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GRÉSIL, GRÊLE

traire et aux ballottements des grêlons, n'est ni nécessaire, ni admissible : si les grêlons étaient attirés successivement par les nuages, les deux nuages seraient plus attirés encore Tun par l'autre, et ils se confondraient.

1 105. Comment expliquez-vous la grosseur quelquefois énorme des grains de grêle? — S'il s'agit de grains simples : 1** par l'énorme quantité d'eau que les courants atmosphériques peuvent amasser dapjsun espace limité; on a vu, à Gênes, en 1822, une seule averse donner jusqu'à 82 centimètres d'eau ; 2** par l'immense épaisseur des masses d'air saturé de vapeur et d'eau que le grêlon a pu traverser.

S'il s'agit des grêlons composés, on sait que deux morceaux de glace mis en contact se soudent ; en se rencontrant donc au sein de l'atmosphère, sous l'influence du vent ou de l'électricité, un grand nombre de grêlons ont pu s'agglomérer et arriver à former des masses relativement énormes. On a vu tomber, en Hongrie, le 8 mai 1802, une masse de grêle d'un mètre carré de surface el de 7 décimètres de haut.

1 106. Quels rapports le vent a-t-il avec la grêle! — La grêle est précédée d'un vent chaud se dirigeant vers la nue qui la fournit ; elle est accompagnée ou suivie d'un vent froid et violent soufflant de la nuée qui la donne.

1 107. Comment expliquez-vou^s le bruit qui précède souvent la grêlel — Par le choc des grêlons entre eux, et contre le sol où ils se heurtent.

1 108. A quels caractères peut-on reconnaître le plus

souvent les nuages qui donneront de la grêle^ ceux surtout qui donneront une grêle très-abondante? — Les nuages qui donneront une forte grêle sont toujours couronnés d'une de ces nues légères, blanchâtres, à formes indécises, appelées cirrus^ et qui ne prennent naissance qu'à de grandes hauteurs ; elles semblent s'être affaissées dans les profondeurs des nuages orageux, et deviennent la source des courants d'air trèsfroids qui vont glacer la pluie en glissant sous elle, et déterminer 'la formation du grésil d'abord, de la grêle ensuite. On a vu un même nuage orageux donner ici de la grêle, parce qu'il était accompagné de bandes de cirrus, et ne pas en donner ailleurs, parce que les cirrus manquaient.

Les idées développées dans cette sectioo ont été émises premièreiuent par M. l'abbé Raillard.

CtLAGE.

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