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tout ; mais, par contre, sans moi, sachez-le bien, sans moi, vous ne pouvez fien. Car je suis pour vous la force de Dieu. Ne me dédaignez pas trop.
M. Sotin et M. Beuchet
L’argument que je donne comme preuve de la mission que je dis avoir, est d’une force écrasante, et personne de ceux que je connais intimement parmi les prêtres, et avec qui j'ai pu m'expliquer librement, n’ose dire catégoriquement qu'il n’y a pas miracle ; mais comme ils ont peur de se mettre sur les bras une méchante affaire et qu'ils ne comprennent pas au juste quelle est leur responsabilité, ils font tous, avec leur conscience, un de ces compromis que Dieu n'accepte pas et que je n'accepte pas non plus parceque, dans l’intimité,
! j'ai réduit au silence tous les contradicteurs.
Le premier des prêtres que j'ai vu, celui sur lequel je comptais le plus pour me venir en aide et qui sera puni pour ne pas l'avoir fait, est M. Sotin, curé de Vertou. M. Sotin était déjà au courant des choses puisque, du Canada, je lui avais envoyé, à plusieurs reprises, des documents nombreux. C’est un homme habile qui a immédiatement compris qu’il ne fallait pas trop s’avancer et qu’il pourrait se compromettre à soutenir contre sept évêques un laïc qui, humainement parlant, n’est rien. C’est étrange ! a-t-il dit, mais cela ne suffit pas. Or c’est précisément là qu’est la question. Vous prétendez, vous, que la preuve que j’apporte, quoique très-forte, ne suffit pas, et moi je dis qu’elle est plus que sufhsante ; dès lors, le doute étant admis, il ya lieu de
discuter la chose. Puisque vous-même, M. Sotin, en réponse à une'de mes lettres, m’écriviez naguères que vous ne compreniez pas qu’on refusât de m'’entendre ; qu’on ne pouvait juger sans connaître ni connaître sans avoir examiné, étudié.... (ce sont vos propres paroles,) d’où vient, dites- le- -moi, d'où vient qu'aujourd'hui vous refusiez la discussion que je demande? Vous prenez, en face de la vérité, une position fausse que vous ne pourrez pas soutenir. L'exemple de ce qui est arrivé au Canada, devrait pourtant vous éclairer. Mais laissons ES M. Sotin et passons au Père Beuchet.
M. Beuchet, ancien professeur à l'Externat, est un homme très-intelligent, et personne n’en doute ; mais, par exemple, il est loin d’être crédule pour | tout ce qui est miracle. J’oserais même dire qu’il ne l’est pas assez. .Eh bien ! M. Beuchet lui-même, après avoir entendu de ma bouche l'exposé des faits, M. Beuchet m'a dit ceci, et jen lève la main devant Dieu : vous pouviez croire au miracle, mais vous n’auriez pas dû en parler. Et pourquoi donc M. Beuchet ?— Depuis, j'ai revu M. Beuchet qui s’est ravisé. Oh! ce n’est plus le même homme ; il a complètement oublié ses premières paroles. Comment ! dit-il, on sera donc obligé de croire en vous et de vous obéir ?—Certainement, M. Beuchet, et pourquoi pas ? Je suis bien obligé, moi, pour me sauver, de croire en vous et aux incroyables prérogatives dont vous jouissez comme prêtre. Après tout, vous n'êtes qu’un homme comme moi et je suis, comme vous, racheté du sang de Jésus-Christ. La mission d’un homme ne dépendant pas de ses vertus, puisqu'elle est fixée d'avance, je ne trouve
ET
pas-plus extraordinaire, si la chose est, de dire de moi ce que j'en dis que de vous FAR dire, à vous, que, chaque jour, vous avez le pouvoir, d’un mot, d'opérer le plus étonnant de tous les prodiges. On n’en voit rien à l'extérieur, et, vous-mêmes, vous n'en avez pas conscience. Vous oubliez trop, Messieurs, que pour implanter dans le monde ces vérités qui l'ont transformé, il a fallu le sang de milliers et de milliers de martyrs et que le prestige,qui vous entoure, sinon partout, du moins dans les pays catholiques, vous le devez à d’autres qu'à vous. Vous récoltez sans peine ce que les apôtres et les saints ont péniblement semé dans les souffrances et dans les larmes. Votre influence vient d’eux, de de ces hommes qui ont volontairement consenti à être bafoués et tués pour la vérité. Sins eux, vous ne seriez rien,—rien,
Croyez-vous, par exemple, que si les Nantais n'avaient jamais entendu parler de la confession et de la messe, et qu’un prêtre, avec le pouvoir qu’il a, . arrivât soudainement à Nantes, sans être attendu, pour annoncer ces vérités-là, croyez-vous qu'il aurait beaucoup de succès et ne pensez-vous pas, au contraire, qu’on se moquerait de lui. Pour moi, je n’en doute pas. Car les hommes de tous les temps se sont toujours montrés rebelles aux vérités surnaturelles. La croix du Christ et le bûcher de Jeanne d’Arc le prouvent surabondamment.
