‹ La clef de la case l'Oncle TomChapitre 51 sur 82 · ON DEMANDE CINQ CENTS NEGRES · texte numérisé non relu

ON DEMANDE CINQ CENTS NEGRES

Nous payerons comptant, au prix le plus élevé, tous les nègres en bon état qui nous seront ollerts. Nous invitons tous les propriétaires qui ont des nègres à vendre, à venir nous trouver à notre entrepôt , en face du débarcadère inférieur des bateaux à vapeur. Nous aurons aussi un grand assortiment de nègres de la Virginie à vendre à l'automne. Nous possédons une prison, aussi sûre qu'aucune autre du comté, où nous tenons les nègres enfermés pour le compte des maîtres qui le désirent, Bolton , Dickins k G'^

Ces annonces demandent, en vérité, quelques explications. Que sipitlent, dans la première , ces mots : Nègres assortis, A n^ 1 ? Veulent-ils dire que les nèg-res seront vendus en famille?

Quel est le sens de cette invitation : « Se dépêcher si l'on veut avoir le premier choix? » Le n*^ 2 n'est guère moins énigmatique. Quelle idée M. Benjamin Little attache-t-il à ces mots? Je payerai compant, un aussi bon prix qu'aucun autre trafiquant de cette ville, un certain nombre de jeunes nègres de choix. Est-ce que, d'ordinaire, les familles se composent exclusivement de jeunes nègres de choix? Enfin, dans le n° 3, MM. Bolton, Dickins & G'® annoncent l'arrivée d'un assortiment considérable de nègres de la Virginie. Supposent-ils donc que les familles de la Virginie vendront leurs nègres? Ajoutentils foi, par hasard, aux récits mensongers de la Case de l'oncle Tom? Ne savent-ils pas , comme l'annoncent maintenant certains romanciers et certains journalistes (*), que les vieilles familles de la Virginie, non-seulement ne vendent jamais leurs esclaves aux trafiquants, mais qu'elles se cotisent pour acheter les nègres mis en vente dans leur voisinage?...

Le Natchez Courier n'est pas moins instructif que le Memphis Eagle and Inquirer. Son numéro du 20 novembre 1 852 contient les deux annonces suivantes :

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