III. CLASSIFICATION DES MANUSCRITS XXXV
d'orthographe. Avec B, il semble à première vue en relation plus intime. Mais les fautes communes des v. 1112, 1490, 1588, 1651, 1936, 2031, 2490, 2653, 2892, 2990 ont parfaitement pu être commises par des scribes indépendants, tant elles paraissent insignifiantes.^) Au vers 2001:
ou les dames vielles servir, A voilliez,
la faute commune n'est qu'apparente. B seul est fautif; sa mauvaise leçon provient de ce que le poète vient de parler de l'amour des vieilles femmes. Mais vielles dans C n'est pas la forme féminine de vieux\ c'est le subjonctif de vouloir. Car c'est ainsi qu'il orthographie souvent les formes de ce verbe: vielle p. 47, 54, 76, viel p. 68, 86, etc.
Du reste, vu l'étroite parenté constatée entre A et B, si C avait quelque relation avec l'un des deux, cette relation devrait aussi exister avec l'autre; ce qui n'est pas. Car les légers rapports que nous avons relevés entre CA et CB sont tout-à-fait indépendants. Enfin C n'a pas connu davantage a. car il ne possède pas les fautes communes que nous avons constatées entre A et B.
Mais si a et C ne sont pas de même famille, ne remontent-ils pas à une même souche originale? N'ont-ils pas de faute commune? Je n'en ai relevé qu'une seule: