‹ La clé du caveauChapitre 35 sur 64 · N“ III · texte numérisé non relu

N“ III

JlONDEAtFX ET CAVATINES.

EONDE ACX.

Des Visitandines»

Enfant cliéri des dames,

Je fus en tout pays

Fort bien avec les femmes ,

Mal avec les maris. ( fer.)

Pour charmer l’ennui de l’absence,

À vingt beautés )e fais la cour ;

Laissant aux sols l’ennuyeuse constance ,

Je les adore tour à tour.

Pourquoi me piquer de constance.

Quand je vois de nouveaux appas ? (M?.) Un nouveau goût s’éveille,

J'eulends à mon oreille Le dieu d’amour me répéter tou! bas:

(j) C'est mat (i-propo$ que quctques ckansonnier$ ont fait ce vers-lit feinitiiu : ii doit être tel que nous l'indiquons.

Enfant cliéri des dames.

Sois dans tous les pays Fort bien avec les femmes,

Mal avec les maris.

Mais le ciel me seconde ,

Et veut faire , je croi ,

L’ami de tout le monde D’un bomme tel que moi.

Me voici d.'tns la France ,

Tout ira pour le mieux ,

Car on aime l’aisance Dans ce climat heureux. . . (fer.) Non , U n’est point de climat plus heureux ; Car les amans des dames ,

Dans ce cburmanl pays ,

Sont bien avec les femmes ,

Bien avec les maris. {ter.) 770.

Du Prisonnier.

Oui, c'en est fait je me marie ; Je veux vivre comme un Caion :

S’il est un temps pour la folie, Il en est un pour la raison.

Dans le mariage Dne hile sage Peut dans mon ménage M'ufîrir le bonheur.

Bientôt celle belle ,

El douce et fidèle ,

Sait fixer près d’elle Mes pas et mon cœur.

Oh } c'en est fait , etc

Cbe2 moi tout prospère.

Celle épouse chère Me rendra le père D'aimables enfans.

Ma main les caresse;

Bienlôl leur jeunesse Donne à ma vieillesse Les plus doux instans.

Oh! c’en est fait, etc. 768.

De Renaud d’Ast.

Pauvre pelii, il est transi.

Qu'il a bon air 1 qu’il est gentil 1 Âh 1 c’est un honnête homme 1 Ohl oui, je le parie. Mais d’où peut-il venir ainsi ?

11 aura fait quelque folie Pour tromper un jaloux méchant ,

Et le pauvre amour est souvent Victime de la jalousie.

Pauvre petit , etc.

Il aime, il est fidèle amant ,

Il est si tendre , si louchant J 11 allait voir sa bonne amie. . .

Il dit que je suis fort jolie. .

Ab 1 c’est un honnête homme I Ohl oui , je le parie.

Pauvre peiii , etc. 445,

De Chapitre second.

C’est en vain qu'on blâme Les torts qu'une femme Ne doit qu’à son cœur.

Voyant , s’il nous aime ,

Dans D0« fautes mr^me ,

L’espoir du bonheur ,

Chaque homme d’araoce ,

Grâce à l’espérance De nous plaire un jour,

Autant par prudence Que par indulgence,

Pardonne à l’amour.

Loin d’être légère ,

A sesTœux contraire,

On chasse un désir;

Maisi’ame tremblante,

Sans qu’elle y consente ,

Saisit un plaisir.

Alors on nous blâme. . .

Uais dès qu’une femme Cède au sentiment ,

Le talent de plaire,

Mieux que le mystère ,

Excuse un penchant. ...

Et, fût-on coupable,

Dès qu’on rend aimable tJne erreur qui plail ,

Au cœur ou la passe ,

Au moins pour la grâce

Que l’esprit y met. i4i8-

D’ Adolphe et Clara.

Jeunes (tlles qu'on marie ,

Que ?o(re lort est alTreux !

Que de peines dans la vie Pour quelques momeus heureux 1 Ce mari , d'abord si tendre , Toujours soumis, à L’entendre,

Devient bientôt près de vous Infidèle, ingrat, jaloux;

Car voilà comme ils sont lotis.

Mon exemple peut l’apprendre :

N’écoulez pas leurs discours ,

£t répéleZ'Vous toujours :

Jeunes filles qu’on marie , etc.

