‹ La clef du ZoharChapitre 30 sur 81 · LA QUADRATUREÉ DU CERCLE ET L'ÉLIXIR DE VIE · texte numérisé non relu

LA QUADRATUREÉ DU CERCLE ET L'ÉLIXIR DE VIE

Qu'est-ce que la quadrature ésotérique du cercle ?

Ce n’en est pas la quadrature mathématique. Nul n'ignore que celle-ci se prouve irréalisable. (En mathémaliques, il n’y aurait de réalisable que la quadrature de la circonférence, la transformation des quatre arcs de circonférence égaux en quatre droites, sans se soucier si l’espace enclos par ces droites est égal ou non à l’espace, au cercle proprement dit, enclos par la circonférence.)

— Qu'est-ce donc, ésotériquement, que le cercle et La quadrature ?

Le cercle, c’est toute évolution; c’est le mouvement continu qui va de minuit à minuit, de la naissance à la mort, du solstice d'hiver au solstice d'hiver, en passant par les phases intermédiaires.

Et qu'est-ce que la quadrature ? C'est l'observation que ce cercle évolutif comporte quatre points principaux : deux extrèmes et deux intermédiaires : les deux solstices et les deux

équinoxes. On comptait quatre points seulement, bien qu'il y ait deux fernaires accouplés parce que les deux solstices demeurent communs aux deux ternaires.

Le soleil par sa chute revient où il avait commencé son ascension, La mort fait rentrer l’homme dans le monde fluidique et spirituel d'où il était sorti par la conception. Et l'apogée de l'homme et du soleil prépare leur décadence.

Et alors, dans l’évolution, dans le torrent cyclique des choses. l'Initié avait trouvé quatre points fixes, il avait extrait, du cercle mouvant, la quadature précise.

Mais il ne s’arrétait pas là. Il discernait que les deux points équinoxiaux de la quadralure se réduisaient à un seul principe d'équilibre. Il retrouvait, dans la quadrature du cercle, le ternaire slatique. (Attraction : Solstice d'hiver. Expansion : Solstice d'été. Equilibre : le principe commun aux équinoxes). Alors il cherchail la forme supérieure et divine de ce lernaire et il alteignait le grand Arcane. Ces trois Eléments du ternaire qu’il avait ressaisis dans l'écoulement circulaire du monde mortel, il les éternisait dans les trois principes de son âme unis aux trois principes de la Trinité divine.

Et cette éternisalion de l’Initié par le Seigneur, cette victoire de [od Hé Vau Hé sur les « dieux des nations » et sur le monde (qui devint, en ésotérisme hindou, le triomphe du Nirvana sur le Karma, et, en Alchimie, le triomphe de l’Or sur les métaux inférieurs), sublimait, dans l’Initié, le vin, pour ainsi dire, de l’existence naturelle en liqueur inaltérable, divine, c'était, au sens Le plus élevé, l’Elixir de vie :

L’Elixir de la Vie éternelle.

Pour réaliser cet Elixir, il faut lenir compte d’un grand Mystère : Le Mysrère pe Daarx. Kéther manifeste l'Absolu et se montre équilibrée en soi, mais, en même temps, expansive par opposition à Malchut. L'équilibre parfait serait donc plutôt Tiphéreth ou mieux Daath, qui est le lien secret entre Tiphéreth, dont elle est l’âme, et Kéther. Ce principe de Daath, que l’on ne compte pas au nombre des Séphiroth, a donc une extrème importance occulte. Il révèle le fond de Kéther et d'Aïn-Souph, mieux que ne le révèle Kéther même, Le chrétien ésotérique notera le rapport entre Daath-Tiphéreth et le cœur du Christ. Si l’on veut comprendre tout à fait l'essence de l’éternelle vie et le grand Arcane, il faut dis-

cerner que le fond de Kéther et d’Aïn-Souph se révèle par Daath et ne consiste pas dans un équilibre à nuance expan-

sive, ce qui est l’extérieur de Kéther, mais dans un équilibre

parfait, absolu, et cependant capable de toutes les expansions et de toutes les attractions,

Il y avait un autre sens, moins élevé, du grand Elixir. Puisqu’on retrouve, dans le cercle, des points de repère coustants, des éléments analogues à ceux des ternaires éternels, ne pourrait-on augmenter la proportion de constance en faveur de cerlains d’entre ces points de repère, en termes plus simples ne pourrait-on prolonger la jeunesse et la vie ?

Or, examinons atlentivement les deux moitiés ascendante et descendante du cercle de l’année et du cercle de la vie humaine. Que voyons-nous ? Ce qui caractérise la première moitié, c’est un envahissement de plus en plus étroit de la matière par la force vitale ou solaire avec prédominance, même terrestre et visible, de la force; ce qui caractérise la seconde moitié, c’est un retrait lent de la force et une prédominance de la matière desséchée.

Il fallait donc, lorsque menaçait le déclin, diminuer la prédominance de la matière, rendre à la force sa vigueur, la reporter en arrière du point de saturation de la matière par la force.

Il fallait, comme disent les Alchimistes, réincruder l'être vivant,

C'est ce que semblent avoir réussi quelques Initiés, au moins pour les organes intérieurs, pour la santé et la robuste eudynamie, sinon pour les formes extérieures du corps : Ainsi Moïse.

Aujourd’hui le D' Metchnikoff a repris le problème avec les méthodes de la science moderne et matérielle.

Il ne faut pas dédaigner ces méthodes. Car en agissant sur la malière, on agit indirectement sur la force.

Mais les ingénieux travaux du D" Metchnikoff, relatifs à la digestion intestinale et à la phagocytose, ne permettront pas de découvrir le moyen de prolonger la vie et la jeunesse si on ne complèle ces travaux par une étude large des données initiatiques concernant les mutuels rapports de la matière et de la force dans les cercles d'évolution, particulièrement dans le cercle de la vie humaine.

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