LE CHEVALIER
Eh! gardez-vous de prendre Tous ces soins supertlus.
Mon dieu » que vous importe ?
C'est une langue morte Que l’on ne parle plus.
Mon ami., je vous le répète,
Esprit , grâces, talent ,
Ici-bas tout s'achète ;
Le meilleur précepteur, mon ami , c’est l’argent .
C’est là le meilleur maître.
Avant de vous connaître ,
Je u'ai jamais rien su ;
.Maisj'ai beaucoup gagné, quand je vous ai connu. ibis.)
EKSEUBLE.
Allons, point d’étude importune ,
Laissons d'inutiles travau.x ,
Et goûtons, au sein du repos.
Les douceurs qu’ullre la fortune.
Soyons tous les deux de moitié Dans le plaisir qui nous rassemble ,
Et répétons toujours ensemble :
Vive l’argent et l’amitié. (1) i^âo.
Cavatine du Boufleet le Tailleur.
f^oyez Gaîmeiit je m’accomode tout,a«a: coupes régulières , pag. 96 , U0675.
(j) On a souvs/il employé cet air charmant au théâtre du Vaiukville. On s*est presque toujours arrêté à la première reprise: L’éliuU est inutile ; sons cela l'air devient un duo , au lieu d*une cavatine.
B ARCAROLLES.
De Michel-Ange.
A Venise |euac lillelie Aimait {adis uo gondolier ;
Son Argus , qui la gueue ,
Est sans cesse à l'épier.
Pour être plus sûr de sa belle ,
Il reuierme daus un réduit.
Malgré Terroux et sentinelle ,
T/.\mour partout entre sans bruit. 749.
D’Aline , reine Je Golconde.
Blundinetie,
Jolieitc ,
De l’amour craint la douce loi :
Blondinette ,
Joli elle.
S’il ^écoute , c’est fait de loi.
Le fripon sous l’ombrage te guette En cachette ;
Je l’aperçoisi Blondinette ,
Jolielie ,
Prends garde à loi. 1109.
et air a éti5 coupé de la maciére suivante pour le Vaudeville :
Consacrons à la folie
Les jours de noire printemps:
Car dans Thiver de la rie D'étre folie il n'est plus temps.
— Mais déjà leur Toix se fait entendre . ^
Dans ce lieu chacune >a se rendre ,
Évitons {bit.}
Leur présence ; *
Agissons ,
Rusons
Avec prudence ,
£r donnons Nos heureuses lettons :
— Viens , Marion ,
— Viens , Finette.
— Les voilà ; moi je bala en retraite.
( ousacroDS, etc. 1109.
{Gascon et Normand.)
La Biondiiia in gondolettu.
Prenant le plaisir pour guide , Peut-être alliez-vous grand train.
Dans votre course rapide Ne restez pas en chemin ;
Quelques belles ,
Très fidèles ,
Vous appellent à Paris.
Ah I je dois e.vciter leurs cris,
£t me brouiller avec elles £n gardant leurs favoris. i356.
{Amour et Mjitère.)
Air du carnaval de Venise. ( Fragment. )
Ne craignez rien ,
Tout ira bien ^
K l'aider je m'engage;
D’ailleurs sur certains points, je crui Qu’il en sait plus que moi .
Ah! n* prenez point d’ombrage De mon air simp\ car tous voirez Qu’ici j’ frai plus d'ouvrage Qu* vous n* ni 'en commanderez.
Ne craignez rien , etc. iS4é.
iMontieur Biaise.)
Autre.
Vois-tu celte nacelle Qui suit le cour» de l'eau ?
Elle conduit ma belle Au pied de ce coteau.
~ Quoi ! la gentc NIceiic Ecoule les amours ?
Cette jeune fillelle ,
Qui va chantant toujours;
Ah ! ah! ah î ah ! ah! ah ! ah ! ah ! ah f
Barcarolle de la Lanterne sourde.
Nous louchons à l'àge Si beau , mais trop court ,
Où le dieu d’amour Nout guettera sur un rivage ,
Qu'il faut tonrà-iour Aborder un jour.
Cho!u r.
Aborder un jour. iSgs.
Nota Gel tiir est pris dans Jadis et Aujourd'hui , opéra eomigue
L’ilcureux pôcheur.
Je vogue en cbaiiiaDi mes amour&>
Au gi'é des eaux, sur ma nacelle.
L'onde m'entraîne dans son cours ;
Je vogue en cbautant mes amours .
Je ne prévois que d'heureux jours.
A la gaîté toujours Udèle ,
Au gré des eaux , sur ma nacelle , Je^ogueeu chantant mes amours. 1897.
( rv'> lY. )