QUELQUES AIRS QUI SE TERMINENT EN DUO , EN TRIO , OU EN CHOEUR
Fragment d’un trio des Deux Jaloux.
Ma Fancheiie est cbarmaole • Par sa simplicité ,
Et sa raine piquante
Vaut mieux que la beauté. (Ws.)
— Vraiment elle m’enchante !
“ Allons , t’U qu’air l’encbanfe !
— Quel teint, quelle fr;îcheur I
— Y n'ons t*y pas du mallieur!
Ma i „
> Fancbette , etc. 1S67.
Air de JFallace,
Vos monts, battus des tempêtes,
Sont blanchis par les LWers;
Mais l’amour doune des-fêtes Dans les plus sombres déserts.
On n’a point sur ce rivage La grâce et l’art de la covir ;
Mais la voix la plus sauvage Sait plaire en cbanlaol l’amour.
Y.RSemhU.
îlaisla voix la plus sauvage Sait plaire en chantant l'amour. 1S67.
fEa Créancière'.)
Air de Sans- Gêne.
Disposez, monsieur Sans-G^ne, Du logis du haut en bas ;
Mais ne vous flattez pas Que jamais je TOUS appartienne, llenrieue est pour Eugène ,
Et nous allons , sous vos yeux .
De celte heureuse chaîne Former Jes nœuds.
En$emble.
Or , dt-sormaif
Calmez le feu qui vous tourmente:
Nos cœurs jamais L'un pour l’autre ne seront faits.
Non , non . jamais.
Quelle grâce louchante ,
Et combien cet aveu m'enchante!
On ne verra jamais Tant de clFhdeur et tant d'attraits 1
Non, non, jamais! 1871.
Air des GarSes-marine.
Quand j’étais garde-marine ,
Il fallait voir les bons tours Que ma tète , à la sourdine , Imaginait tous les jours.
11 n’était litre cassée,
Il IJ 'était porte forcée.
Il n'était cave enfoncée ,
Fille soufliée au voisin ,
Ni patrouille un peu rossée,
Qui ne le fût de ma main.
Les jeunti gens.
C'est divin I c’est divin !
Ce sont des tours admirables , Adorables , impayables 1 Ab! que je serais coulent Si j'en pouvais faire autant I (Ms.) Saint Tron.
Non , messieurs , c’est détestable.
C’est infâme , abominable :
Je cbhsserais à l’instapt Quiconque eu ferait autant {bU) i5i4-
Air de la Maison de plaisance.
Bnttm>kie.
Doux momenl I {bit.
Je puis de ma tendresse Exprimer l’ivresse El le ravissemenl !
•- Mais , vraiment Il parle avec sagesse î I Sa franclnsc intéresse ,
* Il a du bon , vraiment 1 ... Quel momenl !
I Le trouble qui m’oppresse A pourtant son ivresse \ Et soîvravisscmeAil!
si )C trouvais une famille aimante.
Qui , des purens que j’ai perdus M’oITril l’image séduisanle Et la tendresse et les sertus , Tous les inslans , loue les soins de ma sic Seraient pour moi consacrés au bonbeus D’une mère selon mon cœur El de mon épouse chérie.
Ensemble.
Doux moment , etc. sooxa.
Air du Renégat.
appuyez-vous bien sur mon bras...
— Quel déserl horrible et sauvage I Où conduisez-vous donc mes pas )
— Je vous conduis à rerniitage.
— Quoil c’csl donc là le fortuné séjour Où l'un prétend qu’on guérit de l’ainourl
Perdez , perdez toute espérance ; ^
Mon amour me fait bien souffrir; Mais douce encore est ma soulfrance r Et je ne veux pas en guéiir.
Ensemble.
Pour moi j’ai beaucoup d’espérance;*
On sc lasse enfin de soulTrIr,
Et bien souvent de sa constance Une iemme sait se guérir. i83s.
(Ermite de Saint-Avelle.)