CONCLUSION
Maintenant 1l s’agit de conclure, et je vais conclure : je crois avoir établi sur des raisonnements inattaquables et d'une manière irréfutable, une chose entre toutes, la seule qu’il importe d'abord de prouver, west que le Rév, Père Arnauld a été clairement désigné por des miracles comme devant être placé sur le siége de Chicoutimi. Voilà le point capital de 11 question.
Les preuves que, dans le principe, j’en ai données, pouvaient, je le conçois, ne point avoir pour les autres la même évidence que pour moi, puisqu'elles s’appuient en partie sur des faits personnels et sur des observations qui, bien que très-précises. exigent cependant, pour être saisies, un esprit habitué aux abstractions de la science et plus encore peut-être un esprit non prévenu; mais telles sont, en somme, toutes'les vérités mathématiques. Elles n’en soit pas moins des vérités, et les plus certaines des vérités, pour être difticiles à comprendre et pour n'être coinprises que du petit nombre; mais &est précisément parce qu’elles sont difficiles À comprendre et difticiles à prouver, qu'il ne faut pas les nier de prine-abora
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par la seule raison qu'on ne les comprend pas. —On explique très-bien que M. Racine avant pour frère n évêque de la province et pour smis tous les préats canadiens qui ont été ses cumarales d'enfance. ouisse auprès deux d'une faveur plus grande qu'un auvre missionnaire qui a passé la moitié de sa vie u milieu des sauvages, et que, les quaités de l’un tant plus faciles à voir que les vertus de l’autre, ils ient eu la pensée d'élever à l’épiscopat un homme qui pouvait et devait leur paraitre digne de cet honneur : n s'explique tiès-bien que dans un pays où ils sont ois et maîtres, {et peut-Ôtre qu'ils le sont trop), haiturs depuis longtemps à désigner eux-mêmes au Œhoix du Souverain Pontife ceux qui doivent être véques, ils aient travaillé à faire nommer M. Racine lévêcné de Chicoutini, et, qu'ayant travaillé duns ée sens, apprenant tout-d-coup que le Père Arnauld uils n'avaient pas désigné et qu'ils n'avaient pas fintention de désigner, était sur les rangs, ils n'aient pas reçu tout d'abord comme venant de Dieu une révélation qui renversait leurs plans, et que, dans cette disposition esprit, ils se soient systématique- Ment refusés à tout examen.
. Mais si la chose est explicable, est-ce à dire que Je devais, moi, garder le silence? Ne fallait-il pas, au Contraire, puisque je savais quelle était sur ce point ka volonté d: Dieu, ne falluit-il pas, à temps et à &ontre-temps, comine dit St. Paul, la faire connaitre à GCUX qui, maîtres de la situation, pouvaient d’abord, de bonne foi, croire qu'il était bien de nommer M. Racine à l'évêché de Chicoutimi: et peut-on comrendre que des évêques, en face de mes aflirmations fitérées, aient refusé de me donner des juges quand ut autre moyen manquait de faire connaître la vérile ?
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Si, de ma propre autorité, et sans en apporte aucune preuve, j'étais venu leur dire qu’ils avaient nommer le Père Arnauld à l'évêché de Chicoutimi, j comprends que, dans ce cas, ils pouvaient passer out: sans s'occuper de mes observations ; mais je m’a/ puyais pour le dire sur des miracles dont je prétenda pouvoir faire la preuve ; et du moment que j'attribua ces miracles non pas à mes mérites mais à la pui: sance de la messe, du moment qu’à l’appui de mi paroles il y avait quatre cents messes, les miracle# pour tout homme de foi, devenaient possibles et mêr probables. Dès lors il y avait lieu d'examiner chose ; et puisque Je demandais cet examen, que le demandais publiquement, on n'avait aucune raisd de le refuser, d'autant plus que les miracles, en ceti occasion, ont une importance capitale. Car c’est! réalisation d’une prophétie célèbre, la prophétie St. Malachie : lumen in cælo.
Un jour, je l'espère, ma voix ne sera pas étoutf comme elle Pest aujourd'hui; et il me sera possils d'entrer dans de plus grands détails ; mais, pour # moment, on ne saurait raisonnablement exiger de n% dans les conditions où j: suis placé, c’est-à-dire sa8 argent et sans moyen de m'en procurer, ne pouvi ni parler ni écrire, et, par conséquent, dans limpres
sibilité de me faire entendre, on ne saurait exiss que j'aille entreprendre une démonstration plus étos due et que je donne aux preuves que jai entre mains tout le développement qu’elles comportent :# suffit d’un miracle qui soit bien clair pour que j'aics droit de demander au l’ape qu’il fasse un acte d'au“ rité. 4 Car cest au Pape que je m'adresse ; c'est à & qu'il appartient de voir si la volonté de Dieu Ets