MENUETS
Menuet d’Exaudet.
Cet étang Qui s’étend Dans la plaine , Répète au sein de ses eaux Ces verdoyaus ormeaux Où le pampre s’enchaîne :
ün ciel pur ,
Un azur Sans nuagei Vivement s’y réüéchil:
Le tableau s’enrichit D'images.
Mais tandis que l’on admire (.Vite onde où le ciel sc mire, ÜD zéphir Vient terni La surface De la glace *,
D un souille il confutkd 1<‘S traits , Détruit tous les elTots ;
L’éclat de tant d’objet*
S’cfiace Un désir ,
Un soupir,
O ma ûlle !
Peul ainsi troubler un cœur Où se peint la candeur ,
Où la sagesse brille.
Le repos Sur ces eaux Peul rcuaiire ;
Mais il se perd sans retour Dans un cœur où l’Amour
maître. 7S3.
Favart. (flosierc Üalenci.)
Air de Doche sur la même coupe , i ï3g.
Menuet de Carlin.
Viens , ma Léolvore ,
Viens auprès de moi .
Je suis à toi ;
L’amant qui t’ador*
Veut vivre sous ta loi.
Pourrais tu dans ce jour Ne pas croire à mon amour;
Pour me payer de retour.
Attendre long-lemps encore '
Viens, etc. loe.î
Menuet d’Isis.
Le dêmou, malicieux et fin,
Ce jour-là n’élait pas si malin ;
S’il eût p»is la forme de ïoincue ,
Son air charmant , sa taille et ses appas,
C’en était fait , la grâce était muette ,
El Saint Antoine eût volé dans ses bras. io4à- {Poi peurri de Saint Antoine.)