‹ La clé du caveauChapitre 34 sur 64 · TYROLIENNES, POLONAISES ET BOLÉROS · texte numérisé non relu

TYROLIENNES, POLONAISES ET BOLÉROS

L’ancienne tyrolienne, (i)

Je ne crois plus ton langage ;

Tu dois fuir loin de moi.

Quand d’amour le doux servage

Nous tenait sous sa loi ,

Je oc croyais pas ,

Si quelqu’un , hélas!

Dût trahir sa foi ,

Que ce serait loi.

Je ne crois plus ton langage ;

Tu dois fuir loin de moi. 1076.

(l'Arbre de Fincennes, J

La nouvelle tyrolienne.

Adieu, douce pensée ,

Image du plaisir;

Mon ame est trop blessée ,

Tu ne peux me guérir.

L’espérance légère De mon bonheur.

Fut douce et passagère

Comme la fleur. 176s.

Tyrolienne de madameGail.

Celui qui sut toucher mon cœur Jurait d’aimer toute la vie ;

(1} Celle Tyrolienne , la Viennoise et la Hongroise, que Coh a vues à la page 5ï , sont reunies e/t trio , sous le N*’ 1076.

)6oi .

MaU , bêlas ! c^était uu trompeur Celui qui sut loucher mon cœur.

La , la , la , lu , la , la , la , h , la , la ^ la.

Nota. Le vers féminin s» trouve tani rime.

Tyrolienne de Berton , ou des Mauvaises têtes. ( A deux voix, )

Écoute , écoute , écoute, écoute.

Quand OD est bien amoureux ,

Ecoute, écouté , écoule, éttoute ,

ÜD secret pour être heureux.

Jamais entre nous De irausports jaloux,

De soupçons fâcheux ,

De coupables vœux.

Écoute , écoule . écoute , écoute ,

C’est le moyen d’être heureux.

partageons tout , le plaisir et la peine.

Le bien , le mal , tout doit être commun ;

En quelqu’endroii que le destin nous mène ,

Que DOS deux cœurs jamais n’eu fassent qu’un.

Écoute, écoute, écoute , écoute , etc.

Combien d’époux , ennuyés de la vie ,

Ne savent pas en embellir le cours 1 Ornons de fleurs la chaîne qui nous lie ,

Et tous nos jours Seront encor trop courts.

Écoute , écoute , etc.

Autre.

Un premier amour Charmera ma vie ,

Si de mou amie J'obtiens doux retour.

A.UX sons de sa lyre ,

Â.insi tendrement ,

Dans un gai délire ,

Chantait un amant :

Un premier amour Charmera ma vie ,

Si j’obtiens un jeftr

ün tendre retour. ig5î.

Tyrolieune du soir.

En vain l’aurore ,

Qui se colore ,

Annonce un jour Fait pour l'amour.

De la peusée ,

Toute oppressée,

Pour te revoir

J’attends le soir. 1711.

Polonaise.

Vous devez , je pense . ici-bat Connaître bien des demoiselles;

Mais certes je gage qu’entr’eiles , •Comme moi l’on n’en trouve pas.

Vous connaissez beaucoup de belles; Mais certes je gage qu’enlr’eiles , (6/s.)

Comme moi Ton n'en trouve pas.

Des messieurs , on sait que les dcimvs Cherchent à captiver le cœur :

Et moi , c’est près des femmes .

Ce n’est qu’aupres des femmes ,

Que je puis trouver le bonheur. . .

Je ue me plais qu'au près des femme:.

Vous devez , je pense , ici-bas Connaîire bien des demoiselles:

Mais ce» les je gage qu’entr’elles ,

Comme moi l’on n’en trouve pas.

La guerre plaît à mon courage;

J’aime les chevaux à la rage;

Il fait beau me voir sur l’arçon.

J’aime tant le bruit , le tapage ,

Qu’on me prendrait pour un garçon. . .

Vous devez , je pense , ici bas Connaître bien des demoiselles;

Mais certes je gage qu’entr’elles .

Comme moi l’on n’en trouve pas. ï5 C6

[Une aventure de Faublof.

Boléro.

O belle Andalousie !

Toujovirs ma voix redit les chants d’amour ; Ces boléros, chéris de mon amie.

Captif eu ce sombre séjour , '

£1 loin de ma patrie ,

Quand tout espoir de la revoir un jour Est perdu sans retour,

De notre Andalousie

Toujours ma voix redit les chants d ai’.;our. Ccsbolérox, chéris de mon amie J

Boléro de Ponce-ilc-Léoii.

Vos efforis seiont superflus ;

Par les plus nobles vertus Roger me rendit sensible ;

X'ouloir le bannir de mon cœur ,

(/est . je le redis » seigneur .

Vouloir la chose impossible.

Ni votre sage ,

Ni cet ombrage ,

Ne peuvent rien Sur un si doux lion;

Seigneur , je l\time D’ardeur eslrème ,

Et malgré vous ,

Du jour il sera mon époux.

[Avec grâce.]

Pourtant l’ermite , en ce séjour .

Peut calmer votre humeur jalouse :

(Ju’il me guérisse de l’amour,

Je vous épouse.

D’après cola , seigneur, recevez en ma foi :

Si je guéris d’amour . comptez , comptez sur moi. 17^9 {t'Ei mite de Sainle-AveHe.)

