ÉQUILIBRE FINAL
DAATH, TIPHÉRETH, IÉSOD.
Théologie chrétienne. Dieu. — Union du Verbe et da Saint-Esprit pour une même œuvre.
Kabbale. Dieu, — Daath — Tiphéreth.
Morale. — Union de la charité virile et de la pitié féminine, de l’indulgence et de la sévérité pudique, de la justice sociale et de la moralité familiale.
Psychologie. — Union des sentiments actifs et des sentiments attractifs el passifs, des idées actives et des idées réceptives, de la voionté d’impulsion et de la volonté d'arrêt, de la raison de projet et de la raison d’arrêt, de l’imagination constructive et de l'imagination réceptive, du souvenir volonlaire et de la mémoire passive.
Mathémathiques. — L'unité (en tant que pouvant s’appliquer à un équilibre résultant). — Un nombre impair et un nombre pair liés par le signe de l’addition (+) ou de la multiplication (X). — Le produit d’une addition ou d’une multiplication. — Le reste d’une soustraction. — Le quotient d’une division.
(1) Si on divise la terre ou une autre planète au point de vue de la chaleur, ce sont les deux pôles qui sont l’attractif.
Langage. — Dans les voyelles, le groupe ew, ou, lorsqu’au lieu d’être prononcé avant les groupes :, w et é, o, comme un équilibre qui les précède, il est prononcé après, comme un équilibre qui leur succède. — Les voyelles unies aux consonnes lorsque celte union suit, au lieu de précéder, les voyelles el les consonnes envisagées séparément les unes des autres.
Dans les consonnes, le groupe médian (1) lorsqu'il est prononcé après et non avant les deux groupes extrêmes (2).
Lignes et formes. — L'hyperbole quand elle est regardée comme l'équilibre résultant de la droite et de la courbe. — La ligne droite quand elle est regardée comme un équilibre résultant de compensations mutuelles entre les concavités et convexités anguleuses de la ligne brisée et entre les convexités et concavités courbes.
Hypnotisme humain. — Equilibre total produit dans un esprit humain par l’action, sur lui, de deux autres esprits humains, l’un expansii,{l’autre attractif.
Equilibre résultant chez l’hypnotiseur d’une harmonie acquise, avec effort, entre ses facultés expansives et altractives — ou, encore, après des actions plutôt expansives ou attractives qui n’ont pas détruit l'équilibre fondamental mais l'ont remué, retour chez l’hypnotiseur à un état plus calme où l'équilibre domine non seulement dans le principe raais dans les manifestations. — Equilibre résultant chez l’hypnotisé d’actions expansives et attractives de l’hypnotiseur.
Magnétisme humain. — Fluide équilibré total, produit dans un être humain, par l’action fluidique, sur lui, de deux autres êlres humains, l’un expansif, l’autre attractif.
— Equilibre résultant chez le magnétiseur d’une harmonie acquise, avec effort, entre ses fluides expansifs et attractifs — ou, encore, après des actions fluidiques plutôt expansives ou attractives qui n’ont pas détruit l'équilibre fondamental mais l'ont remué, retour, chez le magnétiseur à un état plus calme où l'équilibre domine non seulement dans le principe mais dans les manifestations. — Equilibre résultant chez le magnétisé d’actions expansives et attractives du magnétiseur.
— De même équilibre acquis, ou retour à l'équilibre, dans la télépathie expérimentale ou spontanée.
(A) Sh, 5, 5, z.
(2) Les groupes t, d, f, v, p,bet k,g,r,l,m,n.
Psychisme. — Equilibre acquis, par le psychiste, entre ses actions expansives et attractives dans ses rapports avec les âmes des morts et les anges.
— Retour du psychiste à l'équilibre après une série d’actions expansives et attractives.
— Rétablissement de l’équilibre dans l’âme d’un mort, grâce aux prières et aux fluides des vivants.
Physiologie humaine. — Equilibre acquis, harmonie réalisée, äprès tâtonnements, chez un organisme nativement troublé, entre la vie de relation et la vie de nutrition (1).
— Prédominance acquise ou rendue aux centres nerveux dans un système nerveux d’abord insuffisamment réglé et dans des réflexes désordonnés (2).
— Dans la vie de nutrition : la circulation et son appareil considérés comme l’aboutissant, le résultat de la respiration et de la digestion.
