‹ La Clef de la philosophie scolastiqueChapitre 10 sur 89 · Préface du Traité de l'Amour de Dieu · texte numérisé non relu

Préface du Traité de l'Amour de Dieu

ou (le peu trimportance, il en serait bientôt fait de toutes les sciences. Comme le pain matériel, le pain de la vérité est au prix de bien des peines ; depuis le péchés l'homme est condamné à le gagner à la sueur de son front. Mais qu'on fasse effort pour atteindre ce fond intime des choses, et l'on ne tardera pas à éprouver ce qui « arrive aux plongeurs, lesquels, dit Pline, étantes plus profonds gouffres de la mer, y voient clairement la lumière du soleil 1 ». Qui n'a goûté cetie joie si douce à l'âme humaine, en lisant les grands docteurs du moyen âge, et surtout saint Thomas d'Aquin? Oh! quelle richesse de doctrine! Quelle profondeur ! Quelle éblouissante clarté! et combien facilement l'on oublie les heures et le travail à l'école de ces incomparables Maîtres 1 Mais venons à la question qui fait l'objet de cette étude.

Si nous nous adressions à des lecteurs un peu familiarisés avec la philosophie scolastique, nous pourrions aborder immédiatement notre sujet. Malheureusement cette connaissance est rare encore, et les meilleures volontés se trouvent arrêtées au seuil des questions les plus vitales, faute d'une préparation philosophique suffisante. Nous avons dit que tout le problème de la nature des corps se réduit à déterminer les principes constitutifs des compo-

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