CHAPITRE PREMIER
LE SUl^eiL, SaiinCi: PKIlirCiPALE de I^A CHAIiEII»
6. Quelle est la grande source naturelle du calotique OH de la chaleur? — i.e noleil.
7. La chaleur solaire est-elle identique à la chaleur terrestre ou du feuï — Ces deux chaleurs ne sont pas absolument identiques) et ne diffèrent pas non plus essentiellement ; elles ont des propriétés physiques et chi* miques analogues ù la fois et différentes, non-seulement en quantité, mais en qualité.
Comment amener au maxim/kim d* évidence les ptopiiétés calorifiques des rayons solaires ? — En les faisant converger au foyer d'une loupe ou verre ardent,
MIBOIRS ARDENTS. 5
qui devient alors un foyer de lumière vive en môme temps que de chaleur intense.
9. Qu est-ce quune loupe ou verre ardent ? — C'est un verre dont Tune au moins des surfaces est convexe, c'est-à-dire bombée, de forme sphérique ou cylindrique, qui a la propriété de faire converger vers un point ou foyer les rayons lumineux où calorifiques qui tombent à sa surface, et dont on se sert aussi pour grossir les objets.
c Convexe d veut dire courbé et arrondi à l'extérieur.
10. Comment une loupe, ou verre ardent^ peut-elle ENFLAMMER les matièrâs combustibles ? — Parce qu'elle fait converger, c'est-à-dire se rencontrer en un point presque unique, les rayons du soleil, d'abord parallèles et séparés, qui tombent sur sa surface et la traversent. Réunis et condensés dans un espace infiniment petit, qu'on appelle foyer, ces rayons produisent un effet d'ensemble beaucoup plus considérable, proportionnel à leur nombre ou à leur somme.
1 1 . Pourquoi^ quand on y fait attention^ voiUon autour du foyer une petite image coï/)rée ? — Parce que la lentille ou loupe n'est pas achromatique, c'est-à-dire qu'elle ne fait pas converger vers un point rigoureusement unique tous les rayons diversement colorés ou de réfrangibililés différentes dont se compose la lumière solaire.
12. Qu est-ce qu'un miroir ardent? — C'est un miroir concave, de forme sphérique ou parabolique, en métal ou en verre étamé ou argenté, qui a comme la
A MIROTRS ARDENTS.
lentille ou loupe la propriété de faire converger ou se rencontrer en un point presque unique les rayons parallèles lumineux ou calorifiques qui tombent sur sa surface.
13. Comment un miroir ardent peut-ïl mettre le feu aux matières combustibles ? — Par la même raison qu'une loupe, c'est-à-dire parce qu'il condense en un petit espace l'ensemble des rayons de chaleur que reçoit sa surface lorsqu'on l'expose directement aux rayons du soleil.
En faisant tomber sur un même point les rayons réfléchis par un grand nombre de petits miroirs plans, Boffon enflammait du bois à plus de quatre-vingts mètres : i seize mètres, il mettait l'argent en fusion ; la réunion des petits miroirs plans faisait l'effet d'un miroir concave de très-grand diamètre.
14. Les rayons du soleil peuvent-ils d'eux-mêmes enflammer les substances naturelles y sans rinterventioii d'une loupe ou d'un miroir ardent ? — En eux-mêmes, les rayons du soleil ne sont pas assez chauds pour enflammer les substances naturelles ; mais il n'est pas impossible qu'ils puissent être cencentrés ou condensés accidentellement, sans moyens artificiels, en assez grand nombre pour mettre le feu à certaines substances trés-sèches. Il n*est pas démontré que des incendies survenus en été n'ont pas pu avoir pour cause efficiente la chaleur solaire.
15. Pourquoi la lumière de la lune^ réunie au foyer d'une forte lentille^ n^élève-t-elle pas sensiblement le thermomètre? — Parce que la lumière de la lune, qui est la lumière du soleil réfléchie par le globe lunaire, est beaucoup moins riche en rayons calorifiques que la