Voyez leur orgueil extrême ,

Il faut toujours leur céder ;

Un époux veut commander A l’amour, au plaisir même.

Et puis l’on vous vantera Les charmes du mariage !

Non , ce n’est qu’un esclavage!

Qui le connaîtra ,

Avec moi dira:

Jeunes filles qu’on marie , etc. 117C.

Maison à vendre.

Toujours courant après maLclle , Ainsi qu’un jeune troubadour ,

Plus amoureux , aussi fidèle ,

Je souflVe et chante mon amour.

Ali l si du moins de mon absence Lise éprouvait le déplaisir!

Mal d’amour est douce soulfrancc , Quand on est deux à le sentir !

Mais seul , hélas! loin de ma belle , Ainsi qu’un jeune troubadour.

Plus amoureux, aussi fidèle ,

J« souffre et chante mon amour.

Poiiez sur votre aile légère , Allez, portez, tendres zéphyrs.

Au cher objet qui m’a su plaire Et mes chansons et mes soupirs !

Dites-lui bien que pour ma belle Ainsi qu'un jeune troubadour , Plus amoureux, aussi fidèle.

Je süulfre et chante mon amour

D’Une folie.

On iie sauralt'Irop embellir Le court espace de la vie :

Pour moi je veux le parcourir Avec l’Amour et la Folie. ■»

Du Temps rapide qui s’enfuit Rien n'échappe à lu faux cruelle; Souvent elle frappe et dêtriiit Jusqu'à la fleur la plus nouvelle.

On ne saurait , etc.

Empressons-nous donc de jouir Du charme heureux de lu jeunesse Et ménageons un souvenir Qui vient égayer la vieillesse.

On ne saurait, etc.

De la Cinquantaine.

Viens donc, mou Aline , Toi qui me lutine;'

Viens donc , mon Aline , Pour que j’ «ois heureux.

Dis-moi donc lout d* bon : je t’aime !

Moi j’ai dit cen( fois de même :

Mais ça vaut ben mieux Quand on le dit à deux.

Tiens donc « mon Âliiie ,

Toi qui me lutine ;

Viens donc 4 mon Aline:

Faut que j’sois heureux.

Je t’aimerai ,

T’embrasserai ,

T’épouserai,

T’ caresserai ;

Et , si c'est à ton gré ,

Je recommencerai.

Viens donc , mon Aline, etc. 1063.

Du Poète satirique.

Voyez aux contredanses celle de la Rosière , page i43 , uuméro de la musique lôJS.

De Pauline , ou de Rose et Auréle.

Si jamais je me marie ,

ConGant , sensible et doux ,

De mon épouse chérie Je ne serai point jaloux.

Ah 1 si la femme est légère ,

Si son cœur aime à changer,

Est-ce donc l'immeur séyère Qui pourra la corriger ?

Contre le sexe, entre nous.

C’est en vain que l'on déclame :

Souvent les torts de la femme Sont l’ouTrage de l'époux.

Si jamais , etc.

Toujours content , toujours fidèle ,

Je n’existerai que pour elle;

Seule, elle fera mon bonheur.

Si quelqu’uutre cherche à lui plaire, Loin d’en montrer de la colère , Bedoublanl de soin, de douceur.

J’obtiendrai qu'elle me préféré.

Et je saurai fixer son cœur.

Si jamais, etc. ids9.

Des deux Pères.

Que ce bon père est complaisant ,

Et qu’il nous évite d'alarmes;

Qu’il est aimable , qu’il est complaisant!

Par un accord toujours doux et piquant ,

Si la fille est pleine de charmes , D’honneur, le bonhomme est charmant.

Comme tous deux agissent bien :

L’une voit tout , et l'autre rien ,

Je me tais , l’uiie sait m’entendre ; L’autre m’entend sans me comprendra ; Ils Sont aveuglés tour à tour El par les ans et par l'amour.

Que ce bon père , etc. i5j2.

Des deux Edmon.

A voyager je passerais ma vie;

Rien n’est pour moi plus amusant , Quand je trouve , chemin faisant , Bonne auberge et Ülle jolie.

Dés le malin ,

Je pars l’ame contente,

Le cœur jojeux , le front serein ;

J’ai le projet d’aller grand iraiu ,

Mais un cabaret se présente. . .

Holà! garçon ?... il faut goûter le vin El dire un mol à la servante.

