V. 2855: Quer douche doit estre et pesible
famé qui veut estre pesible. D servible.^)
Mais elle est évidemment accidentelle: les copistes respectifs
*) Franche (545) et enchantant (1179), leçons du ms. C, sont sans doute des fautes de lecture pour flanche, enchauçant. La pour Zes (1112) est un simple changement de régime. Bourras, donras (1490) est entraîné par dons qui précède. Tendra pour tendras (2031), faute entraînée par sanz qui suit immédiatement ou par un changement de sujet, etc.
2) La leçon de D s'accorde parfaitement pour le sens avec le contexte. La forme a pu aussi bien exister que paisible. Le wallon, par exemple, a chervule à côté de pâhule. Il dit d'une personne serviable qu'elle est chervule.
V. 483 AB Escorre la doiz et oster, C sanz oster, D sanz hurter qui paraît bien être la bonne leçon. La faute est évidemment entraînée dans a et C par la rime acoster. Voy. P. Meyer, Bev. crit., 1866, II, 21. Je laisse de côté les vers 1122, 1514, 2458 pour lesquels D fait défaut et qui présentent des fautes de mesure sans conséquence.
XXXVI INTRODUCTION
de « et de C ont parfaitement pu la commettre indépendamment. Au V. 257, a présente encore une faute analogue. Mais C, œuvre d'un copiste négligent et inintelligent, en possède un très grand nombre d'exemples: 1382, 1414, 2080, 2084, 2096, 2190, 2680, 2761, 2884, 2922, 2923, 2936, 3056, 3364.
Si nous admettions que la leçon fautive de ûs C se trouvait dans un original commun, nous serions obligés de rattacher D à un autre original, qui aurait conservé la bonne leçon. Or nous allons voir que D possède deux fautes communes avec a, aux v. 256 et 2293, ce qui nous forcerait de supposer ou qu'il a connu deux rédactions, ou qu'il a corrigé le vers 2855, suppositions qui ne paraissent guère admissibles ni l'une ni l'autre.
L'édition de 1509 se laisse aussi facilement classer. Avec A, elle présente, aux vers 885 et 1345, deux fautes communes tout-à-fait sans importance. D'un autre côté, s'il n'a pas les fautes propres à B, D n'est pas une copie de celui-ci. Si donc, aux vers 31, 327, 371, 484, 718, 800 et 2933, nous constatons entre eux quelques rapprochements, nous pouvons les considérer en général comme des rajeunissements imposés à ces rédactions relativement modernes par leurs scribes respectifs.
Aux V. 1152 et 1279, C et D ont deux petites fautes communes, mais parfaitement explicables chez deux copistes indépendants. Et dans les autres cas où ils s'accordant contre «, nous pouvons supposer qu'ils offrent la bonne leçon, p. ex. aux V. 402, 456, 826, 827, 1270.
D paraît donc jusqu'ici tout-à-fait étranger à a et à C, car il ne présente aucune des fautes communes à ceux-ci et il paraît même avoir conservé une ou deux fois la bonne leçon. Cependant il a deux fautes communes avec aS) Dabord au vers 256 :
Filz de vilain se fet preer. C Fille a vilain.
Ensuite au v. 2293:
^) Je ne tiens pas compte du v. 769 où ACD donnent: Quant (ta dame) une8 (lettres) auras leiies, B aura, où la faute est évidemment accidentelle.