A M. Boutin maintenant.
Bo:tin le savant.
M. Boutin, diacre d'office à la Cathédrale, est un excellent prêtre et un homme remarquable,
mais qui a généralement vécu à l'écart. Il aime, il adore les livres, et, dans le clergé, il est connu sous le nom dè Boutin le savant. Jadis, au Séminaire, il était le premier de son cours et il méritait, par ses talents, d'occuper un poste plus élevé que celui qu’il a ; mais, ayant abandonné le ministère actif, il est revenu à ses chères études ; c’est un bénédictin qui vit simplement et sans ambition. Peut-
» être est-il un peu timide et je crois qu’il a peur du qu’en dira-t-on ; mais il a l'esprit juste et sa doctrine est sure.
M. Boutin a conservé l'humilité, cette qualité précieuse qui fait qu’on reste abordable au commun des mortels, et qu’on ne juge pas de toutes choses avec une morgue insupportable. Il examine les | questions, permet qu’on les discute et ne se prononce qu’en connaissance de cause. N'ayant point de situation à ménager, il donne raison à qui à raison et tort à qui à tort. A mon retour d’Amérique, je suis allé lui rendre visite pour savoir comment lui que je connaissais, envisagerait la vérité. Il m'a écouté en homme qui comprend la gravité de la chose, et voici le jugement qu'il a porté après avoir lu mes livres et m'avoir entendu moimême : on ne peut nier, a-til dit, que toutes les probabilités ne soient en votre faveur et que la mort de Son Excellence Mgr. Conroy, entourée des circonstances que vous mentionnez, n'ait éton-
| namment les apparences d’un miracle. Je sais so bien que M. Boutin cherche à revenir en arrière et
qu’il craint d’en avoir trop dit; mais ce qui est dit v est dit et avec moi on ne recule pas. 1 Au reste, M. Boutin ne s'est pas borné à cela ; ;
il a été beaucoup plus loin. Voyons ! M. Boutin,
ne, il lui ai-je dit, vous qui connaissez la question, qui van l'avez étudiée, si vous étiez le Pape et que je vinsse nalre; à vous demandant justice au nom de Dieu, M. ‘Al Loue Boutin, que feriez-vous ?—Je serais fort embarassé, | 15 a-t-il répondu.—Comment M. Boutin, voici laïc, un act, simple laïc, sans autorité et sans influence, qui dit a avoir mission de Dieu et qui, chose peu ordinaire, rss met en cause des évêques, plusieurs évêques, qu’il ur au accuse d’avoir manqué à leur devoir, et vous prêtre, a doc- après avoir examiné la question, vous dites que, si lité , vous aviez à la juger, vous seriez très-embarassé ! qua Mais c'est la reconnaissance formelle, quoique )mmUun tacite, de la vérité. Et ne venez pas dire que vous cer n'avez pas tenu ce langage. (Car, sur mon salut ine les éternel, je jure devant Dieu que vous l’avez tenu et ‘86. je vous mets au défi de répondre à mon serment par nt point le serment contraire. Ah mais ! ne plaisantons pas ; à qu! ë. il s’agit de choses graves, et si vous ne voulez pas d'Am être condamné au tribunal de Dieu par vos paro- DIE pa les mêmes, 1l faut que vous ayez le courage de a vérit L votre opinion. Vos paroles sont les paroles d’un gravit £ honnête homme qui voit la vérité et qui la recon- : a port nait ; elles vous seront payées cher, mais il faut les du Qu maintenir, : | utes je Maintenant réunissons en faisceau les divérses \. que # appréciations. Mr Constant dit: c’est fort; Mr entourée Sotin: c’est étrange; Mr le chanoine. Hubert : pat es c’est extraordinaire, il se peut qu'il y ait miracle ; Je pa : Mr Beuchet : vous pouviez croire au miracle, mais HR dit vous n’auriez pas dû en parler; Mr Boutin: il est
impossible de nier que cette mort n'ait étonnam-
é à cela ; ment les apparences d’un miracle.