Depuis rinslant de mon départ ,

Ainsi je sais prendre courage ; Toujours dispos , toujours gaillard .

Gaîment je charme le voyage ,

Et j’arrive tôt ou tard.

A voyager, etc. ugo.

De Haine aux femmes.

Fine coquetterie ,

Adroite pruderie ,

Tendez bien vos filets ;

Belles, je vuus délie De m’y preudre jamais,

Non , non , jamais.

D'ici j’entends l’une me dire ,

Avec le plus malin sourire :

• Quoi 1 vraiment, vous boudez l’Amour?

> Vous baissez toutes les belles?

• Pour vous venger des infidèles ,

B Imilez-les, faites comme elles ,

■ Et voltigez à votre tour, a

Fine coquetterie , etc.

L’autre me dit , d’une voix tendre ,

Les yeux baissés , et poussant un soupir ;

• Juste ciel! que viens-je d’entendre I

9 Pour toujours vous pourriez nous fuir

» Ab! $i des beautés ioconslanles » Vous ont donné quelque chagrin ,

■ Il en est de compatissantes,

H Qui sarctit réparer les loris de leur prochain. •

Fiue co<|UPUerie , eic. ï3Cjî.

Du Mariage extravagant.

Dix ans de plus dans celte vie ,

Sont plus louTent un mal qu’un bien; Mais chez Glle à cinq ans jolie ,

Dix ans de plue ne gâieiit rien.

Grâce eiifaniine ,

Goûts innocens ,

Tête mutine ,

Âttraiis naissans ,

CEillade vive ,

Gentil minois ,

Gaîté naïve ,

Voilà ma Belzy d’autrefois.

Dix ans de plus dans celle vie

Sont plus souvent un mal qu'un bien ;

Mais chez fille à cinq ans jolie ,

Dix ans de plus ne gâteol rien.

Parler timide ,

Trouble inquiet,

P.iupière humide,

K^gard discret ,

Cœur qui palpite ,

Secret ennui.

Sein qui s’agite;

Voilà ma Belzj d’aujourd’hui.

Dix ans de plus dans celle vie Sont plus souvent un mal qu’un bien :

Mais chez fille à cinq ans jolie ,

Dix ans de plus ne gâtent rien. 1 5SC.

De Comme ça vient, et comme ça passe.

O vous qui savez plaire,

Vous qui savez aimer,

Dites par quel mystère Le cœur peut s’aoimerl Lorsque l'amour va naître.

Comment le reconnaître,

£t commcDl le celer?

Un regard , un sourire ,

N'est-ce pas trop peu dire ,

N'est-ce pas trop parler?

Je tremble de l’enlendre.

Je brûle de le voir,

Je crains d'en trop apprendre El d'en trop peu savoir.

Je le fuis , le désire ,

Son cœur bat prés du mien ;

Il se tait^ je soupire :

C’est tout notre enirclien.

Est-ce ainsi qu'amour vient?

O TOUS , etc. iGû8.

De Gascon et Normand ( Air : J’aimons les amours, qui toujours.

C’est ù tort

Qu’on se plaint du sort :

J’en suis content.

Et je dis en chantant :

Nos jours.

Si courts Pour DOS désirs.

Sont une chaîne des plus doux plaisirs Mais ce n’est que par la folie Que notre vie Peul être embellie;

Rire de tout est le moyen De ne jamais désespérer de rien.

Près d’une belle Suis-je heureux ,

Elle

Devient l’objet de tous mes vœux.

Alors l’amour est pour mon cœur .

Et le premier et le plus doux bonheur; Mais que l’on m’appelle Au festin ,

Le verre en main Et plein D’un jus divin ,

Je crois à table , à mon côté , Avoir la véritable volupté.

Au jeu

Vais-je m’asseoir un peu,

Le moindre gain Me réjouit soudain ,

El la fortune me paraît Du vrai bonheur seule avoir le secret.

Esi-elle Infidèle ,

Gaîment'

Pour les combats je la quitte à l'insiait Et la gloire est lu déité Dont l'attends toute ma félicité*

Âiosi ,

Chassant le noir souci , Toujours conlent ,

Je me dis en cbuntant :

Nos jours ,

* Si coulis

Pour nos désirs ,

Sont une chaîne des plus doux plaisirs

Des Rendez-vous bourgeois.