— Dans la circulation le cœur, considéré comme le point équilibré central résultant de la nécessité de coordonner l'expansion du système artériel et l’attraction du système veineux. — Dans la respiration: L'air contenu à l’intérieur des poumons considéré comme le résultat du jeu binaire de l’aspir et de l’expir.
— Dans la digestion, l'assimilation considérée comme le point central d'équilibre entre l'absorption et l’excrétion.
Anatomie humaine. — L'enfant né de l’homme et de la femme. — Le principe équilibré, transcendant, astral et androgyne du couple humain mais en tant que ce principe n’est pas seulement préexistant, que son évolution achevée et non plus sa préexistance résultent d’une harmonie entre l’homme et la femme.
— Les diverses parties médianes du corps, de la tête, du cœur, etc., en tant que viennent s’y neutraliser les fluides des parties expansives et attractives.
— Dans certaines expériences de M.de Rochas,le sujet voyait
(1) De plus, retour à l’équilibre complet après des moments où, sans rompre l'équilibre fondamental, on a dû laisser la prépondérance d’activité soit à la vie de relation (expansive), soit à la vie de nutrition (attractive).
(2) Et aussi retour à l'équilibre complet, après variations nerveuses, expansives ou attractives, saines.
apparaître séparément la moitié droite bleue et la moitié gauche rougeâtre de son propre fantôme, puis les deux moitiés se rejoignaient et constituaient le fantôme entier. La formation de la partie médiane longitudinale du corps astral était bien un équilibre résultant des deux moitiés, expansive et attractive.
Animauæ.— Les petits nés des mâles et des femelles. — Parties médianes du corps en tant que viennent s’y neutraliser les fluides des parties expansives et attraclives.
Végétaux. — Les graines et les fruits. — Parties médianesdu tronc, de la fleur, du fruit, considérées comme centres où vont se neutraliser les fluides des parties extrêmes.
Minéralogie. — Partie médiane des cristaux considérée comme région équilibrée où viennent se neutraliser ies effluves de la base et de la pointe.
Chimie. — Sels (comme résultat par synthèse, des acides et des bases, et non comme leur origine, par analyse). — Corps électro-médians considérés comme région équilibrée de coordination entre les corps très électro-positifs et les corps très électro-négatifs.
Alchimie. — Rebis, Union et résultat de l'or et de l'argent, du mâle et de la femme, de l’âme et de l'esprit, etc.
Physique. Etats des corps. — Etat liquide succédant à un état solide et à un état gazeux. Soit une masse d'eau reconstituée par la fusion de sa moilié, antérieurement à l’état de glace et la condensation de son autre moitié, antérieurement à l’état de vapeur.
Physique. Forces vibratoires. — La chaleur et l’électricité regardées comme les forces centrales venant coordonner les vibralions plus lentes du son aux vibrations plus rapides des rayons Roentgen et de la lumière.
Dans la lumière : Les rayons jaunes et verts comme centre de coordination résultante, équilibrée entre les rayons orangés et rouges d’une part et les rayons bleus, indigos et violets de l’autre (1). Dans la chaleur, les rayons ou les corps tièdes comme centre de coordination résultante, équilibrée entre les rayons chauds et les rayons froids, ou entre les corps chauds
et les corps froids. Le tiède produit par un mélange entre le chaud et le froid.
(1) Et aussi le vert comme résultat du jaune et du bleu.
— Dans l'électricité : le neutre en tant que résullat du positif et du négatif,
— Dans le magnélisme terrestre et minéral le neutre comme centre de coordination résultante, équilibrée entre lepositif et le négatif.
— Dans l’acoustique les sons moyens en lant que centre de coordination résultante, équilibrée entre les sons aigus et Les. sons graves. — Dans l'accord parfait, la médiante comme résultat de la tonique et de la dominante.
Physique.Mécanique. — Retour au mouvement uniforme. — Les résultantes dans les combinaisons de forces. — Un corps remis en équilibre par la neutralisation de forces contraires, — L'égalité entre l’action et la réaction.
Géologie, — L'écorce modifiée par équilibration de l’influence solaire et atmosphérique et de la force interne.
Astronomie. — Zone moyenne d'attraction mutuelle entre l’astre central et l’astre satellite, dans les systèmes d'étoiles conjuguées ; entre les soleils et les comètes et entre les soleils. et les planètes, dans les systèmes sulaires, mais lorsqu'on regarde cette zone comme région centrale de coordination résultante, équilibrée entre l'élément positif et les éléments nègatifs des systèmes.