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Et vous hésitez à reconnaître la vérité! Mais pour que vous parliez ainsi, vous prêtres, les choses étant ce qu’elles sont, il faut que la vérité saute aux yeux, qu'elle soit absolument certaine. Prenez garde ! Car Dieu suit de toute sa puissance celui qui combat avec mission pour la vérité, et, si vous persistez dans votre incrédulité, j'ose dire que vous allez être terriblement punis. Au rèste, je crois que Dieu a déjà commencé à frapper. La mort subite de Mr Jahan, à St. Stanislas, me paraît singulière.
L'eau de Lourdes
Quand les premiers miracles ont eu lieu en 1876 et en 1877, j'ai cru, d’abord, que l’action providentielle n’intéressait que le Canada et que le reste du monde ne devait pas immédiatement en profiter ; mais quand, en 1878, j'ai eu la clef du mystère et que j'ai enfin compris qu’il s'agissait d’une grâce éclatante et générale, ayant un double but, la : réforme sociale par l’éducation et la conversion des protestants, je me suis dit, en moi-même, que, puisqu'il en était ainsi, il fallait nécessairement, Dieu étant l'être logique par excellence, que tous les événements naturels et surnaturels convergeassent vers ce point central et que, par conséquent, il elevait y avoir une relation entre les diverses manifestaitions de sa toute-puissante bonté à notre époque ; qu’elles entraient toutes dans le même plan grovidentiél.
C'est, en partant de ce principe, que, dans un ivre qui a-eté publié à Québec, en 1878, et dont il
ne me reste plus qu’un exemplaire, j'ai cru devoir :
fais oses aux enez celui vous vous s que ubite 1lière.
, 1876 \ videnste du ofiter ; tère et grâce but, la ersion e, qué;, ement, ue tous rergeasuent, il maninotre ne plan
ans un dont il
devoir :
rattacher aux miracles du Canada l’étonnant prodige par lequel Mme Guerrier a été subitement guérie à Lourdes en Septembre 1877. Ce miracle, A un des plus incontestables qui aient eu lieu depuis ‘ll longtemps et surtout un des plus faciles à établir, a (1 été longuement raconté sur l’Unsvers par M. Henri Laserre. Il présente cette particularité remarquable que Mme Guerrier n’a recouvré la santé qu'au moment où la Sainte Hostie a reposé sur sa langue ; ce, qui semblerait indiquer que l’eau de la fontaine n’est qu’une figure de cette eau mystérieuse dont parlait le Sauveur à la Samaritaine, et qu’elle tire sa vertu réelle de la messe. Ce qui m'a confirmé dans cette opinion, a été la guérison miraculeuse du jeune Morin, arrivée à Québec, le dimanche des Rameaux de l’année 1878. Dans cette guérison, l’eau de Lourdés n’est évidemment que le moyen extérieur et sensible ; la guérison est due à une messe et j'aurai occasion plus tard de le prouver clairement.
Quand je fais dire une messe, non pas pour que telle ou telle chose arrive, mais pour que la volonté de Dieu soit connue et faite, sans qu’il me soit toujours possible de constater l'effet produit, je sais qu'il est considérable et que, par cette messe, je réduis mes ennemis à l’impuissance. Croyez-moi, servez-vous de la messe ; c’est une arme redoutable, et quand le démon inspirait aux Anglais protestants l’exécrable serment du 7654, il savait déjà que c'était l'arme avec laquelle, un jour, il serait frappé, et
dont on se servirait contre lui pour détruire son empire. Voilà pourquoi il est dit de lui qu'aux derniers jours du monde, dans la personne de l'Antéchrist, sans doute pour punir l'humanité de son incrédulité à cet égard, il obtiendra de Dieu le
pouvoir d'empêcher le Sacrifice Perpétuel d'être offert en aucun lieu de la terre. Comment cela se
fera-t-il, je l’ignore ; mais la chose est prédite et
j'en vois la raison.