A-llons, plus de irisiesse;

Aux jeux , à la tendresse ,

Consacrons la jeunesse , ,

El vire la gaîté I ,

Dijà la nuit commence.

L’heureux instant s’avance,

De la seule espérance Mon cœur est enchanté ;

Oui, mon cœur est enchanté.

Allons , allons , plus de tristesse ,

Aux jeux , à la tendresse ,

Consacrons la jeunesse,

Et vive la gaîté 1

Ah ! que! joli moment :

Amour, lu nous prépares!

Le père absent ,

Point de Bertrand ,

Chacune a son amant.

C'est bien dommage , assurément.

Que ces momens-là soient si rares;

C’est bien dommage, assurément...

Allons, plus de tristesse , etc. 1987-

Des Rendez-vous bourgeois.

Fortune, en ce monde.

Tu fais trop pour moi ;

Ta maiu me seconde.

Je ne sais pourquoi :

Toujours sans obstacles,

Tu combles mes vœu.x;

Pour me rendre heureux ,

Tu fais des miracles.

Ah 1 de ta faveur ,

Sois donc plus avare ;

Jouissance rare

Est plus douce au cœur.

Par quelques alarmes ,

Viens donc m’affliger;

L’amour sans danger Est presque sans charmes.

Trompe mes désirs Et mes espérances ;

De quelques .souffranccK

Mêle mes plaisirs. i564.

A la lui souhaiter :

Que lui présenter.

Ah I que ces fleurs boni cliannanles 1 Quelles couleurs Vives et brillantes !

Mais , mais Je it'oserai jamais. . .

Cependant comme elles Sont belles!

Ah ! parmi ces fleurs nouveltci D’une simple fleur, etc.

Ce n'est peut-être pas bien ;

( lependant une simple rose ,

C’est si peu de clioscl. . .

El personne n’en saura rien.

Un peu de courage t Adroitement avançons

Ma main dans le feuillage.

(!rac , je tiens la rose et les boutons.

D’une simple fleur , etc. lô^s.

De la Rosière de Yenieuil.

De la Journée aux aventures.

D’une simple fleur Je voudrais lui faire hommage; Mais où trouver dans le village Une fleur ,

Qui de mon cœur Peigne l’ardeur El in candeur ?

C’est pourtant sa fêle ,

Et mon cœur s’apprête

Si lu voyais Rosette , Soudain tu l'aiinerais; Mais ,

Comme moi , tu brûlerais D’une flamme discrète.

Avec les plus jolis traits ,

Elle a sous un simple corsage Les séduisans attraits D« nos beautés du haut parage.

SoD pied mignou f.harme quand elle danse ,

Son œil fripon

Vous dit , sans qu'elle y pense :

Je plais t je le sais bien. . .

Eo(1d , mon ebei‘t elle est parfaite :

Car, pour qu'il ne lui manquât rien , L’Amour la lit coquette.

Abl crois-le bien :

Si lu voyais Rosette ,

Soudain tu l’aiineralâ;

Mais «

Comme moi , tu brûlerai*

D'une flamme discrète.

En ces lieux je n’ai pu la >oir Sans éprouver un trouble extrême ;

Elle me plaît sans le vouloir,

Aussi , sans le vouloir , je l’aime ;

Oui , sans le vouloir, sur ma foi ,

Et c’est là ce qui me tourmente;

Car , mon cher , Rosette est cbarniante.. . Mais elle ne veut pas de moi.

El cependant si tu voyais Rosette ,

Soudain tu l'aimerais;

Mais ,

Comme moi, tu brûlerais

D'une flamme dis<‘rête. tà47>

Rondeau militaire de la Journée aux aventures.

Français et militaire,

Dans l'àge des plaisir* ,

Aimer, combattre et plaire,

. Voilà mes seuls dê>irs.

On me voit à ma belle Jurer d’être constant ;

Si Bellone m'appelle ,

Je la quitte à l'instam ;

Son image üdéle

Me suit au cbamp d'bonneur «

El je reviens près d'elle Retrouver le bonheur.

Français et nilliluire . etc.

Mars , après les alarmes ,

Le cœur d’amour épris.

Venait poser les armes Aux genoux de Cypris;

Et Bayard , plein de gloire ,

Pour devise eut toujours :

Fidèle à la victoire ,

Et Gdèle aux amours.

