Qa est-ce quune personne craintive punirait
SON ACTION CHmiQUE. 35
faire de mieux pour échapper à la foudre? — Placer son lit au milieu de la chamlDre, se coucher et se confier à la garde de Dieu, se rappelant que Notre-Seigneur a dit: ail ny pas un cheveu sur votre tête qui ne soit compté. »
S' KfTeto «hiinHiMes^ phyflii|«ea et nacnétiiliies «e la ff«wire.
1 24. La foudre est-elle accompagnée de quelqueoDEmx particulière ? — Oui : en temps d'orage, et môme sans que la foudre éclate, on sent dans l'air une odeur par* ticulière due, sans doute, en partie, du moins, à la formation de Tozone ou oxygène électrisé. En outre, presque partout où la foudre éclate, elle répand une odeur de soufre ou de phosphore, quelquefois trèsprononcée.
1 25. D'où vient cette odeur de soufre ou de phosphore que la foudre laisse après elle? — Ce phénomène n'a pas encore été expliqué. En outre de Fozûne, il peut se former dans lair, en temps d'orage, de l'acide nitreux qui possède une odeur forte et sufToquanle ; mais cette odeur diffère beaucoup de celle du soufre ou du phosphore. Le soufre est si répandu dans la nature et si volatilisable, qu'il n'y a rien d'extraordinaire à ce que la foudre en rencontre presque toujours sur son passage, l'entraîne avec elle dans son parcours, le vaporise et le laisse là où elle éclate.
126. La foudre produit-elle quelque effet chimique «ar /'air atmosphérique? — Oui : elle détermine quelquefois la combinaison soit de l'azote et de l'oxygène
de Tair, en donnant naisisance à l'acide azoteux ou h Tacide azotique; soit de l'hydrogène des vapeurs aqueuses avec l'azote de Tair, en donnant naissance à de très-petites quantités d'ammoniaque. Les pluies d*orage renferment presque toujours des traces, au moins, d'acide nitrique ou d'ammoniaque.
127. Pourquoi Forage wniFiE-t-il Patmosphère? — Parce que: V la foudre, pendant son passage dans Tair, produit de ïacide nitrique; — 2° l'agitation ébranle l'air et en disperse les exhalaisons pestilefitielles.
Cette question serait mieux formulée ainsi : L'orage purifie-t-il l'atmosphère? Le fait, bien constaté, pourmi t s'expliquer, soit par la formation de l'ozone et de l'acide nitrique, soit par l'effet de la pluie qui accompagne presque toujours l'orage, soit enfin par la simple agitation de l'air.
128. Comment l ozone et ViLCim nitrique purifie" raieiit'ils Vatmosphère? — En raison de leur tendance à former avec les matières putrides toujours riches en hydrogène, du nitrate ou du nitrite d'ammoniaque, qui se dissolvent ensuite dans la vapeur aqueuse do l'atmosphère.
129. Pourquoi un orage fait-il tourner le lait? — Peut-ôtrepar la chaleur ou par l'ozone qu'il engendre?
130. Pourquoi la corruption des chairs est-elle plus prompte par des temps d'oRAce qu£ par des temps ordinaires? — l** La chaleur humide qui règne pendant un orage favorise la putréfaction ; 2"" la putréfaction est
FULGURITES. S5
souvent une oxydation rendue plus facile par la présence de l'ozone ou de Toxygène éleclrisé, qui agît comme Foxygène à Tétat naissant.
131. Quand un orage faitAl touunër la bière? — Quand la bière est nouvelle^ et qu'elle n'a pas fini de fermenter.
132. Pourquoi un orage fait-il tourner la bière nouvelle 7 — Parce qu'il interrompt le cours de sa fermentation régulière, et que la présence de l'ozone, au lieu d'une fermentation alcoolique, peut déterminer une fermentation acide.
1 33. Pourquoi un orage ne fait-il pas tommer la bière FORTE et le PORTER? — Parcc que leur fermentation complète ou achevée n'est plus empêchée ou modifiée par l'ozone.
134. Pourquoi les métaux sont-ils quelquefois fondis par la foudre? — Parce que, lorsque la décharge électrique est trop forte, elle ne trouve pas un écoulement assez facile dans le métal qu'elle a frappé; parce qu'en raison de la résistance qu'elle rencontre elle dégage beaucoup de chaleur, ou que sa puissance mécanique se change en une chaleur intense. On a vu un coup de foudre fondre complètement une chahie de fer de 40 mètres de long en communication avec la mer par une de ses extrémités, et dont les chaînons avaient 6 millimètres de diamèti*e.
1 35 . Qu^appelle-t-on fuloubites 7 — Des tubes formés dans les sables quartzeux par T action de la foudre.
Quariieux, nature du ({oartz. Qc^rtz est un mot empranlé de t'alle^^
maod, qui désigne une rocbe de la nature du caillùU ou du cristal de roche, d'où l'on tire du feu avec le briquet. Le mot fulgurite est emprunté du latin fulgur, éclair.
136. Comment la foudre produit-elle les fulguriies? — En fondant et vilrifiant quelques portions de la matière siliceuse des sables qu'elle traverse, et en leur donnant la forme de tubes de verre.
Personne ne peut^douter que la foudre n'ait la propriété de se frayer un chemin à travers le sable, de l'amener instantanément à Tétai de fusion, et de lui donner, jusque sur des longueurs énormes, de 10 à i 2 mètres, la forme d un tube creux vitrifié intérieurement. Sur un grand nombre de pics ou de sommets de montagne, on trouve sur les roches des traces évidentes de fusion, des couches vitreuses qui sont certainement Teffet de la foudre. Avec l'étincelle de la bobine d'induction, on a traversé des verres épais de dix centimètres et plus.
137. La foudre a-t-elle quelque effet sur les corps coMnusTiBLEs ? — Oui ; elle enflamme souvent la poudre à canon, le coton-poudre, etc.; elle met quelquefois le feu aux magasins où Ton garde ces produits inflammables.
138. La foudre peut-elle opérer des phénomènes de transport ? — Il n'est pas douteux que la foudre ait la faculté de transporter quelquefois au loin des masses d un grand poids. On l'a vue lancer des pierres à la distance de plus de 50 mètres et emporter des arbres entiers.
139. Est-il vrai qu^ après avoir frappé un objets un arbre ^ un fer à cheval^ une pièce de monnaie^ etc., la foudre puisse tracer une empreinte plus ou moins fidèle
EFFKTS DE LA FOUDHK. 57
de ces objets sur une surface apte à la recevoir^ la surface du corps humain^ par exemple? — Oui; il est des exemples certains de ce genre d'action de la foudre, quelque extraordinaire qu'il paraisse. On l'explique en admettant que la foudre emporte avec elle des parlicules brûlées, oxydées, ou du moins très-divisées de l'objet qu'elle a frappé, et dans le même ordre où elle les a rencontrées dans Tobjet. On comprend, sans trop de peine, qu'en traversant un objet la foudre se moule en quelque sorte sur lui, prenne sa forme, et devienne comme un cachet, apte à son tour à reproduire cette même forme. La foudre peut, par brûlure ou par dépôt, faire ce que la lumière fait par action chimique dans les phénomènes de la photographie.