. L'étoile de Pontmain.
. La Salette, Lourdes et Pontmain: voilà quelles sont, à notre époque, et plus spécialement pour la France, les trois grandes apparitions de la Vierge. Elles sont toutes aussi certaines les unes que les autres, et j’augurerais mal d’un catholique qui voudrait les nier. Je vais plus loin et je dis qu’un nomme, quel qu’il soit, qui n’est pas un malhonnête homme ou un imbécile, les admettra après un examen sérieux ; mais il en est une, entre les trois, qui, par elle-même, et dégagée des circonstances qui l'entourent, offre, s’il est possible, une certitude plus incontestable : c'est celle de Pontmain. J'ai lu, avec attention, l'enquête minutieuse qui en a été faite par l'autorité diocésaine, et je ne crois pas qu’un philoscphe puisse jamais asseoir son jugement sur des preuves plus fortes et plus inattaquables. L'apparition de la Vierge à Pontiaain défie la critique la plus malveillante.
Eh bien, il y a, dans cette apparition, une circonsstance miraculeuse qui, jusqu'ici, n’a pas encore reçu d'explication ; c’est le fait de cette étoile qui
s'élance des pieds de la Vierge, allume quatre flam-. beaux et reste ensuite immobile au-dessus de sa tête. Dans le langage allégorique, l'étoile, comme au reste on peut le voir par le songe de Joseph, et,
d’ailleurs, c'est une chose admise par tous les com-
mentateurs, l'étoile désigne l’homme et, plus particulièrement, l’homme éclairé de Dieu. Par conséquent, cette étoile qui allume des flambeaux, désigne un homme, un homme qui doit venir, avec une mission providentielle, proclamer la vérité et confondre l'erreur. Or, où est cet homme ? et, quel qu’il soit, quand il viendra, pensez-vous qui lui soit facile de se faire croire? Mais, direz-vous, seriezvous cet homme? Et pourquoi pas moi aussi bien qu’un autre ?
J'ai hésité longtemps à vous dire crûment les choses ; mais enfin, quand on est à bout d’arguments et qu’on a inutilement employé tous les moyens pour convaincre les gens, il faut nécessairement alors, sans se laisser arrêter par une humilité mal entendue qui nuirait à la vérité et l’'empêcherait de triompher ; il faut, en dégageant des miracles le : peu qui appartient à l’homme, il faut en venir à. cette preuve qui, d’un miracle évident et reconnu . comme tel, peut amener l’incrédule à admettre un autre miracle qu’il voudrait nier. C’est ce que-fit autrefois Jeanne d’Arc quand elle voulut persuader à son oncle qu’elle avait la mission, as m=al invratsemblable pour une jeune fille, de se mettre à la tête des armées de la France et qu’elle lui rappela cette vieille prophétie qui la concernait et qui disait : que la France, perdie par une femme, serait sauve par une vierge varie dés Marches de Lorraine.
Faisait-elle acte d’orgueil en disant cela? Non, puisque c'était vrai.
Dieu, Messieurs, ordonnateur suprême de tout
ce qui existe, prépare, longtemps à l'avance, et par des prodiges indéniables, les intelligences rebelles à faire l’acte de foi qu'il exige d’elles et qui est, pour les individus comme pour les peuples, la condition essentielle de leur salut. C’est pour cela ‘qu’en éclairant une âme, il lui découvre les rapports cachés qui existent, souvent à de longs intervalles, entre deux faits de lordre surnaturel qui paraissent, au premier abord, n'avoir entr'eux aucune relation et qui, rapprochés lux de l'autre, se prêteut ensuite une mutuelle clarté.