Comme Bayard , Français et militaire , (ij Dans l’àge des plaisirs ,

Aimer , combattre et plaire ,

Voilà mes seuls désirs. 1SC9.

De Monsieur Sans-Gêne. .

Au sein des mers et k>iu du monde .

Nous braverons dangers, euuui.

Puisqu'il n'existera sur l’oode Que lui pour mui , que moi pour lui !

Ses yeux, sur la plaitie liquide ,

Ne pourront voir d'autres appas;

El si rèlénieut est peiiidc .

Mou mari ne le sera pas.

Au sein des mers , etc.

(l) 0/1 peul faire uu vers de en le$ r«{r<mr/ninf

tnrnceinent de ce vert de 10.

Il sei*a , par ma tendre flamtuc .

Dédommagé des noir« ,'iutans.

Et de l'inconstance des vents Par la constance de sa femme.

Ob 1 oui , tout me ra.-surc ; ohi oui.

Au sein des mers, etc. i5jc

D’Encore une folie.

j Je fais serment d’être fidèle ,

Je le jure de bonne foi ,

! Et bientôt près d'une autre belle

I Je suis volage malgré moi.

! Sur mon cœur quel est voire empiie.

Sexe adoré, pour qui seul je respire?

Je rois uue brune aux yeux biens ;

J’en suis épris . elle est charmante :

Une blonde aux yeux noirs me tente , Soudain j'eu deviens amoureux.

Je fais serment , etc.

Femmes, qui savez, si bien plaii-e .

Et que je trahis à regret ,

I Pour èti'C consianl et sincère ,

j Apprenez-moi voire secret.

! Je fais serment , etc.

Rondeau de Monsieur Champagne

Dieu des amours , dieu du plaisir , Seconde en ce jour mon adresse ;

Que je trouve candeur, sagesse Dans la beauté que mon cœur va ciioisii .

Biesdamcs, do »o(rt“ consUince,

Jamais . jamais je n'ai douté ;

Mais eu fuit de (Idélitc,

Un malbeur vient saus qu'on y j)cnse.

Dieu des amours « etc.

Je voudrais la voir; mais je n’ose.

Al«! tel est le sort d’un guerrier ;

Il brave tout pour un laurier *

I! tremble devant une rose.

Dieu des amours, etc. iSSÿ.

üomleau de la Parisienne en Espagne ( Air de V iotti : Clic gioia , che contente.)

Revico s , ô toi que j’aîme ,

Reviens aujourd’liui même Finir ma peine extrême,

Et rendre enfin l’espérance à mon cœur.

Toi seul as eu me plaire .

Seule , je te suis ebére ,

Française et prisonnière ,

Sénange, en toi j'espère.

Galant et militaire .

fievicus enfin m’apporter le bonheur.

Si c’est vers la plus belle Que ton penchant l’appelle ,

Hélas! peine cruelle !

L’espoir à tire d’aile S'envole de mon cœur:

Mais si la plus fidèle Doit fixer ton ardeur. . .

Reviens , ô toi que j’aime ,

Reviens aujourd’hui même Finir ma peine extrême ,

Kl rendre enfin Célanic au bonheur!

Cédant à ton jeune âge ,

Peut-être. . . quel présage 1. . .

Bannissons cette image ,

Et du plus doux lien ,

M’apportant l’heureux gage .

Sénange , si ton cœur ressemble encore au mien. . Reviens, û toi que j'uime.

Reviens aujourd’hui même ,

Calmant ma peine extrême , Reprendre les droits sur mon cœur,

El me rendre enfin au bonheur! 1^7!)-

Rondeau de la Pénélope delà cité ,on deKctly.

Heureux habîtans Des beaux vallons de l’Hclvélie,

Pays enchanté ,

Séjour de la félicité ,

Au seiu de vos cliamps ,

Oui , je viens pour passer ma vie ,

Loin des iotrigans ,

Des coquettes et des raéebans.

Qu’un pauvre , en pleurant ,

Aille implorant Pour sa misère ,

Loin de nos palais

. Il est chassé par des valets.

L’homme des chalets ,

En lui voyant toujours un frère,

Ouvre avec bonté Le seuil de l’hospitalité.

Heureux habîtans , etc. 1906.

Voyez la. Sauteuse , page i55.

Page 1