û dans sorcoste : ajoste 735; oste : ajoste
15. La term. -a7îca : -antia. Franche : esperanche 545, dotanche 3021; blanche : semblanche 1017; branche : conte-
. >) Cf. Rou, m, 5651:
Al conte de Pontif Guion
Ala dierre priveement . . .
et B. du Mt Si Michel, 411:
Dierre soleit li anceisor . . .
Voy. aussi dans le Censier de Verson (cité plus haut) les vers 115 et 116:
Une autre chose vous veil dierre
Qu'il ne puet pas vendre sa tierre.
2) Dis Dou Vrai Aniel, XXII.
^) Voy. Roman. Forschung., Romania X.
XLIV INTRODUCTION
nanche 3186. De même: escorche (ex-coricat) : forche 303; fâche (facia) : attache (*attaceat) 2282; fâche (faciat) : sache 2453, 2831; fâchiez : sachiez 2592; muchier : huchier 3035; tenchier : trenchier 2641; efforchier : chier (carum) 2689; peliches : riches 2451. Aussi la terminaison -ïtia a dû donner -eche dans des mots comme rlchece, grandeche, simpleche^ etc.
D. Consonnes.
16. Le pron. ten se présente presque toujours sous la forme nen\ de même mont pour moU\ monteplïèr 1344 — gen^ j'en se trouvent à côté de je, et ce ne se rencontre guère que sous la forme nasalisée cen (v. au glossaire).
17. l's : s (z): cortois : oriois (articulos) 297; dex, diex : ex (oculos) 13, 2921; periz (*periculos) : meriz 1469; ententis : gentis (gentilis) 2006.
18. s : V 4- s: vis (visum) : vis (vivus) 1005; ententis : mentis 67.
19. s : z (t, I + s): Venus : venus (venutus) 147; diz (dictos) : mesdiz (*mesdicis) 959; cayius : nus (nullus) 1347; mes (mittis) : entremes (intermissum) 3011.
20. s + t : t dans fête: contrete 781; les graphies contreitant 786, friquetes 1496, mcllees 1769 (à c. de meslees 902) ne sont donc peut-être pas le fait des copistes.
L'exposé qui précède (et particulièrement les phénomènes énumérés sous les § 4, 9, 10, 15) ne permettent pas de douter que la Clef d'amors ne soit l'œuvre d'un Normand. Nous pouvons même, dans une certaine mesure, circonscrire la région qu'habitait le poète. La présence du phénomène e -\- i = ié nous permet d'exclure la partie tout-à-fait orientale de la Normandie. Ce phénomène se constate à Caen, S* Evroult, Almenéches, Chartres et même au Mans.^) Mais l'existence simultanée de cet autre caractère phonétique {franche : esperanche etc.) constaté au § 15 nous interdit de dépasser au sud la limite tracée par Joret.2) Nous nous trouvons ainsi renfermés
*) Voyez Grôber: Grundriss der roman, phil, I, carte XII.
2) Des caractères et de l'extension des patois normands. V. la carte.