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1948. Citez les poisons les plus communs parmi les ALCALIS MINÉRAUX. — La potassB, la soude, Tammoniaque liquide, la chaux vive, etc.
I M9. Quel est le remède à employer contre les alcalis CAUSTIQUES? — Il faut administrer au malade une grande quantité d^eau dans laquelle on a ajouté un peu de vinaigre ou de jus de citron. L'huile et le beurre pris intérieurement, ainsi que de Teau de gruau, produiront de bons effets. L acide citrique forme avec les alcalis des sels et les neutralise; le beurre, l'huile ou le principe azoté du gruau, forme avec ces mêmes alcalis des savons.
On ne doit jamais donner à boire de l'ammoniaque sans ayis da médecin.
g s. — Arsenic.
1 950. Sous quelle forme T arsenic est-il surtout vénéneux et devietU'il souvent un poison? — Sous forme d'oxyde blanc d arsenic ou d'acide arsénieux communément appelé mort aux rats.
1951. Comment doit-on se conduire à V égard du malade qui a avalé de /'arsenic? — 1** Il faut se hâter de déterminer le vomissement, au moyen de Tintroduclion des doigts ou d'une plume dans la gorge {voyez n° 1939) ; — S"" on administre, sans différer, plusieurs verres à' eau sucrée froide jusqu'à ce qu'on ait eu le temps d'en faire chauffer; si Ton peut sp procurer de Teau sulfureuse^ on en fait boire quelques petits verres; — 5^ on met dans un vase 30 grammes (une once) de chaux vive^ qu*on écrase et dissout en y ajoutant peu à peu quatre litres d'eau, ou bien 500 grammes (une livre) de savon dans deux litres d'eau ; puis on fait prendre au malade par petits verres, de cinq en cinq minutes, l'eau ainsi alcalinisée et qui a la consistance du lait.
Quelquefub 8 ou iO litres d'eau chaude ont à peine réussi. L'eau peut être alcalinisée avec de h chaux, de la craieidu blanc d'£s« pagne ou de la magnésie.
1952. Mentionnez un autre antidote célèbre de /'arsenic préconisé par le docteur Bunsenj chimiste illustre de HeideWerg. — Une forte dose d hydrate de peroxyde de fer y qui a la propriété de neutraliser l'effet du poison sur l'estomac.
1953. Quel EFFET produit cet oùayde de fer sur far-
senic? — 11 (orme xxn arséniate de fer, qui est sans action sensible sur Téconomie animale.
s 4« — Verl^e-sri«9 ▼ilrlal.
1954. Quels sont les poisons les plus commutis à base de cuivre? — Le vert de Scheele, qui est Varsénite de cuivre; — le vert-de-gris naturel, qui est Je souscarbonate de cuivre ; — 4e vert-de-gris artificiel^ qui est le sous-acétate de cuivre ; — le vitriol bleu ou la couperose bleue, qui est le sulfate de cuivre.
1 955. Quand V empoisonnement par le cuivre est-il à redouter? — Lorsqu*on fait cuire des aliments acides ou gras dans un vase de cuivre qui n'a pas été convenablement nettoyé ou qu'on a négligé d'entretenir bien étamé, et qu'on les y laisse refroidir.
Le vin, In vinaigre, l'huile, le lait et les graisses en général, par leur séjour dans des vases de cuivre, déterminent la formation du vert-def/riê et deviennent des poisons très-violents.
Les casseroles de cuivre ne communiquent aucune qualité nuisible aux aliments gras tant qu'elles' sont très-propres et qu'on n'y laisse pas refroidir les mets qu'on y a fait cuire; mais il est toujours dangereux d'y faire cuire des aliments acidulés.
1956. Quel est le remède à l empoisonnement par les sels de cuivre? — Il faut, sans différer, prendre : !• plusieurs verres dVati bien sucrée, froide d'abord, jusqu'à ce qu'on ait eu le temps d'en faire chauffer; 2** un mélange composé de six blancs d'œufs versés dans un demi-litre d'eau, et sans battre en neige. On peut, à défaut d'œufs, employer de la farine ou du lait coupé.
Ce remède peut combattre aussi l'empoisonnement par le sine cl Je mercure ; par le vitriol blanc (couperose blanche], ou sulfate de linc; le
calomel ou protochlorure de mercure administré à trop hautedose: par le ^{/^/fWcorrosf/'oudeutocblorure de mercure, poison très-violent même à petite dose.
g &• — Plomb.
1957. Sous quelles formes principales le plomb se présente-t'il comme poisori? — Sous forme de céruse^ de sucre de ploiïjb ou sel de Saturne, d*eau de Goulard (eau Manche), etc.
La céruse (bktne^ plomb] est le carbonate du métal.
Le minium {plomb rouge) est un composé d'oxyde et de peroxyde de plomb.