L'Apocalypse
Après la mort de Son Excellence Mgr Conroy, quand j'ai eu bien compris ce dont i} s'agissait ; quand j'ai vu que, par la volonté de Dieu, j'étais investi d’une semblable mission ; que tout le monde, même le pape, était obligé de m'aider ; qu’un ange de Dieu combattait pour moi et frappait mes ennemis, je me suis dit qu’une pareille chose, une chose si invraisemblable, devait être indiquée dans l’Apocaiypse, et, en m’aidant des lumières que j'avais reçues, en mettant à profit celles des autres, j'ai trouvé, ou du moins je crois avoir trouvé, dans le livre inspiré, d'abord les passages qui se rapportent à notre temps, et, ensuite, dans ces passages, le verset même qui, à mon sens, désigne le miracle d'Œdipe et un autre verset qui
s'applique parfaitement à la mort de Son Excel-
lence Mgr Conroy.
on,
tout L par elles | est, concela s rapinter- 1] qui tr'eux autre,
onroOY; issait ; j'étais out le ’aider ; et frappareille it être ant des à profit je crois les pasensuite, on sens, rset qui Excel-
Angelo Philadelphiæ Ecclesiæ scribe : hæc dicit Sanctus et ‘Verus, qui habet clavem Davidis ; qui aperit et nemo claudit ; claudit et nemo aperit.
Ü Scio opera tua. Ecce dedi coräm te ostium apertum, quod nemo potest claudere ; quia modicam habes virtutem et servasti verbum meum, et non negasti nomen meum.
Ecce dabo de synagogâ Satanæ, qui dicunt se Judæos et non sunt, sed mentiuntur ; ecce faciam illos ut veniant, et adorent ante pedes tuos, et scient quia ego dilexi te.
Quoniàm servasti verbum
Dans ce passage, tout est indiqué :
la nature de la grâce. Za clef de David :
mystère qui a été pénétré ; personne ne peut fermer :
Voici d’abord le premier passage, celui qui se rapporte à l'Eglise considérée comme corps :
patientiæ meæ, et ego servabo te ab horâ tentationis quæ ventura est in orbem universum tentare omnes habitantes in terrâ.
Ecce venio citô ; tene quod habes, ut nemo accipiat coronam tuam.
Qui vicerit, faciam illum columnam in templo Dei mei et foràs non egredietur amplius ;. et scribam super eum nomen civitatis Dei mei novæ Jerusalem quæ descendit a Deo meo et nomen meum novum.
Qui habet aures audiendi, audiat quid Spiritus dicat Ecclesiis,
la grâce et c’est le la porte ouverte que c'est cette importante
vérité que Dieu lui-même a, pour ainsi dire, attestée, de nouveau, en frappant Son Exc. Mgr Conroy et qui ne peut plus être étouffée par personne ; /es
Juifs qui se convertissent :
ques qui doivent revenir à la vraie foi ; la grande tentation qui approche :
ce sont tous les hérétil'heure de c’est “Ja venue de
V'Antéchrist qui n’est pas très-éloignée puisqu'il n’y
aura plus que dix papes d'ici la fin du monde; #
f'écrirai sur lui mon nom nouveau. N'est-ce pas là
l'indication bien claire du miracle d'Œdipe, nom mystérieux qui montre clairement qu’il y avait du vrai dans la religion des Anciens, comme, au reste, l'avait supposé le comte de Maistre ?
L'ange de l'alliance
Voici maintenant un autré passage qui figure la même grace, non plus considérée dans ceux qui doivent la recevoir, mais dans l'ange qui l’apporte
au monde :
Et vidi alium angelum for-
tem descendentem de cœlo amictum nube et irisin capite ejus, et facies ejus erat ut sol, et pedes ejus tanquam columnæ ! ignis.
Et habebat in manu suâ libellum apertum, et posuit pedem suum dextrum super
mare, sinistrum autem super
térram.
Et clamavit voce magnä, quemadmodüm cum leo rugit. Et quum clamasset, locuta sant septem tonitrua voces suas.....
Et cùm locuta fuissent septem tonitrua, ego scripturus eram ; et audivi vocem de cœlo dicentem mihi: Signa quæ locuta sunt septem tonitrua et noli ea scribere.
D'après Holzhanzer, le mot
[ea quæ in eo sunt :
tonitrua s'applique aux évêques qui sont armés des foudres spirituels.
Et angelus quem vidi stantem super mare et super terram, levavit manum suam ad cœlum : Et juravit per viventem in sœcula sœculorum, qui creavit cœlum, et ea quæ in eo sunt ; et terram et ea quæ in e sunt ; et mare et quia FRApUE non erit ampliüs.