Le Fandango.

Vu la requête De ces maris ,

Qui se sont mis Martel en tète Plus qu’à Paris;

£t vu la d.'uise Dont l’innocence A ramené nos esprits ,

La cour ordonne

Qu’en sa personne ^

Le Fandango soit permis ,

Et qu’ayant gagné son procès.

Le Fandango soit désormais Pour sa gaîté reconnu bon Fran<jais. 744* [J.e Proce» de Pandangv.)

BOUr.RÉES ou BRANLES, ET AUTRES AIRS UE DANSE.

Bourrée Provençale.

Vive un tambourin qui nous réveille 1 Oui, c’est l’instrument Le plus charmant 1

Rien ne chatouille l’oreille \ Comme le son guilleret ^

Du galoubet. j

Vive , etc.

[UoRcrinr

Bourrée Bordelaise.

Il suffit qu’ ça me plaise Pour qu’il en pass’ par là.

Mon pèr’ sera ben aise D'une beir liU’ comm’ celle là, la , la: J’ n'aurons aucun micmac.

Et crac

J’épouserai Thérèse ; •

Elle est , je le sais bien .

Sans bien ;

Mais ce n’csl rien.

J’ sis au travail enclin :

El quand ou se convient ,

L'eau vient

Tût ou tard au moulin. i49T-

(Les Atnourt d'éti.)

Bourrée Saiutongeoise , ou As-tu vu la lune, Jean ?

Pour animer nos chansons , ) ... ,

La gaitesepasse )

De violons et de bassons "X £1 de conlre-bassc.

[Les Fcndançeun ,

Même coujte.

Air du vaudeville de Zéjdiir et Flore. 1 5 >, Autre Bourrée Saintongeoisc.

Cà , not’ mioagere ,

Y’ un peu de repos ;

J’ croyons nécessaire D’ cesser les travaux.

Les garçons du village Sont de loisir.

L* jour est pour l'ouvrage ,

L* soir pour le plaisir. qs i .

Autre Bourrée Saintongeoise.-

£.vprès pour vous j’ons prisc’le fauvette Et î’ vous la déposer à vos genoux.

11 est bien vrai qu’all' est encor muette ;

[bis.)

Îyî-

Mais dans un mois son ramag’ sera doux\

Et si pourtant » ma cher’ Colette ,

Jamais, jamais air n’ cham’ra comme -voiu.

Büuvrde Auvergnate.

Partons vile et tôt ,

Gagnons la prairie ;

Pour l’ouvrage il Caut Partir vite et tôt.

Travail et gaîté \

ProloDgem la vie. f ;

Travail et gaîté /

npQDeoi la santé, j io£o.

Bourr^5c

Lyonnaise.

Allons au Broteau , lion camarade; AUoos au Broteau , 11 y (ait beau.

Nous y mangerons Use salade , Nous y danserons Lesrigaudous-

uo9.

La Périgourdine.

Perretle fait bien la nèic Pour un petit bien qu'elle a ;

Elle croit la pauvre chère Que son bien la nourrira.

Perietle , etc. i4ii.

Branle Limousin.

Près Guéret et Munlluçon ,

Le grand bourg fut ma paroisse.

De la cloche du canton J’ai bien retenu le ton.

Bon , bon , saint Léobon ,

Que tout croisse , croisse, croisse ; Bon , bon , saint Léobon ,

Sois toujours bon.

Air du' Branle sans fin, ou pour éiourdir le chagrin.

Buvons , puisque dans le vin ,

Tout se noie ,

Hormis la Joie ;

Buvons , et le verre en main Sachons noyer le chagrin.

Boire , aimer, c’est être heureux ;

Vivent le vin , la ûHette :

Ils enivrent tous les deux,

Tous deux font tourner la léfce.

Buvons, etc. .o?**

Airs sur la même coupe.

Ah ! le bel oiseau ,Traiment, 14.

Allons, metlons-nous en train], i4Î7*

La Carmagnole.

r.'te fille f ra pendant un temps (6i« ) Son bonheur d’êlr' cbei ses parons ,

Et nuand sa grandira ,

A ijuiuze ans ça roudra Danser lu earmagnolo ' Au joli son , (èis.) j Danser la carmagnole Au joli son I

Du canon. .

La Fricassée , ou Quand on va boire a l’Eci

Allons , oh.i^sez Et déchassez ;

Gai , ma conimire ,

En avant , en arrière ,

Tourner ,

Sautez El balancez, pour une fois ,

J’ crois

Qu’en voilà ben assez !

ManiKcir dans’ t-elle un p’til brin ?

Pnrdi , monsieur , Je T veux ben.

AUotïS , mettons-nous en train. ^ . .

Aussitôt J’ prends sa main Avec un air badin.

Allons , chassez, etc. C8ô.

Air du Bastringue.

Puisque Cri-cri pour mari , Boulangrre ,

Sait vous plaire ,

On ne doit faire qu’un ni- Pour féliciter Cii-cri.

Chacun (le tous , à son confrere, (irojait m’enlcTcr sans façon ; (i)

C*csl ainsi qu' la peU\ dit on ,

Sr moqu' souvent du fourgon. . .

Puisque , etc. io3o.

{Ronde de Cri-Crt.)

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