Le sel de Saturne est l'acétate de plomb ; l'eau de Goulard est une solution de cet acétate.
Les poteries grossières sont toujours malsaines, parce que les potiers so serrent de sulfïtre de plomb pour les Ternir.
I9Ç8. En outre de V empoisonnement aigu, quels sont les principaux accidents causés par les sels de plomb ? — Les coliques appelées saturnines, et dont le siège est plus dans les muscles du ventre que dans les entrailles, que Ton guéritparrappHcationderélectricité; la paralysie des bras ou d'autres membres, que l'on soulage aussi parles courants électriques interrompus ou continus.
1969. Quel traitement faut-il opposer àVempoisonnement par le plomb f — Un purgatif formé avec une dissolution double de sel d'Epsom (sulfatede magnésie) , et répété plusieurs fois. Le lait, Thuile de castor, et toute espèce de corps gras, sont de bons antidotes contre la colique des peintres.
Les peintres doivent éviter de porter des Vêlements en /at'né, qui s'imprègnent très-facilement des émanations de la céruse, ils doivent chafiger très-fréquemment delisge» secouTtirU téie»etMUTe^ très-souvent le corps,
506 CUlMiË Â^llMALË.
I9G0. Citez les poisons végétaux les plus commwis? — La ciguë, le persil des fous (dentaire aquatique)^ Taconit, Pellébore, la campanule gaiilelée, le trèfle d'eau ou mënianthe, la morelle, la jusquiame, le tabac et les champignons.
La ciguë et le persil des fous ressemblent na persil commun.
Quelques espèces de champignons sont bonnes à manger, mais le plus grand nombre sont vénéneuses.
Il parait cependant, d'après des expériences faites par un savant français, M. Frédéric Gérard, qu*on peut, àVaide d'une très-simple opération, rendre Hfiocents et comestibles les champignons les plus vénéneux. Il sufÛtdeles l'aire macérer pendant deux ou trois heures dans de l'eau salée ou dans une eau alcaline ou vinaigrée. On leur fait ensuite subir plusieurs lavages àl'eaa I liaude, et on les accommode à la manière ordinaire. [Toxicoloffiey parle docteur Flandin. Paris, 1853, t. III, p. 452.)
1961 . Qasl est le remède à employer contre un poison végétal? — 1** Déterminer tout d'abord le vomissement (Voyez n* 1939) ; 2"* administrer chaque demiheure une potion composée de vinaigre dilué dans deux fois son volume d'eau.
Si le msilade est plongé dans une profonde stupeur, il faut lui jeter de Teau froide au visage, sur la poitrine et sur le dos. Une tasse de café trèsfort est souvent utile dans ce cas.
1962. Quels produits végétaux sont vétiéneux? — I/alcool (esprit- de-vin) ^Y opium y le laudanum, etc.
$ V. — Wwremëe,
1963. Quel est le meilleur remède contre /'ivresse? — Il faut : r placer le malade sur un lit, élever un peu sa tète et sa poitrine, et le déshabiller ; 2** s'il n'a
pas vomi, lui donner un y omitif (Voyez n* 1 939) ; 3° s'il y a eu vomissement, donner de la limonade, ou de Peau sucrée avec du vinaigre, ou bien du thé avec du jus de citron; 4^ s'il est tout à fait insensible, lui jeter de l'eau fraîche au visage ; si les extrémités sont froides, lui frotter les pieds et les jambes, ou les fomenter avec de l'eau chaude ; 5"* lorsque la circulation est rétablie, le laisser dormir.
M. Boachardat recommande de faire flairer de temps en temps de l'alcali yolatil, ou même de faire boire de l'eau additionnée de quelques gouttes d'ammoniaque, 10 à 15 gouttes dans un verre d'eau.
§ •• — Opiam, laadaaaiii.
1964. Quel est le meilleur remède contre V empoisonnement par /opium ou le laudanum? — Il faut : V donner d'abord au maladeun vomitif; S"" lui jeter de temps en temps de Teau froide au visage ; 3'* quand il a vomi abondamment, lui donner alternativement une tasse de café fort, et un peu d'eau légèrement acidulée avec du vinaigre ou du jus de citron.
On verse un litre d'eau bouillante sur 310 grammes de café. N'admic's« trezque des boissons froides. On dit que le jus de citron est un antidote héroïque contre l'opium.
S *. — Brûlure.
1965. Si Von 5'échaude ou si Von se brûle, que doiton faire? — Il faut : 1*^ percer les cloches et faire sortir le liquide; étendre Tépiderme ; 2"" couvrir la partie lésée soit d'une couche épaisse de farine, soit de linges trempés dans de l'huile non acide, et par-dessus de compresses d'eau fraîche.
11 peut suffire d'envelopper d'ouale ou de laine la partie lésée si la brûlure est légère. On peut aussi avoir recours à Télher. L'essentiel,