‹ La clé du caveauChapitre 9 sur 64 · COUPES DE ONZE VERS · texte numérisé non relu

COUPES DE ONZE VERS

DE HUIT SYLLABES

Les 3^^ 4®j ^^3 ^^3 masculins.

Le p'os meunier Simon-Muiiiu,

Obligé d’aller à U ville ,

Partit hier de bon matin,

Laissant sa lillc à son moulin.

£n partant , il lui dit :« Lucilc,

» Je te défend:» de voir Colin

■ Et, s’il renaît en mon absence,

■Ferme la porte pr«jnîpicuu*nt.

■ Pour se défendre d’un amant,

■ Souriens-toi bien, ma chère enfant,

■Qu’il faut éviter sa présence. ■ i5iA.

Les 3e, 5e, 8e et 1 le masculins.

Que de temps fait perdre l’amouri Di^-ic en soupirant pour ma belle.

Quand il faut passer tout le jour A l’attendre , à n'attendre qu’elle.

Que de temps fait perdre l’amour!

9Iai.< en attendant ma Sophie,

Son image fait que j’oublie Le» chagrins et I ennui du jour.

Le temps où l’on pense à sa belle.

Où loin d'elle on est arec elle ,

N’est donc pas perdu pour l’amour i j

(Chanson du Cousin Jacques. }

DE SEPT SYLLABES

Les ler, /Je , 8^ ei I le masculins.

Si quclqu’aulcnr, en secret,

Dem.md..it ati Vaudeville Quel e>t en France l’asile Qu’il préfère , il répondrait :

c Fils de 1.1 G.iilé , je brille

■ Aux lieux où l'esprit j élille ;

■ Les plaisirs sont ma famille.

■ Àin.si (pic l'a dit Boileau,

• L’univers csl mon empire î

■ partout où l’un aime à rire

■ Je retrouve mou berceau. • 6oG.

Airs sur la même coupe.

Une fille est un oiseau (de On ne s’avise jamais de tout). 6oG.

Ne crois plus à mon ti(/pas {de la belle Marie) ou Un lien triste et bourgeois {Amour et Mystère ).

ou Traitant l’Amour sans pitié ( Foltaire chez Ninon. 5^1.

Vers le temple de l’Hymen ( Amour et Mystère). 619,

5iadaine , de temps cn temps ( /e ].

Les 2f, 4®5 7®, 1 1® maiculins.

Prends, ma Plillis, prends Ion verre , Buvons tous deux à longs traita ^ Kends ma bouteille l(*gèrc,

PU ne la deviens jamais.

L’Amour, qui nous verra faire , Entrera dans ce mystère ,

Pour avoir son tour après.

Prends , ma Philis , prends ton verre .

Buvons tous deux à longs traits; Bonds ma bouteille légère,

El ne la deviens jamais. looo.

Les 2', 3e, 7'’» I‘teisc:ilitis.

L’Amour est un dieu volage ;

Il nous trompe en badinant ,

Il pince en nous caressant.

Pour guérir de c’mal cuisant ,

N’faul (pi’patience et courage.

D’abandonner c’bol enfant Ben f(jii qui fait le serment.

Haïr est une folie ,

Aimer, voilà le vrai bien.

Non ^ non , jani. iA dans In vie

11 ne r.itU jurer de rien. 3i/.

/ Jlaino uax femmes. J

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