COUPES DE DOUZE VERS
DE HÜIT SYLLABES.
A rimes croisées^ en commençant par une masculine.
Où ToDt lous ces preux clicvalicrs.
L’orgueil et l'espoir de la France ?
C'est pour défendre nos foyers Que leur main a repris la lanee.
Mais le plus Inave cl le plus fort ,
C’est Roland, ee foudre de guerre ;
S’il eomliat , la faux de la Mort Suit les coups de sou cimeterre I. . .
Soldats français, clianlex Roland ,
L'Iionnenr de la clicxalerie, f.l répélei.en combattant.
Ces mots sacrés : gijirt et patrie I A35.
Airs sur la meme coupe.
Un autre air sur les mêmes paroles , par M. Choron.
Ou A tort on reproelic .aux buveurs ( Grégoire , ou Courte cl bonne). 5.
Soldats français, chantons Roland. g65.
Des hommes du siècle picscnt,
ou Un prix se donne tous les ans. i6oa.
(bu Prix. )
Les i®’’, 3®, 4®, 6®, ge et 12® masculins.
y n’avions pas encor qti.ilorzc ans Quand il arriva dans la ferme :
J'avions fait 1’ plus biau dos semirns D’ n’acouler jamais les amans. . . ,
Ce sermcnt-là ça n’ lient pa.sferaict J’us pourtant bcti de la rigueur.
Quand lous les jours après l’ouvrage ,
André veoail dans doI’ ménage |
J'étais sensible à son bon cœur.
Bcniüt j’ fus sensible à sa flamme ;
Et quand il m’ dit d’étre sa femme J’attendais d'iui {bi$} tout mon bonbeur.
f Épreuve villageoise.)
Les 2®, 4®5 G®, ç®, 9® et lo® masculins.
Dans ce château , que Dieu confonde ,
Un scélérat commande en paix.
Et couvre d'un* nuit pi’ofonde Et sa débauche et scs forfaits.
Mais on m’a dit , et je répète ,
Que quand on peut tout ce qu’on veut.
On veut aussi tout ce qu'on peut ;
Jamais la soif n’esi satisfaite:
Et l’on fait tant que , tôt ou lard ,
Soit par justice ou par hasard.
Il faut enûn payer sa dette. . . .
La volonté de Dieu soit faite. 1774.
( Le Chileau de lîoniént'ra, )
Les 4e, 7«, 8e, toe et 12e masculins.
Je ne vis que cliez le notaire Celle que m'enchaîna rhjTuen ;
Le Dieu qu’on adore à Cylhère Ne me présenta j)oinlsa main.
Peut on compter, lorsqu’on est sa^je ,
Sur un con)pagnon de voyage Qui meurt souvejit le lendemain.
Ou vous laisse à moitié chemin ?
De tous les biens le plus prospère ,
Sans l'appui de ce vaurien là.
N’en vient pas moins charmer un père ;
La preuve , c’est que la vciià. *775.
{ Féiu'ie. )
DE SEPT SYLLABES
I es rimes croisées ^ en coinmençant par une jtminine.
Autrefois à sa njaîlresse Quand il volait uue fleur ,
Il marquait tant d’allégresse,
Qu’elle passait dans son cœur.
Pourquoi reçoit-Ü le gage D’une autre amante aujourd’hui ?
Avais-je dans le village Chrise qui ne fût*à lui?
Mes moulons et mon laitage .
A mon Bastien tou! était, raul-îl qu’un autre l’engage Après tout ce que j’ai fait ?
Basiien et Basiienne.)
Vrai timbre.
Ce ruisseau qui, dans la plaine. i3ii.
Les 26, 3e, 5e, 6% 8', 9'j i et 12® masculins.
Le briquet frappe la pierre ,
Le feu pétille à riiislanl,
L’amadoue aussitôt prend;
C’est à peu près la manière Dont l’Amour pour un garqou Enflamme un jeune tendron.
Le cœur a beau se défendre ;
Fût-il aussi dur qu’un roc,
L’Amour, dès le premier choc , ( on frappe.) Sait l’obliger à se rendre.
D’un caillou tirer du feu
Pour l’Amour ce n’est qu’un jeu, ôSy.
( Les Chasseurs et la Laitière.
Les 2®, 4®, C®, 8e, lie et 12® masculins : ce der nier de 5 syllabes.
Quoi! répond-elle à l’ermite.
Dans votre pieux séjo'ur ,
Par vos soins on guérit vile Du mal que l’on nomme amour?
Ha fille , venez , courage I Alors , le cœur plein d’émoi.
Lise entre dans l'ermitage:
Mais , jugez de son elVroi ,
Ce saint anachorète,
Ce dévot, ce prophète.
C’élail lui , c’est encor lui , C’est le comte Üry.
/Cemlé Ory.)
DE SIX SYLLABE8
Les 2®, 4®, 6®, 8®, 10® et 12® masculins.
Gentille pastourelle,
Accourez , il est jour ;
Celui qui vous appelle Est le petit pastour.
La cloche du village ,
Par son drelindindin ,
Du petit ermitage Est le réveil-matin.
Gentille pastourelle ,
Accoul•ez^ il est jour;
Celui qui vous appelle Est le petit pastour.