‹ La clef de la science, our les phénomènes de tous les joursChapitre 73 sur 217 · ACTION MÉCANIQUE · texte numérisé non relu

ACTION MÉCANIQUE

Vautre? — Le frottement de deux morceaux de glace, comme tous les frottements, dégage de la chaleur, et la chaleur fait fondre la glace.

Partout où il y a frottement, grippement, percussion, etc, il y a de la force mécanique dépensée, et la force mécanique dépensée, dissimulée, mais non anéantie, reparaît sous forme de chaleur sensible, ou se convertit en chaleur. Prenez une petite bande de caoutchouc, tenez-la par ses deux extrémités sans la tendre, appliquez son milieu contre les lèvres, vous la trouverez froide ou fraîche. Eloignez-la, tendez-la en écartant avec force les deux extrémités, rapprochez-la des lèvres, vous la trouverez chaude relativement ; la force dépensée dans la traction a fait naître de la chaleur. Laissez-la revenir à son état primitif, appliquez-la une troisième fois contre les lèvres, vous constaterez qu'elle est redevenue froide.

757. Est 'il vrai que par de grands vents et un temps TRÈS-SEC le feu puisse prendre aux arbres d^une forêt? — Nous ne le pensons pas ; mais, si le fait était vrai, on pourrait essayer de l'expliquer par la chaleur dégagée dans le frottement des branches des arbres les unes contre les autres, sous l'action d'un vent violent.

758. Pourquoi V action de la vrille, du foret, de la SCIE, de la lime, du marteau, etc,^ égrauffe-^^2/^ les corps sur lesquels elle s'exerce^ et d'autant plus quelle est plus intense ? Toujours par la même raison ; parce que cette action est un frottement, et qu'elle est accompagnée d'une dépense plus ou moins considérable de force mécanique convertie en chaleur.

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