‹ La Clef du mystèreChapitre 10 sur 23 · LA PROPHÉTIE DE ST MALACHIE · texte numérisé non relu

LA PROPHÉTIE DE ST MALACHIE

Linnen in cœlo. — Il y a environ sept cents ans, vivait en Irlande un grand e'vêque que l'Église a mis, depuis, au nombre des saints et que l'on appelle St Malachie.

Cet e'vêque étant à Rome, je ne sais trop en quelle anne'e, s'endormit, dit-on, sur une montagne, et, pendant son sommeil, il eut une vision, où Dieu, en quelques mots caractéristiques, lui indiqua, sous forme d'cnigmcs, ce qui devait arriver de remarquable, dans l'ordre providentiel, sous le pontificat de tous les papes appelés à conduire l'Eglise jusqu'à la fin du monde.

Cette prophétie ayant paru se vérifier pendant plusieurs siècles et les explications qu'on en donnait étant vraisemblables, elle a fini par jouir d'un grand crédit dans le monde catholique, et quand Pie IX est mort, on a tout naturellement cherché à voir comment on pourrait l'appliquer à son successeur, le pape actuel; mais les plus grands esprits se perdent quand il s'agit d'expliquer des mystères ; il n'y a que Dieu qui puisse en donner l'intelligence, et Dieu a pris soin, en maintes occasions, de dire qu'il éclairerait celui qu'il lui plairait d'éclainr .

Par conséquent, s'il importe de se tenir en garde contre Pimposture, il n'est pas moins important, en toutes les choses qui sont du ressort de la foi, de ne pas se montrer systématiquement incrédule.

Car les vérités les plus incontestables, celles qui sont aujourd'hui admises par tout le monde, ont été niées de prime abord quand elles ont été proposées à la croyance des hommes.

Et voilà pourquoi, en présence de tout fait miraculeux, de tout acte de la puissance divine, quand quelque chose d'extraordinaire paraît se produire dans le dom.aine religieux, c'est agir sagement que de laisser à la vérité le champ libre pour se faire connaître ; mais si, au contraire, au lieu d'apporter à l'examen d'une chose de ce genre, l'attention et la bonne volonté qu'il faut pour la comprendre, on commence par nier qu'elle soit possible et qu'ensuite on se refuse systématiquement à tout examen : que, non content de cette abstention coupable^ on s'efforce encore, par tous les moyens, de l'étouffer et d'empêcher les autres de la connaître ; qu'en un mot, en face des miracle.':, on agisse comme si les miracles n'existaient pas, est-il étonnant qu'on finisse par se trouver dans une position terrible, et que, pour n'avoir pas fait son devoir en temps opportun, on soit ensuite dans la nécessité de nier l'action de Dieu, nihne quand elle est devenue indéniable.

Or il s'agit pour moi, dans ce petit livre, de prouver deux choses : la première, c'est que le Rév. Père Arnauld, religieux de la congrégation des Oblats, a été clairement désigné par des miracles comme devant être placé sur le siège de Chicoutimi : la seconde, que cet ordre donné aux évêques de la province de Québec, et dont ils n'ont pas voulu tenir compte, c'est la réaHsation de la prophétie faite autrefois par St Malachie.

Il me restera ensuite à examiner si les sermons que le Rév. Père Mothon, Dominicain, a prononce's, en 1877, dans la basilique de Québec, et dont j'ai dit dans le temps qu'ils avaient donné lieu à plusieurs miracles, ne seraient pas, par hasard, en tout ou en partie, ces flambeaux miraculeusement allumés que les enfants de Pontmain voyaient, en 187 1, quand la Vierge daigna leur apparaître.

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