MIROIRS ARDENTS
lumière du soleil, et que la faible chaleur des rayons lunaires est en outre absorbée presque en totalité par l'atmosphère de la terre. Les expériences de Mellon i et les expériences plus récentes de M. Piazzi Smyth, au sommet du pic de Ténériffe, à une grande hauteur audessus de la mer, hors de l'influence, par conséquent, d'une portion notable et la plus dense de Tatmosphëre terrestre, ont cependant mis en évidence d une manière certaine la réalité d'une action calorifique exercée par la lumière de la lune.
16. De quoi se compose^ dans son ensemble^ la radiation solairej ou de combien de sortes de rayons est-elle formée ?
La lumière du soleil contient trois sortes de rayons :
1** Des rayons calorifiques, auxquels elle doit la propriété d'échauffer;
2° Des rayons lumineux, auxquels elle doit la propriété d'éclairer ;
3** Des rayons chimiques ou actniques (du grec à>tT(ç pointe), d'où dépend Taction chimique qu'elle exerce sur diverses substances.
Les premiers rayons sont moins déviés par le prisme que les seconds, et ceux-ci moins que les troisièmes.
Le rayon violet fait moins monter le thermomètre que les autres rayons ; mais il est de tous celui qui a le plus d! action chimique ; il a aussi la propriété de développer la matière verte des plantes.
Le rayon jaun^ est le plus lumineux.
Le rayon rouge échauffe plus que les autres rayons du speclre.
En dehors du spectre visible, au delà des rayons
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violets et en deçà des rayons rouges, il existe des rayons invisibles, les premiers ont plus de puissance chimique que les rayons violets ; les seconib sont plus chauds que les rayons rouges.
1 7 . Est-il vrai qu'un feu exposé aux rayons du soleil BRULE difficilement ? — Le préjugé populaire qui règne à cet égard est en partie une illusion. En présence de la lumière plus vive du soleil, le feu semble moins ardent. Toute lumière pâlit nécessairement et paraît s'éteindre quand elle est comme éclipsée par une lumière beaucoup plus vive. Auprès de la lumière électrique, la lumière d*une lampe modérateur n'est plus qu'une ombre noire. Toutefois, échauffé par les rayons du soleil, Tair ambiant est moins dense et moins apte, par conséquent, à activer le feu qui languit.
CMPnRE II
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