Comètes et planètes à moyenne distance des soleils, zonedes. petites planètes et de Jupiter, dans notre système solaire. — Satellites à moyenne distance de leur planète — sur chaque: globe, comme sur notre terre, l'équateur magnétique (1). — Tous ces éléments étant considérés comme régions centrales de coordination résultante, équilibrée entre des éléments expansifs et des éléments attractifs.
Astronomie et Astrologie. — Dans l’année : Equinoxes du prietemps et d’automne,et dans la journée : crépuscule du matin et du soir, ces équinoxes et ces crépuscules étant considérés, comme des points centraux de coordination résultante, équilibrée entre l'expansion de chaleur et de lumière et l’attraction de froid et d'ombre.
Les planètes à l’horizon (à l'égard des planètes au zénith et d'autres au nadir}. Les planètes entre l'horizon et le zénith (à l'égard de planètes à l'horizon et d’autres au zénith), ces élé-
(4) Au point de vue de la chaleur : les zones tempérées,
ments étant considérés comme points centraux de coordination résultante, équilibrée entre des éléments expansifs (les planètes supérieures qui exercent, par suite de leur situation, une action plus positive) et des éléments attractifs (les planètes inférieures qui exercent, par suite de leur situation, une action plus négative).
Esthétique. — Les génies, féminins ou masculins originellement, qui, plus tard, atteignent l'équilibre. Tel Racine, originellement féminin, parvenu au majestueux équilibre d’Athalie. Tel Gœthe, originellement masculin, parvenu, dans le Second Faust, à l'équilibre entre la philosophie mâle et la Mystique, l’élernel Féminin.
Sociologie. — Equilibres entre l’autorité et la liberté, le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, la vie sociale de relation et la vie sociale de nutrition, quand ces équilibres résu/tent de tâtonnements et d'efforts.
Parmi les ternaires contenus en la précédente Liste des corres* pondances, il y en a qui offrent un rapport statique entre leurs éléments, sans évolution actuelle, et il y en a d’autres qui offrent au contraire, entre leurs éléments, un rapport d'évolution.
Ainsi le ternaire magnétique minéral ou terrestre : le pôle posilif ne s’ÿ transforme pas en pôle négalif en passant par un état neutre, mais les deux pôles et le centre équilibré, neutre, subsistent ensemble, staliquement.
— Au contraire, dans les ternaires : midi, soir, minuit, solstice d’été, équinoxe d’automne, solstice d’hiver, l'élément expansif, positif (état de l’atmosphère terrestre sous l'influence solaire) se transforme, passe par l’équinoxe ou le soir équilibrés et devient l’élément attractif, évolutivement,
— Et chez l’homme, dans son anatomie, la lêle ne devient pas évolutivement le ventre et les pieds en passant par la poitrine, mais ces {rois éléments restent en rapport stalique.
Au contraire, dans la vie humaine, la force de l’âge devient la vieillesse en passant par un état intermédiaire.
— Si l’on examine ces lernaires évolutifs, on voit qu’ils se lient par couples, de sorte qu'une évolution complète embrasse deux ternaires liés.
L'évolution complète du jour embrasse deux ternaires.
4° Négatif, Attractif : minuit — Equilibré : matin — Expausif : midi. :
2° Expansif : midi. — Equilibré : soir — Attractif : minuit.
Le premier est un ternaire ascendant qui va de l’attraction à l'expansion.
Le deuxième est un ternaire descendant qui va de l’expansion à l'attraction.
De même l’année, la vie humaine, une école d'art ou de littérature ou de philosophie embrassent chacune dans leur évolulion un couple de ternaires.
4er Solstice d'hiver. — Equinoxe du printemps. — Solstice d'Eté. — Naissance, enfance — Jeunesse — Force de l’âge — Début de l’école — Avènement — Triomphe.
2° Solstice d’été. — Equinoxe d'automne. — Solstice d’hiver — Force de l’âge — Déclin — Vieillesse, mort.— Triomphe de l’école — Décroissance — Epuisement, Fin.
Le double ternaire régit l’évolution de tousles êires vivants, des animaux, végétaux aussi bien que des hommes, la grandeur et la décadence des empires.
Il a été si aisément constaté qu’il fait partie des banalités les plus courantes de la pensée et de la littérature.
Il mérite cependant qu’on s'y arrête, car il touche à deux problèmes occulles importants :