-y pas mon coût icau qu’ tu veux dire?...
En r'venant du cbâiieau , etc. 19^1.
Air du Couteau retrouvé.
Que j'sis content ! queu bonn’ nouvelle 1 J’vas Tapprctidre à tout le hameau I ...
J’ crais ben qu' j’en perdrons la cervelle... Ah! j’ai retrouvé moncouiieaul Que j'sis content !
Ah î ah ! ah I que je sis content 1
Ah ! queu bonheur 1 queu bieau moment I
Ah I pour moi queu ravissement!
Que j’ sis joyeux 1 que j’ sis content !
J'en mourrai de contentement I 1,’aut* jour un bieau monsieur d’ la ville Se moquait d' moi parc’ que j’ pleurais ; Mais maiulenant que j’ sis tranquille ,
S’il était là , je lui dirais :
Que J'sis content , etc. — i 9^^*
( il? )
Air du Concert à la cour.
Povera
Signora
A des migraines ;
Povera
Signora
Gémit tout bas.
Ah I ah 1 ah 1 ah 1 ah ! ah ! ah : ah ! ah ! ah !
Ah I ah I ah ! ah I ah 1 ah ! ah ! ah I ah ! ah !
J’ai pour cela Des recettes certaines ;
Je crois savoir ce qui cause vos peines ,
Ahl ahl ah! ah 1 ahl ahi ahl ah! ah! ahl (61s.)
Ah! ahl ah! ah! aiil ahl ah! ahl ah! ahl V 1984.