‹ La clé du caveauChapitre 57 sur 64 · CANONS ET N OCTUENES , AIES A PLU- SIEUES VOIX · texte numérisé non relu

CANONS ET N OCTUENES , AIES A PLU- SIEUES VOIX

CAXONS

Canon autrichien contenant la Tyrolienne , la Hongroise et la Viennoise.

La Tyrolienne.

Pourquoi n’est il qu’la jeunesse Pour les amours?

Quel bonheur si leur ivresse Durait toujours 1 Mais plus tôt c’ plaisir Doit s’évanouir ,

Plus tôt le déÿir

. ■ Nous dit de jouir.

N’ troublons donc pas d’ leur tendresse L’accord charmant.

Et rentrons, sans qu'ça paraisse.

Tout doucement.

La Hongroise.

Toutes les fols que je vois ma maîtresse ,

Quel doux plaisir vient soudain m'agiter 1 Mais quel chagrin sc mêle à mon ivresse* Quand vient, hélas ! l'instant de la quitter!

La Viennoise.

J’éprouve comme vous Un instant de tristesse,

Quand d’un plaisir si doux L’beurc finit pour vous ;

Mais ce regret ,qiii m'agiiccl m’oppresse, S’adoucit par l’espoir De bicDlût vous revoir. 107/).

Canon du Bouquet dn Eoi {par Bcrion).

Chers camarades.

Buvons rasades,

K la santé de notre roi ;

C'est un Louis de bon aloi ,

C’est un Bourbon , sa loi Fera le Lien de loi ,

De moi , de toi.

^ Chantons tous à jamais , chantons vive le Boi !

2« PARTIE . Mêmes paroles fjue pour la i '

3e PARTIS.

Vive Ilenri quatre ,

Vive ce roi vaillant I Ce diable à quatre A le triple talent De boire et de battre El d’être un vert galant. io65.

Canon de Quinze ans d' absence (par Frédéric Kreubé).

Viens, le métier des armes T’olTrîra des attraits ;

Car la gloire a des charmes Pour le cœur des Français.

IHi’est point de cruelle A l’aspect df’S lauriers ,

Et le cœur d’une belle

Est le prix des guerriers. 392.

Canon à deux voix , par Berlon.

Enlends-lu le fracas des armes? (bis.) Vois nos larmes ,

Prends pitié de nos alarmes :

Dos Français Je crains le courroux...

Xe t’expose pas à leurs coups.

Alï! par pitié, viens, ou c’est fait de nous. Pourquoi donc, pourquoi ces alarme s?

Que de charmes A pour moi le fracas des armes !

Français , vous l’emportez sur nous.

Quand donc , de votre sort jaloux ,

•Pourrai Je enfin combattre et vaincre comme vous? i48o.

{FamilU mosccvHe.)

Antre canon à deux voix , par Berlon.

Silence... écoulons bien «

Ecoulons bien !

nélasi je n'enlcnds rien.

Non rien , non rien.

Erreur trop chère ,

Douce chimère ,

Vous abusiez de notre misère. *

Vaine prière ,

Vœux superflus ,

Ali! pauvre père,

Pauvre mère ,

Vos enfansne vousverroni plusl 1091.

(Famiüe motcoviU.)

Le Carnaval perpétuel -, canon à trois voix égales, par Berlon.

Oui , danS c’ Paris qu'est sans égal , (Ws.)

Tous les jours c'est carnaval.

C’ monsieur chose est un Molière,

L’autre chose est un Voltaire.

O’ monsieur chose est un Guérin ,

L’autre chose est un Poussin ;

Mais surtout , ce qu’est ben pire ,

C’e.sl qu’en maîtres de la lyre ,

En malins sur ce bel art.

On ne voit que des Mozart, (bis. ) ,

S11 faut croire aux jouroaliMei,

Il n’est plus de Piccinistei ,

D’ Sacchinistes ,

De.Gluckistes :

Il n’est que des Rossinlsies.

C’est bien vrai , puisqu'ils l’ont dit: Car eux seuls ont de l'esprit.

Our, dans e’ Paris qu'est sans égal , Tous les jours c’est carnaval ,

A la ebianlit!

A la chianlit!

A la chianlit I Lit , lit !

A la chianlit 1 (20 fois.)

Voilà qu’est dit. 2028-

La Gamme , ou canon à quatre voix.

Nota. Une voix seule rhanle la première ligne , et poursuit , Iss autres commencent successivement , et poursuivent de même.

Privez l’Amour de sa flèche cruelle,

De son bandeau laissez-lui la moitié;

Pour achever, peignez cc dieu sans aile ,

El vous aurez alors peint l’Amitié. i79o«

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