” Sed in diebus vocis septimi angeli, quum cœæperit tubà canere, (7/7 s’agit ici de l’'Antéchrist) consummabitur mysterium Dei, sicut evangelizavit per servos Suos prophetas.
Et audivi vocem de, cœlo iterum loquentem mecum et dicentem vade et arcipe librum apertum de mant an-
re la X qui porte
ux ÉVÈ*
des fou- \
di stanper tersuam ad >r vivenulorum, ea quæ m et ea mare el quia lius.
s septimi | it tuba le D Antétur mysgelizavit hetas.
de cϾlo ecum et t arcipe ant an-
geli stantis super mare et super terram.
St Fean représente la personne morale de l'Eglise et il est à supposer, d'après ce versel, que quelqu'un avertira le Pape et le mettra au courant des choses.
Et abii ad angelum, dicens ei ut daret mihi librum. Et dixit mihi : accipe librum et devora illum ; et faciet amaricari ventrem tuum, sed in ore tuo erit dulce tanquàm mel.
Et accepi librum de manu
erat in ore meo tanquam mel
| dulce ; et quum devorâssem
eum, amaricatus est venter meus.
Le ventre désigne sans doute la partie inférieure de l Eglise, fous ces sages qui ont systémadiquement méconnu la vérité et dont la position sera pas mal embarassante quand elle aura triomphé, ce qui ne peut manquer d'arriver tôt ou tard.
Et dixit mihi: Oportet te
iterum prophetare gentibus et populis et linguüls et regi-
angeli, et devoravi illum ; et | bus multis. | Le sceau de Dieu Je vais d'abord prouver que ce passage se rap-
porte à notre époque; et, pour cela, j'invoquerai. l'autorité d’un saint religieux, Holzhauser, dont
‘plusieurs préuictions se sont réalisées, et qui, com-
mentant l’Apocalypse, applique à Luther et aux protestants la fin du chapitre IX; et celle de sainte Hildegarde, la prophétesse de l'Allemagne, dont les révélations ont été lues et approuvées, en séance solennelle, par Saint Bernard et le pape Eugène III, Or, d’après les détails pleins d'intérêt que sainte Hildegarde donne sur lAntéchrist et sur les deux hommes, Hénoch et Elie, qui doivent le combattre et qui, pour cette fin, jouiront d’un pouvoir surnaturel, il appert clairement que le. commencement du chapitre XI les concerné et
doit leur être appliqué. Par conséquent, le chapitre X se rapporte à nous et à notre temps. !
Et autant qu'il m'est donné e le voir, voici en quels termes la mort de Son Excellence Mgr Conroy est figurée : Signa que locuta sunt septem tonitrua et noli ea scribere. Cette mort n'est-elle pas, en effet, en quelque sorte, le sceau de Dieu mis sur mes paroles, l'attestation solennelle et providentielle des miracles que les é fques canadiens \ unt méconnus ? Cette mort est une chose importante à plus d’un titre, mais, surtout, en ce qu’elle permet d'établir mathématiquement, et sur des bases nouvelles, qui sont philosophiquement indiscutables, la vérité de la religion catholique, la seule dans laquelle l’homme puisse se sauver. C’est | cette révélation de la révélation que le comte de Maistre, avec son instinct prophétique, avait depuis longtemps prévue ; c’est cette grâce victorieuse destinée à éclairer les protestants, et, en vous plaçant entre eux et la vérité, vous ne savez pas, non, vous ne savez pas ce que vous faites ; vous . prenez contre Dieu le parti de ses ennemis. Prenez garde ! Car, je l’ai déjà dit et je le répète, le péché | contre le Saint-Esprit n’est pas pardonné ; et je comk prends, oui je comprends, qu’il en soit ainsi. Prenez e garde !
Le péché contre le St Esprit
Quand Dieu demande un acte de foi, il faut le faire ; si on le fait, on se sauve ; si on ne le fait pas, on se damne ; et c’est en cela, à proprement parler, que consiste le mystère de la prédestination.
apitre
el en . Mgr septem t-elle Dieu et proadiens imporqu’elle xr des t indis-
que, la r. C’est |
mte de t depuis torieuse n vous ez pas,